HANDICAP, DROITS, SEXUALITE, LIBERTINAGE, HETERO, GAYS, BIS...

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Objet : Candidature au poste d’animateur pour personnes handicapées mentales

 

Handicap-benevolat@hotmail.fr

 

http://handis-mentaux.blog4ever.com

 

http://assohandicap.blog4ever.com

 

http://handi-limoux.onlc.fr

 

                                                                                                          Madame,  Monsieur

                                                                                                          La Directrice, Le Directeur

                                                                                                         

 

 

 

Objet : Candidature au poste d’animateur  pour personnes handicapées mentales

 

 

Madame, Monsieur,

 

 

 

Suite à mon expérience de plusieurs années au contact de personnes handicapé(es) mentales et psychiques léger, en prenant en considération diverses informations et débats publiés sur internet, ainsi que des discutions à l’assemblée nationale. Et une proposition d’un député UMP. Des interventions d’associations et de l’APF, (Association des Paralysés de France), dont une de ses permanences se trouve à Carcassonne (Aude).  Je me permets de vous proposer mes services. Actuellement, je suis inscrit sous le statut d’auto-entrepreneur, je pense correspondre parfaitement au profil du poste, d’animateur pour les personnes adultes handicapé(es) mentales et psychiques.

 

En effet, de par mon expérience, au prés des personnes en situation de handicap, depuis plus de : 24 ans, je possède l'ensemble des connaissances et des qualités indispensables pour contribuer par l’activité au maintien de la vie sociale des personnes handicapées mentales, et psychiques. J’ai exercé d’une part 14 ans en contact direct des personnes handicapées, un an, en 1978, puis 14 ans de : 1985 à 1999. A plusieurs reprises, j’ai rendue de nombreuses visites à des femmes handicapées mentales et psychiques, soit à leurs propres domiciles, soit dans les institutions qui les recevaient. Il m’est de plus à plusieurs reprises d’en recevoir certaines à mon domicile, pour des services à leur demande, des invitations à partager des repas, entre autres.

 

1. Au cours de mon parcourt, j'ai pu acquérir les connaissances indispensables en matière d’animation, activités diverses, culturelles, personnelles, etc. Ainsi je prendrai en charge les personnes handicapées mentales avec respect et écoute de leurs demandes, de leur sensibilité,  

 

2. Au cours de mes interventions et contacts, j'ai décidé de créer ma propre association loi 1901, qui a la particularité d’être, gérée par et pour les personnes handicapées. Pour travailler au plus prés des personnes ayant besoins d’interventions ponctuelles, et variées. Toujours sur demande, et dans le respect,  des personnes handicapées mentales. De plus, sociable et à l’écoute, je saurai travailler en partenariat avec vos équipes, et suivre les consignes, tout en étant indépendant, et intervenant en extérieur, soit si possible à mon domicile.

 

3. Au cours de mon expérience auprès des personnes handicapées mentales afin de proposer des activités variées et ludiques en faveur de leur intégration sociale et de leur bien-être, avec un meilleur regard sur elles-mêmes.

 

4  je dispose d’un bagage en animation. Mon expérience personnelle me permet une bonne connaissance des personnes handicapées mentales et de leur problématique mais aussi une grande polyvalence dans l’organisation de mes animations ( organisation de repas et partage, initiation à l’informatique, par exemple participer elles-mêmes, à la création de leur propre site internet ou blog, en quelques minutes, ou au plus en quelques heures, avec la mise en ligne et le référencement  immédiat, discutions, écoutes, prise en considération des difficultés rencontrées dans leur vie personnelle, intime, sociale etc.… Afin d’assurer le bien être des personnes handicapées mentales et psychiques. Je saurai assurer mon activité avec autonomie et responsabilité. Mon expérience personnelle me permet une bonne connaissance des personnes handicapées mentales et de leur problématique.

 

5. Très sensible à la qualité des animations proposées et à l’intégration sociale pour les personnes handicapées mentales, j’y serai très attentif.  De ce fait, je veillerai à garantir un programme d’animations varié et soigné. Ouvert(e) et disponible, je pourrai communiquer facilement au sein de l’équipe et avec les personnes handicapées mentales.

 

6. D’autre part, je compte me battre avec fermeté contre les tabous, les hypocrisies, liées aux handicaps, et plus particulièrement envers les personnes en situation de handicap mentale et psychique. Pour mener à bien ce but, je prendrai en considération la loi du 11 février 2005. Sur le droit à l’autonomie des personnes handicapées, le droit à la solidarité, au respect et au maintient de l’ensemble de leur droits fondamentaux, au même titre que les personnes valides. Leur droit à la liberté de leur choix de vie, conformément à la loi citée ci-dessus, et les décisions de la MDPH (Maison Des Personnes Handicapées), dont la création, et les interventions, sont formulées dans la dite loi.

 

Handicap mental et sexualité : Le tabou doublé

 

Parler des tabous serait-ce déjà tabou ?

 

Un tabou, c’est ce qui ne se touche pas, ne se regarde pas ni ne se parle, parce que c’est sacré ou parce que c’est impur.

 

Un tabou, ce n’est pas forcément négatif ni inutile.

 

 

La sexualité, tel un animal sauvage imprévisible est à ré apprivoiser à chaque recommencement : celle suit l’histoire du monde et ses modes culturelles, se diversifie quant à ses finalités et reste cependant mystérieusement rivée à l’élan vital, à la survie de l’espèce humaine.

 

Tous les tabous sexuels sont reliés à cette notion de vie biologique d’abord et sociale ensuite, ce qui leur confère leur légitimité originelle. Ce pendant de nos jours, la transgression de la plupart des tabous sexuels scandalise de moins en moins (j’entends par là, la masturbation, l’homosexualité, les rapports sexuels pendant les menstruations, les unions entre deux partenaires d’âges très différents, etc.).

 

L’univers du handicap est vaste : tant de personnes différentes y évoluent, ce qui rend un discours général à leur sujet très périlleux. Ce monde complexe s’ouvre aux droits de tous : on cherche à adapter une nouvelle attitude pour la santé et l’intégration la plus optimale, afin que les personnes vivant avec un handicap accèdent à un mieux-être et peut-être à un peu-beaucoup- de bonheur.

 

Le concept de la déficience mentale : sujet de la communication d’aujourd’hui, est né avec l’apparition de la scolarité obligatoire et la sélection des individus ayant des difficultés d’apprentissage scolaire. Antérieurement aux démarches de prises en charge spécialisées, les personnes actuellement qualifiées de déficientes mentes légères ne bénéficiaient d’aucune mesure particulière. Personnes, notamment, ne s’opposait à ce qu’elles se marient et procréent.

 

Jadis objets, elles sont devenues sujets.

 

Elles vivent mieux et plus longtemps.

 

Le plaisir et la communication, le droit d’aimer et d’être aimé ont pris place tout naturellement dans le processus de valorisation des rôles sociaux.

 

C’est « la rencontre de l’évidence, qui, en étant identifiée et reconnue, contient en elle un potentiel de transformation impressionnant » (N. Apter « Les enjeux du changement » 1998).

 

Mais c’est aussi la rencontre, la collision plutôt, des représentations que nous avons de ces deux pôles : sexualité et handicap mental, et le tabou s’en trouve au moins doublé. Même si elle n’est pas toujours épanouissante, la sexualité au sens large est une composante fondamentale de la vie, mais est-elle normalisable ? Et pour la personne handicapée mentale, représente-t-elle un handicap de plus ou une ressource ?

 

Peut-être les deux, successivement…

 

D’habitude sexualité rime avec intimité…ami-amie avec autonomie. L’adolescent ordinaire puis le jeune adulte, classiquement, signe le départ du nid, psychiquement et/ou physiquement, en plongeant dans la vie affective et sexuelle.

 

Mais en cas de handicap mental, la dynamique change : les partenaires éducatifs et soignants restent présents et responsables.

 

Ils seraient alors mis en devoir, en plus de tout le reste, d’aborder et de gérer les aspects de la vie affective, intime et parfois sexuelle, respectivement de leur enfant, du résident, du patient dont ils sont référents. Paradoxalement aussi les personnes handicapées sont sans cesse soumises au regard d’autrui et pourtant se sentent souvent seules.

 

Cet épisode du développement humain va poser un problème de plus, raviver des souffrances âprement combattues, mais aussi ouvrir de nouvelles pistes.

 

Le rôle du tiers : penser, parler de, anticiper, organiser ou encore voir… quelque chose de l’intimité de l’autre qui n’est pas notre propre partenaire, c’est entrer dans un rôle inhabituel, dérangeant et porteur d’angoisses. C’est devenir que nous le voulions ou non - le tiers d’une démarche et d’une émotion qui ne nous appartiennent pas.

 

Et pourtant à situation exceptionnelle, la réponse pourrait être exceptionnelle.

 

Très souvent nous devenons tiers jugeant parce que tiers observant et voyant, (pour ne pas dire voyeur… à notre corps défendant), parce que tiers responsable, ce qui pourrait nous amener à nous considérer tiers complice.

 

Entraînons-nous plutôt au rôle du tiers pensant, c’est ce que nous sommes tous en train de faire en ce moment dans cette journée d’étude ; pour nous préparer à celui du tiers décidant et aidant… d’une manière ou d’une autre, à un moment ou à un autre. La palette est large, entre rien et tout.

 

Ce rôle-là s’impose parfois.

 

Qui devrait le prendre, quand, comment ? Comment s’y préparer ? Avec quel objectif, quel sens et quelle éthique ?

 

Evitons le piège de l’assistance sexuelle directe comme but obligé. Rien de tel pour bloquer la prise en compte des besoins d’une personne vivant avec un handicap. Le risque existe de nier ses demandes, de ne rien entreprendre pour son mieux-être et de la laisser à sa solitude après chaque tentative timide ou spectaculaire de sa part.

 

Voilà une des grandes peurs des parents, des éducateurs ou des soignants, et elle est légitime : la proximité émotionnelle et physique intergénérationnelle donnerait immédiatement au geste un goût d’inceste. De cette saine et indispensable protection de l’Interdit quasi-universel de l’inceste émergent la gêne, le silence, la distance, la négation et l’angoisse de ce qui touche au sexuel. C’est normal.

 

Explorons l’éventail entre rien et tout, du plus facile au plus subtil, et en faisant confiance au processus, sans précipitation.

 

Oui, mais jusqu’où aller ?

 

Une perception claire peut suffire à générer un nouvel état de conscience constructif.

 

Je crois beaucoup au dialogue des inconscients, aux changements en cascade et aux apaisements porteurs de bonheur. C’est souvent beaucoup plus simple que nous ne l’imaginons. Telle ou telle demande choquante peut cacher un appel de communication, de tendresse, de besoin de toucher ou d’être touché, sans forcément s’accompagner d’une connotation érotique. Mais nos peurs et nos références expérientielles en matière de sexualité peuvent tout amplifier jusqu’à en faire des montagnes et confondre les registres.

 

Le corps de la personne handicapée est beaucoup touché par autrui, pour plusieurs raisons : thérapeutique, rééducative, relevant du quotidien fonctionnel…, (jusqu’à 20 à 30 personnes différentes en 24 heures) mais pas forcément dans le sens du bien-être et du plaisir. C’est là que nous pourrions enrichir le processus éducatif avec des éléments d’approches corporelles (cf. cassette vidéo visionnée à l’issue de la journée montrant un cours de Shiatsu donné à un groupe d’adolescents déficients intellectuels de 15 à 18 ans, à Genève, ou encore des références aux arts martiaux, à la relaxation, à l’équi-thérapie, à la psychomotricité, etc.).

 

Concernant l’affectivité et la sexualité, une littérature toujours plus abondante nous montre que la société contemporaine cherche à mieux comprendre et ne réprime plus systématiquement avec des interdits ni des sanctions de l’élan vital.

 

La chimie n’étouffe plus systématiquement les pulsions, les éventuelles stérilisations se décident de cas en cas, en tenant compte des besoins de la personne.

 

Les solutions tendent à une tolérance nuancée évitant une permissivité passive et contre-productive.

 

Certaines institutions sont passées, lentement mais sûrement, de l’interdiction de se donner la main pendant les promenades à l’organisation de studios pour couples.

 

Ces changements d’attitudes présupposent notre acceptation que les personnes déficientes mentales puissent vivre des expériences semblables à celle que nous vivons.

 

Elles vont donc nous ressembler de plus en plus… et l’aliénation (ce qui rend l’autre étranger) va s’estomper !

 

Cette mutation ne peut faire l’économie d’une sortie du cadre, d’une prise de risque, dans une certaine proportion, dans certains cas, à certains moments, le tout avec une infinité de nuances.

 

Il apparaît illusoire de répertorier tous les cas que vous connaissez, mais selon tel ou tel thème, vous pourrez, j’espère, retrouver des constantes applicables à vos projets d’accompagnement.

 

La part de l’éducation dans ces changements d’attitudes comprend si possible depuis la plus tendre enfance :

 

Le respect de l’intimité, le renforcement de l’estime de soi, de l’identité, du soin et de la connaissance de son corps, de l’apparence esthétique, de la socialisation des gestes et des compétences. L’écoute et la reconnaissance des demandes, verbales ou non verbales.

 

« Nous ne pouvons pas concevoir une éducation spécialisée ou des programme de réhabilitation des personnes handicapées mentales qui ne prendraient pas en compte, de façon réaliste, des problème liés à leur sexualité. (…) Les personnes handicapées participent à notre monde et à notre culture. Elles ont droit à ce que leur sexualité soit reliée à un cadre plus général de symboles et de valeurs à travers lesquels s’exprime notre condition humaine. » (Dr Moura Presa, psychiatre - Genève 1996)

 

Il y aura toujours un bénéfice pour la personne handicapée de travailler les émotions que ce thème soulève avec les familles.

 

Pour « certaines personnes handicapées » (ce sera mon leitmotiv pour souligner les nuances omniprésentes), cette éducation sexuelle comprendra :

 

- le désir d’être aimé et d’aimer en tenant compte de leur capacité de désirer et de projeter,

- les aspects relationnels et sociaux des manifestations intimes surtout dès la puberté parfois trop visible,

- l’accompagnement à comprendre les phénomènes physiologiques, les différences anatomiques,

- la recherche,

- les attirances variées,

- la contraception,

- la stérilisation,

- la protection contre les risques de contamination,

- les rappels de la loi,

- etc.

 

 

L’accompagnement du désir de couple : il y a bien souvent idéalisation de la vie des autres adultes de leur entourage dans la fratrie, et au-delà du rêve d’en vivre autant, il peut y avoir la peur d’une réelle rencontre et les démarches demeurent souvent à un stade adolescent.

 

Pour certains, la volonté d’être en couple aboutit, parfois au bout de 20 ans d’attente, d’attente de changement de direction par exemple, d’âpres luttes et obstination, poussés par diverses motivations dont celle du statut permettant une promotion sociale de l’image de soi n’est pas la moindre. (Mais sont-ils les seuls ?).

 

Je m’insurgeais, impatiente, jadis, quant à la lenteur de certaines institutions à installer tel ou tel couple dans un studio. Mon regard a changé envers cette lenteur : y aurait-il une intention thérapeutique louable de faire durer cette phase d’attente, pour scander le temps, pour remplir plusieurs années de vie avec ce désir-moteur qui une fois réalisé se muterait en voie de garages ? Puisqu’il est bien connu qu’un projet en entraîne un autre, et qu’ensuite tel ou tel couple voudrait passer au projet logiquement suivant : avoir un enfant.

 

Qui dit couple dit aide pour le couple. Il y avait deux personnes handicapées qui avait chacune leur réseau d’accompagnement, dès lors il y a le couple à gérer en plus, avec toutes les variantes possibles.

 

Une fois que le désir de couple est accepté par l’entourage : il faut investir avant, pendant et possiblement après la construction de ce couple, avec des préparations pour chaque étape. Par ailleurs, il sera heureux de ne pas leur en demander davantage que pour la moyenne de la population dite normale… Exiger l’idéal impossible pour eux reviendrait à leur dire : « non, pas encore, pas comme ça, quand vous serez vraiment sûrs de vos sentiments, et si vous pouvez nous garantir que c’est sérieux et que ça va durer toujours… ».

 

Le couple pourrait rompre comme n’importe quel autre couple.

 

Cet accompagnement fait partie d’un projet d’équipe, d’un projet d’institution. Mais en corollaire, une institution qui n’a pas de couple sous son toit ne doit pas se culpabiliser de ne pas être dans le vent…

 

Le désir d’enfant se retrouve chez les femmes comme chez les hommes et nécessite un accompagnement soutenu. Les femmes sont particulièrement attirées, émues par la fragilité et la dépendance d’un bébé, elles en rêvent pour plus tard mais sans forcément s’investir activement dans la réalisation.

 

Au-delà de l’image conventionnelle promotrice d’une identité de femme comme sa propre mère, il y a de multiples motivations derrière l’expression de ce désir.

 

Des études (J. Delville et M. Mercier 1997) aident à se positionner devant cette question de plus en plus discutable dans nos sociétés perfectionnistes et eugénistes axées sur la maîtrise technologique de la vie et de la santé au niveau communautaire.

 

Actuellement on reconnaît que la compétence parentale en cas de maturité mentale suffisante, et les facteurs affectifs et comportementaux semblent plus importants que le QI. Une définition de l’autonomie peut-être : savoir demander et obtenir de l’aide pour élaborer des projets.

 

Mais statistiquement, les enfants nés de parents déficients mentaux courent  toutefois davantage de risques de maltraitances, de négligences, de retards de développement et de problèmes de comportements.

 

Abordons encore la problématique des lieux de rencontre possibles, qui constitue une préoccupation éthique aiguë un peu serpent de mer. Les retrouvailles qui choquent sous le regard d’autrui : dans les transports  en commun, ou en cachettes dans les WC, dans les jardins alentours des CAT si ce n’est dans les ateliers ! Où donc concevoir des lieux de rencontre protégés et acceptables : dans les familles, dans les CAT, dans les foyers ?

 

Par rapport aux abus sexuels : les personnes déficientes mentales seraient quatre fois plus vulnérables à des abus sexuels et pourtant on les minimise, de même ceux dont elles sont les auteurs. On assiste à une difficulté de responsabiliser ces acteurs : autre façon de nier leurs capacités à comprendre et à gérer leurs pulsions dont les manifestations parfois maladroites prennent l’allure d’un abus mais peuvent aussi en être véritablement un.

 

Tolérer sans sanctionner, c’est nier leur dignité et leur humanité, et leur capacité de progresser dans ce domaine.

 

Ils peuvent apprendre les lois et les interdits propres à notre culture, c’est essentiel si l’on veut vraiment parler d’intégration dans la société. Comme pour tout un chacun, progresser dans l’expression de l’énergie vitale permet de développer une autonomie et une confiance en soi pour d’autres domaines de connaissance.

 

Cela va même jusqu’au droit à l’erreur : dans la vie sexuelle des gens dits normaux, on se pardonne des accidents de contraceptions, des enfants non désirés ou non programmés…mais s’il y a handicap ?

 

Tout cela est le contenu d’un Education sexuelle spécifique.

 

Une éducation qui pourrait se donner en groupe et/ou en entretien individuel. Toutefois situation qui coincerait trop la personne dans une interaction duelle, gênante, trop impliquante.

 

Les guider pour tout ou bien laisser le courant de la vie les traverser, les modeler, avec des plus et des moins, des creux et des bosses… des errances et des victoires ?

 

Nous pouvons encore moins faire l’économie d’une éducation à la vie affective et sexuelle dans la démarche de l’accompagnement de la constitution d’un couple. Nous devons les aider à comprendre ce qui leur arrive, les aider à s’aimer, les stimuler à nourrir leur tendresse et attentions réciproques.

 

 

 

 

CONCLUSION

 

La Sexualité et ce que l’on va mettre en œuvre à son propos touche,

Pour la personne handicapée :

 

- à sa potentialité personnelle,

- à son statut,

- à sa dignité,

 

Pour l’entourage :

 

- au soutien des et aux familles et leur collaboration avec les professionnels soit le partenariat,

- aux modalités éducatives, thérapeutiques et éthiques.

 

Le changement a besoin de soutien et de réassurance.

 

Dans quelle mesure l’accès à un développement de la notion d’intimité, de l’affectivité et de la sexualité pour des personnes déficientes intellectuelles dépend-ils ?

- de nous ?

- de la lecture que nous faisons de leurs souffrances et solitudes ?

- des moyens que nous acceptons de mettre en jeu pour y répondre ?

- de la patience à investir pour les suivre à chaque étape ?

 

Ecoutons-les : leur mieux-être peut aussi être le fruit de leur propre construction, dans un proportion variable certes, mais bien réelle.

 

Un tel processus d’ouverture et de prise de conscience de tous les partenaires éducatifs, dans une perspective de régulation et de bon sens, à l’épreuve du temps, comporte :

 

Des tâtonnements,

Des excès de prudence ou d’audace,

Des idéaux et des illusions,

Des joies et des larmes,

Des résultats étonnants, aussi, là où on ne les attendait  peut-être pas, car accéder à un épanouissement - quelle qu’en soit l’ampleur - du domaine affectif et/ou sexuel, peut se répercuter sur d’autres apprentissages du quotidien.

 

« L’important n’est pas ce qu’on a fait de l’homme, mais ce qu’il fait de ce qu’on fait de lui »

 

J-P. Sartre tiré de « St-Genêt. Comédien et martyr »

 

Pour cela il serait bon :

Au niveau local :

 

- de ne pas rester seul mais de s’organiser en un partenarial pluridisciplinaire solide comprenant également les personnes vivant elles-mêmes avec un handicap.

 

 

                                                                                  Signature

 

 

 

 

 



17/02/2013
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