HANDICAP, DROITS, SEXUALITE, LIBERTINAGE, HETERO, GAYS, BIS...

HANDICAP, DROITS, SEXUALITE, LIBERTINAGE, HETERO, GAYS, BIS...

Faut-il autoriser des assistants sexuels pour les handicapés ?

Faut-il autoriser des assistants sexuels pour les handicapés ?

 

 

 

TEMOIGNAGES D’AIDANT SEXUEL POUR LES HANDICAPE(ES) ECOUTER LE TEMOIGNAGE DE CHRISTINE CARUANA. EN CLIQUANT SUR CE LIEN CI-DESSOUS.

 

 

http://www.franceinter.fr/emission-le-zoom-de-la-redaction-faut-il-des-assistants-sexuels-pour-les-handicapes

 

 

Christine Caruana © Laëtitia Saavedra

Ca fait des années que les associations de handicapés se battent pour la création d'une activité d'assistants sexuels pour répondre à lé détresse d'homme et de femmes lourdement handicapées qui n'ont pas accès à leur corps, mais qui ont des pulsions, comme tout le monde.

 

En Suisse, en Allemagne et aux Pays-Bas les assistants sexuels exercent officiellement. Ils obtiennent un agrément après avoir suivi une formation.

 

  

Christine, assistante sexuelle bénévole

 

 

Christine, assistante sexuelle bénévole

En France, cette activité est illégale car assimilée à de la prostitution. C'est la raison pour laquelle Christine Caruana, ancienne infirmière, a choisi d'être assistante sexuelle bénévole à Marseille. C'est une association de handicapés qui l'a sollicitée il y a 4 ans.

 

Le témoignage de Christine

 

 

Charly, atteint de la maladie des os de verre

 

 

Charles, dit Charly © Laëtitia Saavedra

Charly Valenza est l'une des personnes que Christine a accompagnées sexuellement.

 

Il a 49 ans,  il est atteint de la maladie des os de verre qui rend les os extrêmement fragiles et qui les cloue sur son fauteuil.

 

Avec son association "Asexybilité" comme accès au sexe, il milite pour les assistants sexuels, car il y a urgence selon lui.

 

 

 

 

Le témoignage de Charly

 

 


Une loi pour encadrer les assistants sexuels ?

Dans son rapport remis à Roselyne Bachelot intitulé "changer le regard de la société sur le handicap", l'ancien député UMP, bon connaisseur du dossier, Jean-François Chossy, ne voit pas d'autre solution que d'officialiser l'activité d'assistanat sexuel par une loi et par un cadre éthique strict.

 

 

Jean-François Chossy

 

La ministre des Solidarités a saisi le Comité Consultatif National d'Ethique qui devrait rendre ses conclusions dans trois mois.

De son côté, le collectif d'associations de handicapés CH(s)OSE a lancé un appel en ligne pour la création d'un service d'assistants sexuels.

 

jeudi 02 février 2012 à 17:

 

Pour la plupart des personnes sans handicap, la sexualité est non seulement un plaisir important de la vie mais également un besoin élémentaire, un facteur fondamental d’équilibre… J’imagine qu’une personne que son handicap prive constamment de tant de choses, marginalise bien souvent et qui subit une dépendance pour des fonctions élémentaires, a encore plus besoin de ce plaisir ne serait ce que pour se sentir homme ou femme comme tout un chacun.
Alors mesdames et messieurs décisionnaires et bien pensants, qui pouvez assouvir vos envies, que vous en ayez ou pas, que vous l’avouiez ou pas (combien agissent différemment de leur façon de légiférer), laissez votre pudibonderie de coté et autorisez une assistance dans ce domaine pour ceux qui n’y ont pas accès en raison de leurs handicaps. Nous sommes en 2012 et la sexualité s’affiche partout, même dans ces « perversions » les plus particulières sur internet ou dans les sex-shops. Elle est libre entre personnes adultes et consentantes. Même si certains peuvent assimiler la fonction d’assistante sexuelle à la prostitution qui a toujours existé et existera toujours (heureusement d’ailleurs car elle répond à une misère sexuelle et n’est pas condamnable, c’est le proxénétisme qui l’est), de quel droit, au nom de quelle moralité refuser que des personnes formées et rémunérées répondent à cette demande naturelle et vitale ?
Quelle hypocrisie d’ailleurs de voter par exemple des lois pour contraindre les entreprises soit à faire travailler des handicapés, soit à payer une forte taxe (si elles ne le veulent pas ou même si elles ne le peuvent pas) afin de leur ouvrir le monde du travail… alors qu’on leur ferme celui de la sexualité. Oui les handicaps entrainent un besoin d’assistance. D’où l’importance de légiférer pour la circulation, l’accès, le travail, les services médicaux, enfin tout ce qui permet de vivre malgré des limitations physiques ou/et psychologiques. Que Mme BACHELOT nous explique que la sexualité (en dehors de la procréation) n’est pas une fonction élémentaire de la vie. Ceux qui subissent leur handicap (ou leur entourage) sauraient lui expliquer que son absence constante et non volontaire est une source de souffrance supplémentaire qu’il serait possible de soulager sans que cela soit considéré comme une obscénité ou une perversion.
Suite à la réflexion pitoyable de clouisguerin, on ne peut effectivement répondre à la misère sexuelle de tout le monde, comme on ne sait donner du travail à tout le monde. Mais qu’il aille jusqu’au bout de son raisonnement égoïste et idiot en remettant en cause toutes les lois permettant l’accès aux handicapés. Et dans ce cas qu’il prie pour ne pas avoir de handicap s’il n’y a pas de lois et services permettant d’avoir des soins, de circuler, de travailler et ce qui devrait être normal, d’avoir une vie sexuelle même si limitée. Qu’il imagine un instant ce que serait sa vie.
Est-ce sa propre misère sexuelle qui le rend effectivement… si ridicule ?
Je ne suis pas handicapé, je ne côtoie pas d’handicapés mais j’ai eu un grave accident de la route ou j’ai failli mourir. Rétrospectivement, mourir ne m’a pas fait peur. Par contre, en sortir handicapé et entre autre de ne plus avoir de sexualité, me glace le sang.

 

 

catherine (anonyme),

mercredi 28 décembre 2011 à 22:

0

 

Je me souviens d'un film vu à la télévision qui se passait dans un foyer d'adultes handicapés. L'un d'eux, interprété par Olivier Gourmet, en fauteuil roulant, exprimait sa frustration par une agressivité insupportable pour l'entourage. Une éducatrice du foyer se débrouille à lui organiser une visite chez une prostituée consentante au prix de difficultés difficilement imaginables. Pour lui, ce sera une révélation, il entreprendra ensuite une relation avec une des pensionnaires du foyer et son comportement change du tout au tout. Comme n'importe qui, quand le besoin d'intimité devient trop fort, il faut trouver des solutions...

 

 

Anonyme Anonyme (anonyme),

mardi 13 décembre 2011 à 06:

0

 

Ce reportage m'a émue car j'ai un fils handicapé qui souffre de cette absence de contact. Je pense que cette expérience l'aiderait énormément en bien être, en affirmation, en considération personnelle en tant qu'homme. Je suis psychothérapeute à la retraite et je suis pour qu'on humanise la vie des personnes en détresse et qu'on ne salisse pas tout, tout le temps. Ce que fait Christine est humain et émouvant, je vais la contacter puisqu'on a la chance d'être à Marseille. Merci pour votre émission.

 

 

Anonyme (anonyme),

dimanche 04 décembre 2011 à 19:

0

 

L'assistance sexuelle est très différente de la prostitution, elle s'inscrit dans une démarche d'accompagnement de la personne porteuse de handicap sévère qui ne peut pas réaliser ses désirs faute d'autonomie suffisante, ce qui représente pour elle une importante source de souffrances. C'est à mon avis une modalité de soins à part entière qui doit être prise en compte tout comme la toilette ou l'aide aux repas.
Cette question nous met en face de nos représentations de la personne handicapée, de nos représentations et de nos limites personnelles et culturelles. Il existe de grandes disparités entre la France et d'autres pays d'Europe à ce sujet.
En Suisse, Mme AGTE DISERENS forme depuis plusieurs années des aidants sexuels et propose une approche éthique et pratique de ce sujet très intéressante.

 

 

Anonyme (anonyme) @ Anonyme (anonyme),

lundi 05 décembre 2011 à 11:

0

 

Je suis très heureuse que ce reportage ait obtenu le premier prix. J'ai travaillé 42 ans avec des handicapés physiques et mentaux. Dans les années 76-80, avec un médecin nous faisions des sorties 2 fois par mois avec nos patients chez des prostituées. Nous en sommes toujours au même point, quand j'ai entendu ce matin Mme Bachelot! Surtout elle, après sa gestion de la fameuse grippe et le Médiator...
Nous ne sommes pas sur la même planète.
On a surtout entendu de l'Amour, des câlins, de l'humanité. Oui il en faudrait des centaines de Christine. Ils ont bien de la chance ceux qui la voient, et les marseillais aussi.
La sexualité, la sensualité des handicapés même combat que celles des seniors. J'ai vu de ces drames dans des maisons de retraite!
J'ai 63 ans, infirmière en retraite.
.

 

 

Jean-Marc (anonyme),

dimanche 04 décembre 2011 à 13:

0

 

La sexualité est un besoin physiologique, qui a été oublié dans la pyramide de Maslow. Ainsi, elle doit être un droit pour tous, y compris dans la loi, mais bien sur dans un cadre différenciant l'assistance sexuelle de la prostitution.

 

 



13/05/2013
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 60 autres membres