HANDICAP, DROITS, SEXUALITE, LIBERTINAGE, HETERO, GAYS, BIS...

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LES AIDES ATTRIBUEES AUX HANDICAPE(ES)

Prestation de compensation du handicap

aide destinée aux personnes handicapées

Art. L 245-1 à 245-13 du Code de l’Action Sociale et des Familles D 245-4, R 245-69

1 - DEFINITION 1.1. - LE DROIT A COMPENSATION Art. L. 114-1-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quelles que soient l’origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie. Les besoins de compensation sont inscrits dans un plan élaboré en considération des besoins et des aspirations de la personne handicapée tels qu’ils sont exprimés dans son projet de vie, formulé par la personne elle-même ou, à défaut, avec ou pour elle par son représentant légal lorsqu’elle ne peut exprimer son avis.

1.2. - FINALITE DE LA PRESTATION DE COMPENSATION Art. L. 245-1. du Code de l’Action Sociale et des Familles Créée par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 et mise en oeuvre depuis le 1er janvier 2006, la Prestation de Compensation du Handicap est un dispositif d’aides en nature destinées à répondre aux besoins des personnes reconnues handicapées : - en aides humaines, - en aides techniques, - pour l’adaptation du logement ou du véhicule, pour des surcoûts liés au transport, - liés à des charges spécifiques et/ou exceptionnelles - en aides animalières. La Prestation de Compensation du Handicap est ouverte aux personnes handicapées résidant à domicile ainsi qu’aux personnes handicapées hébergées dans un établissement social ou médico-social ou hospitalisées dans un établissement de santé. La Prestation de Compensation du Handicap se substitue à l’allocation compensatrice pour tierce personne (A.C.T.P) et à l’allocation compensatrice pour frais professionnels.

1.3. - REGLES DE CUMUL ET DE NON CUMUL La Prestation de Compensation n’est cumulable ni avec l’Allocation Personnalisée d’Autonomie ni avec l’Allocation Compensatrice Tierce Personne, prestations de même nature. Elle n’est pas cumulable non plus avec l’allocation forfaitaire de téléassistance, celle-ci pouvant être intégrée dans le plan personnalisé de compensation. En revanche, elle peut être associée avec des prestations de services ménagers et de foyer restaurant, ces besoins n’étant pas couverts par la P.C.H.

2 - QUI PEUT EN BENEFICIER ? 2.1. - CRITERES DE HANDICAP Toute personne reconnue handicapée et présentant au moins : - une difficulté absolue pour la réalisation d’une activité (la personne ne peut pas du tout la réaliser), - ou des difficultés graves pour la réalisation d’au moins deux activités (la personne peut les réaliser mais difficilement et de façon altérée) - et dont les difficultés sont définitives ou d’une durée prévisible d’au moins un an. Il n’est pas nécessaire que l’état de la personne soit stabilisé. Ces difficultés sont évaluées par l’équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (M.D.P.H.) au regard du guide barème d’évaluation.

2.2. - CONDITION D’AGE La Prestation de Compensation du Handicap est ouverte à :

  1. tout enfant ou adulte âgé au plus de 60 ans.

  2. toute personne âgée de plus de 60 ans, sous réserve que l’une des trois conditions suivantes

soit remplie : - la personne présentait avant cette limite d’âge un handicap répondant aux critères lui ouvrant droit à la prestation de compensation, et sollicite la prestation avant 75 ans, - la personne présente un handicap ouvrant droit à la prestation de compensation et exerce une activité professionnelle, - la personne sollicite le renouvellement de la prestation obtenue avant l’âge de 60 ans. La limite d’âge de 60 ans n’est pas opposable aux personnes bénéficiaires de l’ACTP. (Art. 95 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005).

2.3. - CONDITION DE RESSOURCES L’attribution de la Prestation de Compensation du Handicap n’est subordonnée à aucune condition de ressources. Les ressources du bénéficiaire, limitées aux revenus de capitaux et revenus fonciers, sont prises en compte pour déterminer l’éventuelle participation du bénéficiaire.

3 - MODALITES D’ATTRIBUTION 3.1. - DECISION DE LA C.D.A.P.H. Après instruction par l’équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées de la demande, le dossier est soumis à la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (C.D.A.P.H.) qui statue sur le besoin de compensation de la personne handicapée. Pour la valorisation du besoin de compensation, la C.D.A.P.H. tient compte des aides de toute nature versées par des collectivités publiques ou organismes de protection sociale et déduit les tarifs applicables au titre d’une prestation en nature ou en espèces de sécurité sociale. Après déduction de ces aides, la décision de la C.D.A.P.H. indique notamment pour chaque élément de la prestation de compensation :

  1. la nature des dépenses auxquelles chaque élément est affecté en précisant pour l’élément lié au besoin d’aides humaines la répartition des heures en fonction du statut des aidants,

  2. la durée d’attribution, dans la limite des durées réglementaires maximales,

  3. le montant mensuel ou ponctuel attribué, sur la base des tarifs ou des forfaits réglementaires en vigueur.

3.2. - BESOINS DE COMPENSATION Les besoins de compensation sont inscrits dans un Plan Personnalisé de Compensation qui peut couvrir plusieurs types d’aides :

  1. des besoins en Aides Humaines (décret n° 2005-1591 Art. D 245-4, 5, 8,9)

Cette aide est attribuée afin de couvrir les besoins en aides humaines pour les actes essentiels, la surveillance, les frais supplémentaires liés à l’exercice d’une activité professionnelle ou d’une fonction élective. Les éléments de compensation en aides humaines peuvent être affectés : - au dédommagement d’un aidant familial, - à la rémunération d’un aidant employé par la personne handicapée en gré à gré ou par l’intermédiaire d’un service mandataire, - au recours à un service d’aide à domicile autorisé par le Conseil Général ou bénéficiant d’un agrément qualité, - ou se traduire par l’attribution d’un forfait cécité ou un forfait surdité.

  1. des besoins en Aides Techniques (décret 2005-1591, Art. D 245-10, décret 2005-1588, Art. R 245-12)

Ces aides doivent contribuer à maintenir ou améliorer l’autonomie de la personne handicapée, à assurer sa sécurité, à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l’intervention des aidants. Peut être pris en compte tout instrument, équipement, système technique, acquis ou loué pour l’usage personnel de la personne handicapée, adapté ou spécialement conçu pour compenser une limitation d’activité rencontrée par la personne en raison de son handicap.

  1. de l’Aménagement du logement ou Aide au déménagement

Ces éléments peuvent être inscrits dans le plan personnalisé de compensation pour les besoins d’adaptation ou d’accessibilité ou pour compenser les coûts de déménagement et d’installation des équipements nécessaires lorsque l’aménagement du logement s’avère impossible ou est jugé trop coûteux. L’aménagement du logement de membre de la famille ou du proche qui héberge la personne handicapée peut également ouvrir droit à la prestation. En revanche, ne peut être pris en compte ni l’aménagement du domicile de l’accueillant familial, ni les travaux du fait de l’insalubrité, de mise aux normes des parties communes ou résultant d’un manquement à la réglementation relative à l’accessibilité du logement.

  1. de l’Aménagement du véhicule et surcoûts liés au transport

L’aménagement du véhicule peut être pris en compte sous réserve des conditions suivantes : - que le véhicule soit habituellement utilisé par la personne handicapée que celle-ci soit conductrice ou passagère, - que le véhicule lui appartienne ou à un membre de sa famille ou de celle de son conjoint, - que le permis de conduire fasse mention d’un besoin d’adaptation si la demande concerne l’aménagement du poste de conduite. S’agissant des surcoûts liés aux transports, ceux-ci doivent correspondre à des transports terrestres réguliers et fréquents ou se rattacher à un départ en congé annuel.

  1. des Charges spécifiques ou Charges exceptionnelles

Elles concernent les dépenses permanentes et prévisibles ou ponctuelles liées au handicap et n’ouvrant pas droit à une prise en charge à un autre titre.

  1. des Aides animalières

Un lien direct est requis entre l’aide animalière et les limitations d’activités. Ne peuvent être prises en compte au titre de cet élément que les aides animalières qui concourent à maintenir ou à améliorer l’autonomie de la personne handicapée dans la vie quotidienne.

3.3. - DROIT D’OPTION 3.3.1. - Droit d’option entre l’Allocation Compensatrice Tierce Personne (ACTP) et la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) La personne handicapée qui remplit les conditions pour bénéficier du renouvellement de son allocation compensatrice pour tierce personne se voit proposer par la C.D.A.P.H. , en option, l’attribution de la Prestation de Compensation du Handicap. Il lui est donné ainsi la possibilité d’opter pour l’une ou l’autre des prestations, sachant que le choix de la P.C.H. est alors réputé définitif. Ce droit d'option est assorti d'une information préalable de la personne sur les montants respectifs de l'A.C.T.P. et de la P.C.H. auxquels elle peut avoir droit. A défaut d'avoir exprimé son choix dans les 2 mois qui suivent la notification de la décision, la personne est présumée avoir opté pour la P.C.H. 3.3.2. - Droit d’option entre les compléments d’A.E.E.H et la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) Dans le cadre de la Prestation de Compensation du Handicap enfant, une triple proposition est présentée : soit l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé (AEEH) et ses compléments, soit l’AEEH et ses compléments pour le financement d’aides humaines et d’aides techniques associés à une Prestation de Compensation du Handicap pour les aménagements du logement ou du véhicule, soit l’AEEH sans complément et une Prestation de Compensation du Handicap au titre des différents besoins de compensation. Ce choix n’est pas définitif et peut être revu en cas de changement de situation ou à la date de renouvellement.

3.4 - ATTRIBUTION DE LA PRESTATION DE COMPENSATION DU HANDICAP AUX ENFANTS RELEVANT DE L’AIDE SOCIALE A L’ENFANCE La P.C.H. peut être ponctuellement attribuée à un enfant pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance lorsque les conditions suivantes sont remplies : · L’enfant a des besoins personnels et strictement liés à son handicap, · Ces besoins sont établis après évaluation de l’équipe pluridisciplinaire du Pôle Enfance de la M.D.P.H. , · Ces besoins ne sont pas compensés (par exemple : un fauteuil roulant, des audioprothèses…).

3.5. - ATTRIBUTION DE LA P.C.H. EN PROCEDURE D’URGENCE ET A TITRE PROVISOIRE Art. L245-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles En cas d’urgence attestée, l’intéressé peut, à tout moment de l’instruction de sa demande de prestation de compensation, joindre une demande particulière sur laquelle le Président du Conseil Général statue en urgence dans un délai de 15 jours ouvrés en arrêtant le montant provisoire de la prestation de compensation. La demande d’attribution de la prestation de compensation en urgence est faite sur papier libre par la personne handicapée ou son représentant légal auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées, qui la transmet au Président du Conseil Général, aussitôt après avoir examiné la recevabilité de la demande et avec son avis.

Cette demande : - précise la nature des aides pour lesquelles la prestation de compensation est demandée en urgence et le montant prévisible des frais, - apporte tous éléments permettant de justifier l’urgence, - est accompagnée d’un document attestant de l’urgence de la situation délivré par un professionnel de santé ou par un service ou organisme à caractère social ou médico-social. La situation est considérée comme urgente lorsque les délais d’instruction et ceux nécessaires à la C.D.A.P.H. pour statuer sont susceptibles soit de compromettre le maintien ou le retour à domicile de la personne handicapée ou son maintien dans l’emploi, soit de l’amener à supporter des frais conséquents pour elle et qui ne peuvent être différés.

3.6. - CALCUL DE LA PRESTATION DE COMPENSATION A VERSER ET DECISION DU PRESIDENT DU CONSEIL GENERAL La décision de la C.D.A.P.H. est transmise au Conseil Général pour calcul des montants de la prestation de compensation à verser, notification des droits à l’intéressé et mise en paiement. Le calcul des montants de la prestation de compensation à verser prend en compte : le montant attribué pour chaque élément du plan de compensation par la Commission des Droits et de l’Autonomie et déterminé sur la base des tarifs et des barèmes en vigueur, le montant de la majoration pour aide constante d’une tierce personne (M.T.P.), si la personne handicapée en bénéficie, prestation de sécurité sociale qui vient en déduction des sommes attribuées pour le financement des aides humaines, le taux de prise en charge par le Conseil Général du plan de compensation, fixé à : - à 100 % si les ressources de la personne handicapée sont inférieures ou égales à 2 fois le montant annuel de la M.T.P., - à 80 % si les ressources sont supérieures à 2 fois le montant annuel de la M.T.P. Seuls les revenus du capital et les revenus fonciers de la personne handicapée ou du ménage ayant l’enfant handicapé à charge sont pris en compte. L’intéressé ou son représentant peut exercer, dans les 2 mois suivant la réception de la décision du Président du Conseil Général un recours contentieux devant la Commission Départementale d’aide sociale. Cette voie de recours est également ouverte à tout autre personne ou organisme ayant un intérêt à agir.

4. - PRESTATION DE COMPENSATION DU HANDICAP EN ETABLISSEMENT Dispositions relatives aux aides humaines En cas d'hospitalisation dans un établissement de santé ou d'hébergement dans un établissement social ou médico-social, donnant lieu à une prise en charge par l'assurance maladie ou par l'aide sociale, intervenant en cours de droit à la prestation de compensation, le versement de l'élément aide humaine de la prestation de compensation est réduit à hauteur de 10 % du montant antérieurement versé dans les limites d'un montant minimum et d'un montant maximum fixés par arrêté ministériel. Cette réduction intervient au-delà de quarante-cinq jours consécutifs de séjour ou de soixante jours lorsque la personne handicapée est dans l'obligation de licencier de ce fait son ou ses aides à domicile. Ce délai n'est pas interrompu en cas de sortie ne mettant pas un terme à la prise en charge. Le versement intégral est rétabli pendant les périodes d'interruption de l'hospitalisation ou de l'hébergement.

5 - MODALITES DE REVISION Art. R 245-69, 62, 63 du Code de l’Action Sociale et des Familles Il incombe au Président du Conseil Général de recalculer, ajuster ou réviser en cours de droits le montant de la prestation avec effet à la date à laquelle la modification ou l’événement est intervenu, en cas :

- du changement des tarifs de l’élément lié à un besoin d’aides humaines. - d’évolution des revenus de la personne handicapée susceptible d’entraîner une modification du taux de prise en charge, - de l’attribution au bénéficiaire de la majoration pour tierce personne (MTP) ou de la suppression de cet avantage. - de changement de statut des aidants, à la demande de la personne handicapée ou de son représentant. Dans ce cas de figure, les services départementaux procèdent préalablement à toute vérification utile, conformément à la réglementation en vigueur, et sollicitent le cas échéant l’avis de l’équipe pluridisciplinaire de la M.D.P.H. Toute demande ayant pour effet de modifier le contenu du plan personnalisé de compensation (nombre d’heures accordées par exemple) doit être transmise pour examen à la Maison Départementale des Personnes Handicapées.

6 - MODALITES DE VERSEMENT Les versements de la prestation de compensation sont du ressort du Conseil Général.
6.1. - AIDES HUMAINES Les éléments accordés au titre des aides humaines donnent lieu à des versements mensuels au bénéficiaire ou au service d’aide à domicile intervenant en mode prestataire ou mandataire. La P.C.H. est mise en paiement dès que les services départementaux ont connaissance des noms et coordonnées des personnes, des aidants familiaux, ou des services d’aides à domicile aidants ainsi que de la date depuis laquelle ils interviennent. Une fiche de renseignements est adressée à cet effet au bénéficiaire ou à son représentant.
Obligations du bénéficiaire Lorsque la P.C.H a pour objet de financer le recours à des aides à domicile employées, de gré à gré ou en mandataire, par le bénéficiaire, celui-ci doit, en outre : - communiquer au Conseil Général son numéro d’immatriculation d’employeur auprès des Chèques emplois service ou de l’URSSAF, - conserver pendant 2 ans les justificatifs de la rémunération de ses aides à domicile et de leur déclaration à l’URSSAF ou aux chèques emplois service, - informer sans délai les services départementaux de tout changement de sa situation de nature à affecter ses droits : déménagement, hospitalisation dans un établissement de soins, séjour dans un établissement de repos, - informer sans délai les services départementaux de tout changement de ses aides à domicile, de ses aidants familiaux, de service d’aide à domicile ainsi que de l’attribution ou de la suppression de la majoration pour aide constante d’une tierce personne (MTP).
Caractère incessible et insaisissable de la P.C.H La prestation de compensation est incessible en tant qu’elle est versée directement au bénéficiaire et insaisissable, sauf pour le paiement des frais de compensation de la personne handicapée relevant des aides humaines. En cas de non-paiement de ces frais, la personne physique ou morale ou l’organisme qui en assume la charge peut obtenir du Président du Conseil Général que l’élément de la prestation lui soit versé directement. Pour les charges spécifiques, le versement sera mensuel. Pour les abonnements, le versement interviendra à partir de la date d’abonnement ou la date de notification si la personne était déjà abonnée. Le bénéficiaire doit signaler tout changement de statut, le Conseil Général pouvant demander des justificatifs de paiements pour contrôler l’utilisation de cette aide.

6.2. - AUTRES AIDES Le versement peut être ponctuel ou mensuel suivant l’élément de compensation attribué. Le nombre de versements ponctuels est limité à trois. Pour les charges donnant lieu à des paiements mensuels, le bénéficiaire est tenu de conserver pendant 2 ans à la disposition du Conseil Général les justificatifs de ses dépenses. Les frais d’abonnement pris en compte dans le plan personnalisé de compensation donnent lieu à des versements à compter de la date de souscription de l’abonnement, si celle-ci est postérieure à la date à partir de laquelle est attribué le financement. Les aides accordées à titre ponctuel sont versées, sur présentation de factures, au bénéficiaire ou, à sa demande, au prestataire ou fournisseur. Toutefois, par exception, une partie du montant correspondant à 30 % du montant total accordé au titre de l’aménagement du logement ou du véhicule, peut être versée à la demande du bénéficiaire, sur présentation du devis sous réserve que les travaux aient été commandés ou engagés. Le solde du financement accordé est versé sur présentation de factures, après vérification de la conformité de celles-ci avec le descriptif accompagnant le plan personnalisé de compensation.

7 - MODALITES DE CONTROLE DE LA P.C.H 7.1. - PRINCIPES La Prestation de Compensation du Handicap a le caractère d’une aide en nature et est affectée à la couverture des dépenses prévues au plan personnalisé de compensation Le Conseil Général organise le contrôle de l’utilisation de la prestation à la compensation attribuée au bénéficiaire et peut dans ce cadre à tout moment faire procéder par ses services à un contrôle sur place ou sur pièces. Pour vérifier les déclarations des intéressés et s’assurer de l’effectivité de l’aide qu’ils reçoivent, ces services peuvent demander toutes les informations nécessaires aux administrations publiques, à l’URSSAF, aux organismes de sécurité sociale qui sont tenus de les leur communiquer. Elles sont transmises et utilisées dans des conditions garantissant leur confidentialité.

7.2. - SUSPENSION Art. L 245-5 du Code de l’Action Sociale et des Familles Il est procédé à la suspension de la P.C.H, après que le bénéficiaire en ait été avisé par courrier émanant du Conseil Général, en cas d’absence d’effectivité, de carence dans les aides apportées à la personne ou si le service rendu présente un risque pour la santé, la sécurité ou le bien être de la personne, à défaut de déclaration au Président du Conseil Général du ou des bénéficiaires qu’il emploie ou du service auquel il a recoursi le bénéficiaire ne produit pas, dans le délai d’un mois après demande du Président du Conseil Général, les justificatifs de l’utilisation des sommes allouées. Sans préjudice du recouvrement des sommes indûment perçues, la suspension peut également être mise en oeuvre en cas de non-utilisation de la P.C.H. pour les prestations prévues au plan personnalisé de compensation.

7.3. - REDUCTION - RECOUVREMENT D’INDU Art .L 245-5 du Code de l’Action Sociale et des Familles Les sommes versées au titre de la P.C.H. et non utilisées par le bénéficiaire pour les prestations finançables dans le cadre de son plan personnalisé de compensation constituent des indus et donnent lieu à recouvrement dans le délai légal de 2 ans : - en priorité, par retenue sur les échéances à venir, - à défaut, par remboursement à réception d’un ordre de reversement émis par le Trésor Public.

 


17/02/2015
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Assohandicap, Handis-services, Handicap-bénévolat

 

 

 

Assohandicap, Handis-services, Handicap-bénévolat

 

http://handi-limoux.onlc.fr

 

 

 

http://assohandicap.blog4ever.com

http://handis-mentaux.blog4ever.com

 

Responsable dans l’Aude : Thierry Ménager    

Chef de Service : Thierry Ménager

Mission de l’établissement : Accueil de jour, loisirs, discutions diverses, aides… 

Type de handicap pris en charge : déficience intellectuelle et retard léger

Régime d’accueil : Extérieur.

Places agréées : Entre 2 et 5 personnes.

Nombres de jours d’ouverture : 365 jours 

Type de personnels de l’établissement : 
  personnel éducatif, pédagogique  

Description de l’activité de l’établissement : prise en charge dans la vie quotidienne, en extérieur. 

Vie de l’établissement : Discutions, écoutes, création sites et  blogs, repas, sexothérapie, évaluation des difficultés…

Assohandicap, Handis-services, Handis-mentaux
 54, rue blauquerie
11300 Limoux 
assohandicap@live.fr

handicap-benevolat@hotmail.fr

handis_services@yahoo.fr

 

 

 

 


07/12/2012
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Candidature au poste d’animateur pour personnes handicapées mentales

 

 

 Handis_services@yahoo.fr 

 

 

 

 

 

 

http://handis-mentaux.blog4ever.com

 

Objet : Candidature au poste d’animateur pour personnes handicapées mentales

 

 

Madame, Monsieur,

 

 

Actuellement .gestionnaire de plusieurs sites internet destinés aux adultes handicapé(es), de tous handicaps. Et responsable de l’association, « Assohandicap », domiciliée à Limoux (Aude). Crée par et pour les personnes en situation de handicap mental et physique, les personnes atteintes d’un handicap physique, peuvent avoir une apparence disgracieuse, tout en restant autonomes. C’est alors que pour certaines de ces personnes, la solitude, parfois « cachée » existe, malgré l’affirmation de ces personnes, d’être accompagnées, ou en couple, « un petit copain «, je souhaite vivement  mettre mes atouts au service de votre association.

 

 En effet, de par ma connaissance de diverses personnes handicapées (es), et de divers handicaps, pour avoir fréquenté à plusieurs reprises, ce type de personne, dans le travail, par des visites régulières à leur domicile, ou parfois dans diverses institutions adaptées. J’ai également reçue à mon propre domicile ce type de personnes, pour des discutions, boire un café, plus rarement, pour partager un repas. Plusieurs femmes reconnues handicapées ont bénéficié des ces aides de ma part. De ce fait, j’ai pu acquérir une certaine expérience, depuis environ les années « 80 », jusqu’à ce jour. Je possède  des connaissances et des qualités indispensables pour contribuer par l’activité au maintien de la vie sociale des personnes handicapées mentales, et (ou) physiques.

 

Ainsi, je saurai proposer des activités variées : en continuant à leur demande de leur rendre des visites, à leur domicile, ou dans les institutions les recevant pour des périodes plus ou moins longues. Je peux proposer l’organisation de repas, à mon domicile, préparation et partage, des accompagnements en informatique, travail avec l’utilisation du logiciel « Word », la création de sites internet et de blogs très complets, quasiment professionnels, avec la possibilité de mise en ligne et référencement en quelques minutes, avec le suivis de leurs évolutions. Des aides plus personnelles, pourront également être entreprises sur demandes. Afin de les aider à s’intégrer et à améliorer l’image qu’elles ont d’elles mêmes.

 

Un partenariat au sein de votre structure me permettra d'évoluer dans mon parcours, étant moi-même reconnue handicapé, et libre, Dynamique, créatif, réactif, patient, sociable et ouvert d’esprit. Je n'aurai aucune difficulté à intégrer votre équipe.

 

1. Disposant d’une grande pratique de l’animation, je saurai proposer des projets originaux et variés, mon goût pour le contact avec les personnes handicapées mentales, qui pourraient reprendre après plusieurs années d’arrêt.  Et mon dynamisme me permettra de m’adapter rapidement.

2. Ma connaissance du fonctionnement d’une structure accueillant des personnes handicapées mentales me permettra de prendre en charge l’animation d’un groupe regroupant entre deux à cinq personnes, qui me sera confié, ou qui m’en fera la demande. De plus, je dispose d’une certaine créativité en ce qui concerne internet,  et d’une certaine connaissance de la psychologie.

3. Passionné(e) par l’animation, je pourrai m’intégrer rapidement et progresser et veiller à la satisfaction et au bien-être des personnes handicapées mentales et à la bonne exécution des tâches qui me seront confiées, ou dont je prendrai moi-même l’initiative, au grès des demandes des personnes que je rencontrerai. Je prendrai en compte pour mener à bien cette activité, la loi du 11 févier 2005, pour le droit à l’autonomie des personnes handicapées, et à l’égalité des chances et des droits, en particulier certains droits reconnus comme fondamentaux.

4. Mon expérience me permet une connaissance du travail auprès des personnes handicapées mentales, une grande polyvalence, une forte capacité d’adaptabilité, le sens de l’écoute et du partage. Et leur rendre, dans le respect et à leur demande, le droit à une certaine intimité.

 

Les personnes handicapées mentales ne bénéficient pas de l’instrument cognitif qui leur permettrait d’atteindre ce très subtil équilibre entre l’affect et le désir. Pour la plupart, ils vivent dans un perpétuel abandonnisme. Leur sexualité est primitive, répétitive et peu satisfaisante. L’abandon est très souvent réel. Quand bien même ils ont reçu beaucoup d’attention, ils ne peuvent ultérieurement se consoler du statut d’infériorité que leur confère le handicap. Ils ne sont pas chez eux, ils sont en institution. Ils ont l’obligation d’une vie de groupe. Ils doivent s’accommoder de la présence non choisie d’autres handicapés. Ils ne bénéficient que d’une part de l’intérêt de l’éducateur qui doit veiller au bien-être de tous. Ils investissent, parfois surinvestissent, des gens qui ne seront que brièvement présents dans leur vie. Et quand vient le temps des ébauches de vie amoureuse, des passages à l’acte sexuel, ils seront presque systématiquement en échec. Leur besoin de reconnaissance, leur besoin de normalité les amèneront à multiplier les expériences. Leur faiblesse de jugement en fera les victimes faciles des cyniques ou des pervers. Leur méconnaissance de l’hygiène, de la contraception peut leur valoir maladie et grossesse inattendue.

La réalité quotidienne de la vie affective et sexuelle en institution se décrit donc en fonction de l’âge et de l’intelligence de la personne handicapée. L’évolution de l’instinct sexuel et des affects n’est cependant pas parallèle à ce gradient intellectuel. La vie affective, c’est-à-dire le besoin de vie relationnelle chaleureuse, tolérante et gratifiante n’est absent chez aucune des personnes handicapées. Cette exigence n’est pas très éloignée de celle que tout un chacun ressent. Même les autistes parfois réputés inaffectifs sont en fait de grands blessés de l’échec de la vie relationnelle. Plus que d’autres, ils sont à ré apprivoiser et doivent être éloignés des formes d’attachement archaïques à la mère. Ils sont l’exemple d’une relation apparemment riche car intense, mais pauvre car exclusive et fermée au reste du monde.

A l’exception de cet exemple extrême, nous constatons plutôt dans l’institution une avidité affective multiforme bien plus que des appétits ou des manifestations érotiques. Ces besoins affectifs intenses sont, bien entendu, la conséquence de la détresse morale et physique des personnes handicapées et de leur dépendance systématique. La sexualité est, en quelque sorte, un « luxe » que l’on ne peut envisager que si l’on est à peu près bien dans son corps et dans sa tête. Nous en faisons, nous aussi, l’expérience dans notre vie.

Les problèmes pratiques que nous souhaitons développer dans notre discussion sont de deux ordres.

En premier lieu, comment agir face aux manifestations sexuelles excessives, inappropriées, en contradiction avec les exigences de la pudeur ?

En second lieu, nous évoquerons les problèmes que suscite la gestion des transferts de toutes sortes que nous sommes amenés à rencontrer. Transferts actifs, c’est-à-dire projections quasi amoureuses des soignés à l’égard des soignants ou parfois des soignants à l’égard des soignés. Nous évoquerons les limites et les dangers de cette forme d’investissement.

En sortant des limites institutionnelles, il faudra étendre notre réflexion au vécut « extra muros » de nos résidents, auprès de leur famille ou famille d’accueil. Nous aurons à évaluer les effets de cette intrication des expériences extérieures et intérieures. Et, toujours à l’extérieur de l’institution, nous essayerons d’analyser sans complaisance la réalité du vécu affectif et sexuel de la personne handicapée, seule ou en couple, placée dans la société non- protégée.

 

2. Les exigences de la pudeur

Voir, être vu et montrer, c’est bien autour du regard que se joue en grande partie notre tolérance à la vie sexuelle. Celle-ci est faite d’instincts, de stimulations neurohormonales qui parcourent le corps et aboutissent à une appétence pour un objet sexuel vécu comme attractif et désirable. La vie sexuelle n’est discrète que pour ceux qui, très socialisés, savent la dissimuler à bon escient. Mais la vie sexuelle à ses localisations apparentes dans le corps, elle a une gestuelle évidente. Et quand n’existe pas ce rideau légèrement opaque, légèrement transparent qu’est la pudeur, nous sommes heurtés, nous ne voulons pas voir trop clairement la part animale de notre sexualité, nous ne voulons pas être le témoin du désir de l’autre, nous voulons ignorer notre propre désir.

En institution, il faut tenir compte des sentiments de pudeur des résidents. Si nous voulons obtenir un comportement pudique, il est clair que nous devons nous-mêmes respecté la pudeur des personnes handicapées lors des bains, douches ou changement de couches. Nous devons être aussi exigeants que nous le serions pour nous mêmes si nous devions subir le regard des autres. Voilà en quelques mots ce qu’il en est des préoccupations de pudeur des intervenants.

Evoquons maintenant l’impudeur de certaines personnes handicapées, et tout particulièrement celle concernant les personnes dont les fonctions cognitives sont les plus frustes (celle que l’on rencontre dans les encéphalopathies graves ou les autismes profonds). Le problème est bien souvent celui d’une masturbation frénétique qui se manifeste au vu et au su de tous, parfois pendant de longues périodes. La personne intéressée n’est en général que peu influencée par des admonestations de type moral : « ce n’est pas bien, ça ne se fait pas ». Elle ne renonce en général à son activité que quand elle est momentanément satisfaite, ou cède à des injonctions autoritaires dont la compréhension est aussi banale que "cesser de manger ou de courir».

Dans ces situations, nous évitons que l’intéressé de surcroit ne s’exhibe. Nous l’isolons autant que possible et tentons de l’occuper avec des activités dérivatives. Pour d’autres enfants ou adolescents dont les moyens cognitifs sont de l’ordre de la débilité moyenne ou légère, nous procédons comme avec tout enfant normal en lui faisant comprendre ce qu’on attend de lui. Paradoxalement, les manifestations excessives des grands déficients sont à peu près gérables car les appétits sexuels sont réduits par les traitements neuroleptiques ou antiépileptiques qui sont indispensables à ces personnes. Et surtout cette activité reste solitaire. L’autre n’est guère concerné en-dehors de quelques attouchements furtifs. Mais quand les adolescents, des jeunes gens ou des adultes passent à l’acte, la situation est plus délicate et l’institution doit répondre de ces comportements.

 

3. Responsabilités de l’institution

Nous devons être attentifs aux attentes des parents et nous devons tenir compte des normes sociales du moment, et, bien souvent, ces exigences sont contradictoires.

Ainsi, tous les travaux menés aujourd’hui même sont sous-tendus par l’idée que la sexualité des personnes handicapées était méconnue et peu tolérée. Un plus grand « libéralisme » semble attendu. Ce n’est pas le discours que tiennent habituellement les parents. Les familles nous parlent de « prudence » de « protection » de « modération » en ce qui concerne la personne handicapée qu’elles nous confient. Des études statistiques menées auprès de nombreux parents et éducateurs montrent que ce sont ces derniers qui sont les plus tolérants face à ces problèmes. Les parents sont significativement moins tolérants en général. Ils le sont un peu plus quand il s’agit des enfants des autres.

 

4. A propos du « Droit à la sexualité »

Ainsi, c’est bien un droit à la sexualité qui semble être revendiqué. Il s’inscrit dans la liste des nouveaux droits concernant certains groupes de population qui en étaient jusque-là privés. I1 s’agit habituellement d’un progrès démocratique prenant en compte des situations de faiblesse ou d’exploitation. Ces droits apportent une protection nouvelle à des catégories de personnes habituellement menacées. On peut citer les droits de la femme, les droits de l’enfant, les droits des minorités ou plus généralement des droits linguistiques, culturels ou confessionnels.

Pour ce qui est du droit sexuel, nous sommes sur un terrain plus diff1cile. Si nous décidons que le droit au plaisir sexuel est un droit fondamental, il faudrait admettre toutes les formes de comportements qui permettent d’accéder à ce plaisir, y compris les comportements pervers. Il nous est plus facile d’admettre au prof1t des personnes mentalement handicapées un droit à la vie de couple se déroulant dans les meilleures conditions de vie pratique et affective. Mais il n’en est pas de même du droit au plaisir érotique. Nous ne nous l’accordons pas facilement car nous en connaissons les aléas et les conséquences. Pouvons-nous revendiquer pour les personnes mentalement handicapées comme un gain de liberté, comme la fin d’une privation ?

Pour tenter de répondre à cette question, nous pouvons nous référer à l’expérience des C.H.S., c’est-à-dire des hôpitaux psychiatriques. Au décours de la « libération sexuelle » des années 68-75, l’organisation de ces hôpitaux a été modifiée. Les hommes et les femmes qui jusque-là étaient strictement séparés ont bénéficié d’une mixité partielle ou totale selon les services. A l’heure actuelle, le personnel des H.P est plutôt désarmé face à la multiplication des passages à l’acte sexuels, où le consentement des partenaires n’est pas évident et où les divers partenaires ne constituent que rarement des couples. La gestion de la contraception, des grossesses, des maladies sexuellement transmissibles est devenue préoccupante.

Nous pouvons facilement faire le parallèle entre les malades hospitalisés et la population adulte qui se trouve dans nos institutions. Il faut y ajouter les difficultés spécifiques propres à la présence d’enfants ou d’adolescents. Pour ces derniers, le droit au plaisir sexuel ne nous paraît pas prioritaire. Plus que révéler ou amplifier leurs pulsions, nous avons à nous battre pour leur éviter d’être « victimisés » par la sexualité, car ils peuvent être victimes de leur propres pulsions mal contrôlées ou mal tolérées, victimes d’abus de toutes sortes et surtout victimes de leurs illusions dans leur attente amoureuse.

 

5. Aléas de la vie affective des personnes handicapées mentales

Nous évoquions au cours de notre réflexion les illusions de l’attente amoureuse chez les personnes mentalement handicapées, en âge de vivre une relation de couple. C’est bien d’amour qu’il s’agit, sous toutes ses formes et à tout moment de la vie. De la réussite ou de l’échec des interactions affectives dépendra toute l’existence de la personne handicapée. Sa santé, son ouverture d’esprit, son aptitude à vivre ou à survivre seront étroitement liées à la qualité et à la pérennité des échanges affectifs. La vie sensuelle proprement dite ne sera qu’un élément, parfois favorisant, d’une relation réussie à l’autre.

Mais il nous faut être réaliste. La vie affective des personnes mentalement handicapées s’illustre souvent par des carences criantes, des ruptures, des dispersions, des frustrations. Tous ces qualificatifs négatifs semblent bien pessimistes. Ils correspondent, hélas, à ce que nous observons au long cours, de la vie de ces personnes. Le désintérêt pour un enfant par exemple peut précéder sa naissance. Les carences de soins, d’interactions mère-enfant peuvent être précoces et aboutir à de véritables catastrophes Ce désamour où désintérêt auront des conséquences, tout au long de la vie pour l’enfant. Et sa vie affective précocement et cruellement traumatisée aura bien du mal à renaître.

Toutes les situations ne sont pas aussi dramatiques. Nous observons le plus souvent des comportements de rejet de la part des parents qui prennent la forme d’un « non-dit ». L’attitude de l’entourage est alors une négligence manifeste mais niée, ou un hyper investissement de l’enfant destiné à neutraliser les blessures narcissiques des parents. Dans les meilleurs des cas, quand l’enfant a réellement sa place et est chéri au même titre que ses frères et sœurs, il aura à connaître l’ostracisme des autres, et sa famille ne pourra le protéger du désamour ou désintérêt social. Les cas les plus fréquents sont ceux des enfants qui auront connu des successions, parfois des kyrielles de prises en charge. Dans ces établissements, ils auront connu également une multiplicité de personnels.

Il leur faudra sans cesse investir et désinvestir cet entourage, qui change dans l’année, dans la semaine, dans la journée. Et à l’inverse, les éducateurs et autres intervenants auront rarement l’opportunité de suivre au long cours ceux qui leur sont confiés. En conséquence, chacun reste en quelque sorte sur ses gardes. Pourquoi développer des relations affectives chaleureuses alors qu’elles peuvent être à tout moment rompues ? Personne ne veut souffrir, et ceux qui ont été échaudés restent sur leurs réserves. Et personne n’oublie qu’il ne doit se substituer aux parents, même à ceux qui sont déficients. Et enfin personne n’oublie les accusations qu’il peut encourir à vivre dans une trop grande proximité d’enfants et d’adolescents. Dans les meilleurs cas, quand la vie affective prend le caractère d’une vie amoureuse entre deux personnes handicapées adultes, celles-ci ne seront en fait jamais seules. Le couple constitué devra être suivi et protégé par des parents ou des tuteurs toute la vie.

 

6. Conclusion

Toutes ces considérations ont été développées pour faire comprendre à tous que les personnels des institutions sont à ce jour dans un mouvement destiné à favoriser au mieux toutes les formes de la vie affective de la petite enfance à la vie d’adulte.

Nous sommes bien conscients de ce mouvement de société qui va dans le sens d’un plus de bonheur pour les personne handicapées. Nous souhaitons que tout un chacun sache développer un plus d’altruisme, un plus d’humanisme et un plus d’amour pour aboutir à cet objectif

 

Je reste bien entendu à votre entière disposition pour une rencontre éventuelle ou pour toutes informations complémentaires.

 

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ma candidature et vous prie d’agréer, Madame (Monsieur), l’expression de mes salutations distinguées.

 

 Signature

 

 

 

 

 

 


15/11/2012
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ACCOMPLIR LES BESOINS DES HANDICAPE(ES)

 

     

Introduction :
Les valeurs véhiculées dans notre accompagnement
Population accueillie 
Accomplir les besoins des résidants.
Les besoins de bien-être :
Les besoins de mieux-être : 


La loi 2002-2 de rénovation de l’action sociale a imposé à chaque établissement médico-social de disposer d’un document écrit de référence :

«Le projet d’établissement ou de service définit les objectifs de l’institution, notamment en matière de coordination, de coopération et d’évaluation des activités et de la qualité des prestations, ainsi que de ses modalités d’organisation et de fonctionnement.
Ce projet est établi pour une durée de 5 ans après consultation du conseil de vie sociale ou, le cas échéant, après mise en œuvre d’une autre forme de participation.»

Ecrire un projet d’établissement, au-delà du simple respect des exigences juridiques, c’est construire un outil au service de la promotion de la qualité de l’accompagnement proposé aux résidants accueillis.

C’est également l’occasion de formaliser les missions et les modes de fonctionnement, pour disposer d’une trame de référence en vue de procéder dans un avenir proche à l’évaluation interne et externe de la qualité des prestations proposées, démarche rendue obligatoire par la loi 2002-2 à fréquence régulière.

travailler dans l’accompagnement global des résidants.

Le cadre juridique :

Différents textes législatifs et réglementaires sont à prendre en compte dans notre intervention auprès des résidants.

- La loi 2002-2 : les droits des résidants

La loi 2002-2 précise l’obligation des établissements sociaux et médico-sociaux de garantir à chacune des personnes accueillies «le respect de sa dignité, de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité et de sa sécurité»

- La loi du 11 février 2005 et le décret du 20 mars 2009 : populations accueillies, besoins, missions

Les populations accueillies et leurs besoins :

- article D. 344-5-1 :

Les personnes accueillies « présentent une situation complexe de handicap, avec altération de leurs capacités de décision et d'action dans les actes essentiels de la vie quotidienne.»

Cette situation résulte :

1) Soit d'un handicap grave à expression multiple associant déficience motrice et déficience intellectuelle sévère ou profonde et entraînant une restriction extrême de l'autonomie et des possibilités de perception, d'expression et de relation
2) Soit d'une association de déficiences graves avec un retard mental moyen sévère ou profond entraînant une dépendance importante 
3) Soit d'une déficience intellectuelle, cognitive ou psychique sévère ou profonde associée à d'autres troubles, dont des troubles du comportement qui perturbent gravement la socialisation et nécessitent une surveillance constante

- Art.344-5-2

Ces personnes handicapées présentent tout ou partie des besoins suivants :

1) Besoin d'une aide pour la plupart des activités relevant de l'entretien personnel et, le cas échéant, de la mobilité 
2) Besoin d'une aide à la communication et à l'expression de leurs besoins et attentes
3) Besoin d'une aide pour tout ou partie des tâches et exigences générales et pour la relation avec autrui, notamment pour la prise de décision
4) Besoin d'un soutien au développement et au maintien des acquisitions cognitives
5) Besoin de soins de santé réguliers et d'accompagnement psychologique.

Les besoins d'aide mentionnés du 1° au 3° résultent de difficultés dans la réalisation effective des activités concernées qui, lorsqu'elles sont accomplies, ne peuvent l'être qu'avec l'aide d'un tiers ou avec une surveillance continue.

Les besoins d'aide, de soutien ou de soins justifient un accompagnement médico-social soutenu.

Ces besoins sont évalués par l'équipe pluridisciplinaire de la maison départementale des personnes handicapées.

La loi du 11 février 2005 concernant l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées énonce le cadre général de notre intervention.

-Art. 344-1-1 :

« Les établissements et services qui accueillent ou accompagnent les personnes handicapées adultes qui n'ont pu acquérir un minimum d'autonomie leur assurent un soutien médico-social et éducatif permettant le développement de leurs potentialités et des acquisitions nouvelles, ainsi qu'un milieu de vie favorisant leur épanouissement personnel et social. »

Ces principes ont été complétés par le décret du 20 mars 2009.

- Art. 344-5-3 :

 Les établissements spécialisés :

1) Favorisent, quelle que soit la restriction de leur autonomie, leur relation aux autres et l'expression de leurs choix et de leur consentement en développant toutes leurs possibilités de communication verbale, motrice ou sensorielle, avec le recours à une aide humaine et, si besoin, à une aide technique
2) Développent leurs potentialités par une stimulation adaptée tout au long de leur existence, maintiennent leurs acquis et favorisent leur apprentissage et leur autonomie par des actions socio-éducatives adaptées en les accompagnant dans l'accomplissement de tous les actes de la vie quotidienne
3) Favorisent leur participation à une vie sociale, culturelle et sportive par des activités adaptées
4) Portent une attention permanente à toute expression d'une souffrance physique ou psychique
5) Veillent au développement de leur vie affective et au maintien du lien avec leur famille ou leurs proches
6) Garantissent l'intimité en leur préservant un espace de vie privatif
7) Assurent un accompagnement médical coordonné garantissant la qualité des soins
8) Privilégient l'accueil des personnes par petits groupes au sein d'unités de vie.

 

 

L’analyse des situations singulières est une étape nécessaire pour mieux comprendre et répondre aux besoins du groupe que constituent les résidants de chaque maison. Cette évaluation se déroule dans le cadre des projets individuels. Notre observation partagée s’appuie sur l’Echelle Globale d’Evaluation de l’Autonomie (EGEA, adaptée de Barreyre et Peintre, 2004) qui nous permet de mieux objectiver l’autonomie propre au résidant, les effets de son environnement actuel et ses potentialités (voir situation au 1er août 2010 en annexe). Au-delà de l’autonomie, notre évaluation des besoins s’enrichit d’une estimation partagée de la qualité de vie de chacun. 

Les besoins de bien-être :

Quelle que soit la maison, il y a des besoins dont les résidants ne doivent pas manquer. Il s’agit d’assurer les besoins vitaux des résidants (Manger, boire, dormir…). L’attention portée à leurs corps témoigne de notre estime et de celle qu’ils ont pour eux-mêmes. Cela se traduit dans le fait d’être propre sur soi, de se laver les dents, les oreilles, les ongles, de se coiffer… Dans ce cadre, respecter l’autonomie du résidant c’est souvent prendre du temps, il s’agit de toujours utiliser au mieux ses potentialités et de tenir compte des fluctuations liées à l’état de santé général, à la fatigue, à l’humeur… il y a des jours où « il ne veut pas » ou ne peut pas ; à nous de comprendre pourquoi et d’ajuster l’aide que l’on apporte dans nos gestes mais aussi par un soutien affectif tout en gardant une juste distance.

Du fait de leurs dépendances, les résidants ont d’autant plus besoin d’une attitude rassurante de notre part. Cela commence par la confiance dans la relation entre les résidants et les encadrants. Cette confiance se construit à travers le respect des espaces privés : le corps, la chambre, les pensées secrètes… La constance dans nos attitudes met également en confiance. Les habitudes du quotidien peuvent paraître routinières mais elles contribuent à ce besoin de stabilité en offrant aux résidants un environnement prévisible. Le moindre petit changement peut être source d’angoisse, de perte de « repères »… quelques mots simples, exprimés en douceur, répétés suffisamment permettent aux résidants d’anticiper ce qu’ils ne peuvent pas contrôler. La sécurité des résidants nécessite aussi d’intervenir sur les risques potentiels (fausses routes, chutes par exemple). Ainsi, l’encadrement, le respect des règles, le fonctionnement global de la maison doit permettre de limiter ces prises de risques.

Vivre dans la maison peut être merveilleux mais tout est question d’acceptation. Acceptation de soi et des autres. L’acceptation de soi passe par notre reconnaissance et notre estime. A nous de mettre en valeur les compétences de chacun au-delà de son autonomie, de voir l’individu à travers le groupe et de partager leurs plaisirs. Chaque résidant a également besoin d’appartenir au groupe, d’être inclus mais également d’accepter l’autre… ce travail de la tolérance nécessite un accompagnement quotidien et il commence par notre propre tolérance. Ce besoin d’appartenance se réalise également en accompagnant les résidants dans leur vie sociale à l’extérieur de la maison et leurs relations familiales. Nous devons ainsi nous rendre disponible pour la famille mais aussi savoir être discret et leur laisser la liberté d’être seul avec leurs proches.

 

 

Les besoins de mieux-être :

Chacun a besoin de « grandir », d’évoluer et de mesurer le chemin parcouru. Accompagner le résidant afin qu’il développe un mieux-être au quotidien c’est construire avec lui au sein du groupe, à travers la vie en collectivité, des transformations qui lui seront bénéfiques. Au-delà du groupe, le développement d’une identité propre – incluant l’identité sexuelle et distincte des autres résidants, est nécessaire à chacun. Ces besoins font l’objet des projets individualisés. Au quotidien, les résidants se réalisent dans leur environnement et dans leurs activités propres. Il nous incombe de construire avec eux et de proposer des activités adaptées qui mobilisent la volonté et les potentialités. Notre accompagnement consiste alors à savoir ce que représente pour lui de faire telle ou telle activité, de se mettre ainsi en scène, en représentation (devant autrui ou seul) à travers cette activité : en quoi la réalisation de cette activité l’aide-t-elle à se sentir mieux

 

 


29/10/2012
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LES ADULTES HANDICAPES, HANDICAP PSYCHIQUE

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 > Les adultes handicapés

 

 

 

 

Le handicap psychique.

 

Depuis la loi N° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la citoyenneté des personnes handicapées, le handicap psychique, est reconnu comme un handicap spécifique. 

  • Il revêt des origines et des formes variées.
  • Il n'affecte pas de façon directe les capacités de la personne mais plutôt leur mise en œuvre.
  • Il est toujours associé à des soins.
  • Ses manifestations sont variables dans le temps.

23e semaine d'information sur la santé mentale

La 23ème semaine d'information sur la santé mentale aura lieu du 10 au 25 mars 2012 en Ille-et-Vilaine.

Elle aura pour thème:

Culture société et santé mentale

 

 

Consulter notre dossier pratique sur le handicap psychique

 

Consulter nos autres dossiers sur :

  • La conférence sur le handicap.
  • La déficience visuelle.
  • L'insertion professionnelle.
  • La prestation de compensation enfant.
  • Les troubles spécifiques du langage.

 

Vocalisation : votre avis nous intéresse.

 

 

 

 


Maladie psychique et vie sociale des adultes: appel à projet


Ressources documentaires sur le handicap au service du monde éducatif.


http://assohandicap.blog4ever.com


un site francophone sur tous les handicaps.


un rapport d'étape sur les avancées de la Loi du 11 février 2005 (pdf - 161.2KB)


 

Pour nous contacter 04.68.31.12.03 (une messagerie est à votre disposition).
Coût d'un appel local à partir d'un poste fixe.



22/10/2012
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FORMULAIRE PROFILS, RECHERCHES ET RESULTATS

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prenom : thierry

 

email : thierry.menager@hotmail.fr

 

sujet : rencontres femmes sympas

 

message : Bonjour à toutes, seriez vous partantes, pour rencontrer sur limoux (Aude) un homme légèrement handicapé mais autonome, ouvert d'esprit et sans préjuger, ne jugeant pas sur les apparences physiques et générales.

 

pseudo : assohandicap

 

sexe : homme

 

age : 53

 

pays : france

 

departement : Aude

 

 

description_:_taille,_poids,_cheveux,_yeux, : je mesure 164 cm pour un poids de 58 kg environ. Je suis mince, mais relativement musclé car chaque jour je pratique quelques exercices physiques avec un appareil, j'ai les cheveux blonds, longs, et les yeux bleu.

 

recherche_:_taille,_poids,_cheveux,_yeux,_age,_sexe,_pays,departement : je cherche une femme, sur limoux, peut importe son physique et sa taille. Grande, petite, mince, ronde, pourquoi obèse, célibataire. ne jugeant pas non plus sur les apparences. Handicapée léger, mais autonome.

 

loisirs : Mes loisirs sont en générale, bien sur internet, les balades a deux, discuter, certaines émissions de télé, les infos, certains jeux télévisés, certaines variétés. je regarde des dvd pour adultes, que j'aimerai partager avec une partenaire. Je suis à l'écoute.

 

 


15/10/2012
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VOUS ETES ADULTES HANDICAPES, DROITS ET DÉMARCHES

Vous êtes adulte handicapé

 

 

Droits et démarches

 

 

AccueilDroits et démarchesPar situation médicaleVous êtes adulte handicapé

Vous êtes adulte handicapé

 

Dossier mis à jour le  7 avril 2011

Le point sur votre protection sociale, sur les aides auxquelles vous avez droit et sur leurs conditions d’attribution.

 

Au sommaire du dossier

Votre protection sociale

La loi Handicap, promulguée en 2005, a apporté trois nouveautés pour une prise en charge personnalisée et globale du handicap : le droit à compensation, la création des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), le remplacement de la COTOREP par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).
Cependant, elle ne modifie pas les aides et les prestations qui relèvent de l'Assurance Maladie.

La loi sur le handicap

La loi apporte une définition du handicap : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »
(source : ministère de la Santé et des solidarités, 11/04/2006).

La loi sur le handicap crée notamment :

  • Le droit à compensation : il vise à permettre à la personne handicapée de faire face aux conséquences de son handicap dans sa vie quotidienne, en prenant en compte ses besoins, ses attentes et ses choix de vie, exprimés dans son « projet de vie ».
  • La prestation de compensation du handicap (PCH) qui englobe des aides de toute nature en fonction des besoins et du « projet de vie » de la personne handicapée, sans conditions de ressources. À noter que cette prestation n'est pas attribuée par l'Assurance Maladie.
  • La maison départementale des personnes handicapées (MDPH) : lieu d'information et d'accompagnement, elle possède une équipe pluridisciplinaire qui évalue les besoins des personnes handicapées. Elle reçoit toutes les demandes de droits ou prestations qui relèvent de la CDAPH, notamment l'allocation aux adultes handicapés (AAH).
    À noter que l'AAH est attribuée par la caisse d'allocations familiales (CAF). Renseignez-vous auprès d'elle ou de la MDPH pour en bénéficier.
  • La Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) - en remplacement de la Commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) - évalue le degré d'incapacité et accorde la carte d'invalidité.

Votre protection sociale : le régime général

Plusieurs situations peuvent se présenter :

1. Vous êtes un adulte handicapé exerçant une activité professionnelle rémunérée
Vous êtes affilié au régime d'assurance maladie dont relève votre activité. Sous réserve de remplir les conditions d'ouverture des droits, vous demeurez couvert pendant vos arrêts de travail et pouvez percevoir des indemnités journalières.

2. Vous n'exercez pas d'activité professionnelle rémunérée
Si vous n'êtes pas déjà couvert par un régime obligatoire d'assurance maladie, vous pouvez demander à être admis au régime général d'assurance maladie en tant que :

  • Ayant droit, c'est-à-dire comme bénéficiaire des mêmes droits au remboursement de soins qu'un assuré. Vous pouvez être l'ayant droit d'un(e) assuré(e) si vous êtes son époux(se), concubin(e), partenaire lié par un pacte civil de solidarité (PACS), l'un(e) de ses enfants, ou si vous avez vécu plus d'un an à la charge de l'assuré(e).
  • Bénéficiaire de l'AAH : l'attribution de cette allocation ouvre droit en effet à l'affiliation gratuite au régime général d'assurance maladie. Adressez votre attestation, délivrée par la CAF, à votre caisse d'Assurance Maladie.
  • Bénéficiaire d'une pension d'invalidité.
  • Bénéficiaire d'une pension de retraite. Adressez votre justificatif à votre caisse d'Assurance Maladie.

À noter : si l'AAH vous a été supprimée et que vous ne bénéficiez pas d'une protection sociale à un autre titre (activité professionnelle rémunérée, pension d'invalidité, etc.), vous bénéficiez du maintien de vos droits au remboursement des soins pendant un an, en cas de maladie et de maternité.

3. La CMU de base
À défaut d'être affilié au régime général d'assurance maladie (au titre d'une activité professionnelle rémunérée, pension d'invalidité, etc.), vous devez être affilié à la couverture maladie universelle (CMU) de base par votre caisse d'Assurance Maladie.
Vos ayant droits bénéficieront des mêmes prestations que vous. Attention cependant, car vous ne serez pas exonéré du ticket modérateur, c'est-à-dire de la partie des soins et frais médicaux non prise en charge par l'Assurance Maladie.

La complémentaire santé

Si vous êtes allocataire de l'AAH, vous ne pouvez pas bénéficier de la CMU complémentaire. Le montant de l'AAH est en effet supérieur au plafond des ressources fixé pour être admis à la CMU complémentaire.
Cependant, en cas d'hospitalisation de plus de 60 jours (ou 45 jours en établissement spécialisé, ou en détention) entraînant la diminution du montant de votre AAH, l'Assurance Maladie peut vous accorder le droit à la CMU complémentaire.
Vous pouvez bénéficier de l'aide pour une complémentaire santé. Pour plus d'informations, consultez le dossier (voir « Lire aussi » ci-dessous).

La prise en charge de vos soins et frais médicaux

Vous pouvez bénéficier de l'exonération du ticket modérateur, c'est-à-dire de la prise en charge à 100 % des soins et frais médicaux, sur la base et dans la limite des tarifs de la sécurité sociale :

  • Si votre pathologie fait partie de la liste des trente affections de longue durée (ALD), fixée par le code de la sécurité sociale (art. D322-1), et que votre handicap est lié à cette affection : paraplégie, insuffisance cardiaque grave, sclérose en plaques, etc.
    Vous pouvez éventuellement bénéficier de l'exonération du ticket modérateur s'il s'agit d'une affection hors liste mais invalidante (ex : malformation congénitale des membres).
    Votre médecin doit adresser une demande de prise en charge à votre caisse d'Assurance Maladie. Le service médical de l'Assurance Maladie émet ensuite un avis sur l'exonération du ticket modérateur. Pour que ces dispositions s'appliquent, vous devez être reconnu atteint d'une affection grave ou invalidante, ou de plusieurs.
  • Si vous êtes titulaire d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle dont le taux est au moins égal à 66,66 %.
  • Si vous êtes bénéficiaire d'une pension d'invalidité ou d'une pension de retraite après une pension d'invalidité, d'une pension de veuf ou veuve invalide.

D'autres exonérations, notamment liées à la nature du traitement, peuvent vous être accordées : frais d'hébergement des adultes handicapés dans les maisons d'accueil spécialisées (MAS), cure thermale, gros appareillage pour personnes handicapées physiques, etc.

À qui s'adresser ?

  • Pour tout renseignement sur vos droits et la prise en charge de vos soins et frais médicaux : contactez le service social de votre caisse d'Assurance Maladie.
  • Pour tout renseignement sur l'AAH : contactez la MDPH, les services sanitaires et sociaux ou le centre communal d'action sociale (CCAS) de votre commune.
  • Pour tout renseignement sur des aides complémentaires : adressez-vous à votre caisse d'allocations familiales (CAF), au conseil général, à l'Association nationale de gestion des fonds pour l'insertion des personnes handicapées (Agefiph), à votre mutuelle, à votre organisme de prévoyance, etc.

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Lire aussi

CMU de base : une assurance maladie pour tous

Vous n’êtes bénéficiaire d’aucun régime d’Assurance Maladie et résidez en France régulièrement depuis plus de trois mois ? La CMU de base est faite pour vous : elle garantit le remboursement de vos soins de santé.

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CMU complémentaire

Vous disposez de faibles ressources et souhaitez bénéficier d’une protection complémentaire ? La CMU complémentaire est gratuite et vous permet d’être couvert à 100 %, sans avance de frais, pour la plus grande partie de vos dépenses de santé.

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Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé

Si vous avez de faibles ressources, vous pouvez bénéficier d'une aide au financement de votre couverture maladie complémentaire. Vous recevrez une attestation-chèque qu'il vous suffit de présenter à la complémentaire santé de votre choix : une démarche immédiate et simple.

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04/10/2012
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TEMOIGNAGE EXPLICATIONS TRISOMIE 21

La Trisomie 21 : origines et quelques chiffres

Gilles Furelaud
Article publié en novembre 2003

Sommaire

  1. Qu'est ce que la trisomie 21 ?
  2. Origine de la trisomie 21
  3. Quelques chiffres
  4. Conclusion

La trisomie 21 est l'anomalie chromosomique la plus répandue en France. Si ses grandes caractéristiques sont en général connues, ses origines précises peuvent être plus diversifiées que l'on est souvent tenté de le penser.

I. Qu'est ce que la trisomie 21 ?

Une cellule humaine diploïde possède 23 paires de chromosomes, chaque paire étant identifiée par un numéro (sauf la dernière paire, correspondant aux chromosomes sexuels). C'est ce que l'on peut observer en réalisant le caryotype de toute cellule du corps humain, à l'exception des cellules sexuelles (qui sont haploïdes, et ne possèdent donc que 23 chromosomes). Cependant, on observe chez certaines personnes des aberrations chromosomiques, se traduisant en général par un nombre anormal de chromosomes. Il peut s'agir aussi bien des chromosomes sexuels (avec alors des conséquences importantes, mais non létales : voir le document "bases génétiques de la détermination du sexe"), mais aussi des 22 paires de chromosomes homologues.
Une anomalie courante est la trisomie, c'est à dire la présence de 3 chromosomes homologues, pour une paire donnée, au lieu des 2 habituels. La très grande majorité des trisomies sont létales, souvent très tôt au cours du développement embryonnaire : elles se traduisent alors par des fausses couches spontanées. Toutefois, certaines de ces trisomies sont viables : il s'agit en particulier de la trisomie 21.

Cette trisomie se caractérise, comme son nom l'indique, par la présence de trois chromosomes 21. Les personnes porteuses de cette anomalie présentent diverses caractéristiques sur lesquelles nous ne nous attarderons pas : nuque large, visage de forme spécifique (d'où dérive le nom de "mongolisme" autrefois donné à la maladie), problèmes métaboliques et retard mental plus ou moins important. Ces caractéristiques ont été décrites sous le nom de syndrome de Down. Leur espérance de vie est réduite, même si elle n'a cessé de progresser et atteint de nos jours les 55 ans. Les hommes sont stériles, mais les femmes peuvent se reproduire : elles ont alors 50% de chance (en général) d'avoir un enfant lui même trisomique 21.
Toutefois, comme nous allons le voir, la trisomie 21 peut avoir une cause chromosomique plus subtile que la "simple" présence de trois chromosomes 21...

II. Origines de la trisomie 21

Dans sa forme la plus courante, la trisomie 21, se caractérise donc par la présence de trois chromosomes 21. En général, l'origine de cette trisomie est une fécondation entre un gamète possédant un chromosome 21, et un gamète possédant deux chromosomes 21.

Figure 1 : Fécondation et trisomie 21.

Normalement, un gamète possède un seul chromosome 21. Dans le cas d'une présence de deux chromosomes 21, on peut expliquer ce défaut par une non-disjonction des chromosomes homologues (lors de la première division de méiose), ou des chromatides sœurs (lors de la deuxième division de méiose).

Figure 2 : Erreurs de méiose et trisomie 21.
Le déroulement très schématique d'une méiose normale est présenté au centre, avec de part et d'autres les conséquences de mauvais positionnements des chromosomes. Au moment de la fécondation, le deuxième gamète apporte un chromosome 21 à une chromatide. Si le gamète formé possède déjà deux chromosomes 21, le zygote en possède alors 3 : l'individu est trisomique. On peut noter que des individus monosomiques (un seul chromosome 21) peuvent être obtenus de la même façon : ces individus ne sont pas viables, et ne sont donc pas observés à la naissance.

Toutefois, la trisomie 21 peut avoir deux autres causes, semblables :

  • Il est possible que la mère soit déjà trisomique 21 : elle transmet alors un ou deux chromosomes 21 à ses enfants. (Les hommes trisomiques 21 sont, eux, stériles)
  • Il est possible que la non-disjonction de chromosomes ait lieu lors d'une division de mitose :
    • chez la mère (non trisomique), lors de la division d'une cellule précurseur des ovocytes,
    • chez la personne trisomique, au tout début de son développement embryonnaire. Dans ce dernier cas, il est aussi possible d'assister à une trisomie 21 mosaïque, seule une partie des cellules de l'individu étant trisomiques...

Le phénotype des trisomiques 21 s'explique par la présence en triple de certains gènes, portés par le bras long du chromosome 21. D'autres anomalies chromosomiques peuvent donc conduire à ce phénotype : il suffit pour cela que le bras long du chromosome 21 soit présent en triple exemplaire. C'est ce qui arrive lors de translocations (réciproques ou non) de ce bras chromosomique.

Figure 3 : Translocations chromosomiques conduisant à un phénotype type trisomie 21.
A.
Représentation très schématique d'une translocation d'un fragment de chromosome 21 vers un autre chromosome.
B. conséquence de la présence dans une même cellule d'un chromosome portant un fragment de chromosome 21 et d'une paire de chromosomes 21.

Ces translocations peuvent être de novo, c'est à dire apparues lors de la méiose, des premières mitoses de l’embryon, etc. ou bien être héritées d'un des deux parents.

Figure 4 : Translocations de novo et translocations héritées.
Dans le cas d'une translocation héritée, celle-ci est présente dans le génome d'un des deux parents (ici le parent 1). Dans le cas d'une translocation de novo, elle n'est pas présente dans l'ensemble des cellules des parents, mais seulement dans quelques cellules : Ceci correspond à un évènement de translocation qui se produit peu avant la formation du gamète, par exemple pendant la gamètogenèse.

Remarque :
D'autres possibilités peuvent toutefois exister, dans certains cas de trisomies 21. Ainsi, il est possible que l'évènement à l'origine de la trisomie (translocation ou non disjonction des chromatides) se produise après la fécondation. Dans ce cas, seules les cellules issues de la cellule ayant subit l'évènement porteront la trisomie : on parle alors de trisomie 21 mosaïque. Les effets phénotypiques d'une telle trisomie peuvent varier selon les individus, en fonction des organes touchés.

Résumé :
Présentation de ces différentes origines possibles de la trisomie 21, sous forme d'une animation Flash. (415 Ko)

télécharger une version auto exécutable Windows de l'animation (compressée ZIP - 825 Ko)

III. Quelques chiffres

Toutes ces origines possibles ne contribuent pas dans les mêmes proportions aux personnes atteintes de trisomie 21.

Tableau 1 : Répartition selon les grandes origines de la trisomie 21

Trisomie 21 libres et homogènes (trois chromosomes 21, dans toutes les cellules de l'organisme)

92,5 %

Trisomie 21 mosaïque (seules certaines cellules présentent trois chromosomes 21; les autres cellules en ont deux)

2,5 %

Translocations (présence de trois bras longs ou fragments de bras longs du chromosome 21)

4 %

Autres cas

1 %

Il est possible de préciser ces origines. Par exemple, dans le cas d'une trisomie 21, le non disjonction des chromosomes ou des chromatides peut avoir eu lieu lors de la première division de méiose (Méiose I), ou lors de la deuxième (Méiose II); cette non-disjonction peut avoir eu lieu chez la mère, ou le père de l'individu atteint.

Tableau 2 : Répartition des origines de trisomies 21 libres et homogènes selon l'origine de la non-disjonction

 

père

mère

Méiose I

5 %

70 %

Méiose II

5 %

20 %

Total

10 %

90 %

Les translocations, comme précisé précédemment, peuvent être soit acquises de novo, soit héritées de l'un des deux parents. Dans ce cas (le parent ne présente pas de phénotype de type trisomie 21), cette translocation était équilibrée, chez le parent en question : concrètement, on observe que le bras long du chromosome 21 a "échangé de place" avec le bras long d'un autre chromosome. Les translocations équilibrées observées se produisent entre le chromosome 21 et un chromosome du groupe D (chromosomes 13, 14 et 15) ou du groupe G (chromosomes 21 et 22).

Figure 5 : Les translocations héritées impliquant q21 (bras long du chromosome 21).

Un point intéressant est que le risque de récidive, c'est à dire la probabilité d'avoir un enfant de phénotype type trisomie 21 est différent selon les translocations (on parle de récidive, car ces analyse chromosomiques sont réalisées en général suite à la naissance d'un premier enfant atteint de trisomie 21).

Tableau 3 : Risque pour un individu possédant une translocation équilibrée d'avoir un enfant atteint de trisomie 21, selon le type de translocation

 

père

mère

t (Dq ; 21q)

5 %

15 %

t (22q ; 21q)

5 %

15 %

t (21q ; 21q)

100 %

100 %

Comment lire ces translocation :
t (a ; b) = translocation équilibrée entre le chromosome "a" et le "b"

Spécification des chromosomes :
D = chromosome 13, 14 ou 15
q = bras long du chromosome

On constate donc qu'un parent porteur d'une translocation du chromosome 21 sur lui même (translocation dite Robertsonienne) est assuré d'avoir un enfant atteint... Pourquoi ? Pour une raison simple : les deux bras longs des chromosomes 21 sont désormais portés par un même "chromosome". Ses gamètes sont donc assurés d'être soit porteurs de ce "chromosome", soit sans chromosome 21 du tout. Après fécondation, on obtient donc un embryon qui est soit trisomique 21 (trois bras longs 21), soit monosomique 21. Or la monosomie 21 est létale. Seuls les trisomiques 21 survivent...

Figure 6 : Translocation Robertsonienne et descendance. Pour un parent porteur d'une translocation Robertsonienne du chromosome 21, la probabilité d'avoir un enfant atteint de trisomie 21 est de 100 %.

IV. Conclusion

La trisomie 21 est la principale altération du caryotype à la naissance. Toutefois, sous le terme très général de trisomie 21 ou syndrome de Down, on regroupe en fait une multitude de cas différents, aussi bien par l'explication du phénotype (trisomie, translocation, etc.) que par la gravité du phénotype. En effet, de multiples graduations sont observées dans l'atteinte des individus : ceci est dû à une modulation par l'ensemble du génome, à la présence d'individus mosaïques, à l'importance du fragment de chromosome concerné dans les cas de translocation, etc.

Si la trisomie 21 est si importante, en terme de nombre d'individus  atteints, c'est parce que c'est l'une des rares anomalies chromosomiques viables. Un dépistage prénatal (échographies, analyses biochimiques, voire caryotype, etc.) est ainsi mené lors du suivi d'une grossesse ; l'importance de ce dépistage (en particulier le choix de réaliser un caryotype) dépend de certains signaux d'alerte (âge maternel, antécédents, observations -clarté nucale et autres mesures à l'échographie- et analyses -dosages sanguins maternels en particulier).

Remarque :
L'académie de Versailles propose une série de documents pour aider à la réalisation de TPE sur la trisomie 21.

 

TEMOIGNAGE D'UNE JEUNE TRISOMIQUE 21 RELATIVEMENT AUTONOME LE : VENDREDI 02 SEPTEMBRE 2011 A CETTE ADRESSE : 

Asohandicap, 54, rue blanquerie 11300 Limoux 

De 14 heures a 17 heures. 

 

 

 


26/08/2011
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04/10/2010
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A PROPOS DE MOI ET DE MES SERVICES

 

 

une photo torse nu.

 

Thierry

ASSOCIATION « Assohandicap »

54, rue blanquerie

11300 Limoux (Aude)

 

assohandicap@live.fr

 

handicap-benevolat@hotmail.fr

 

 

A propos de moi

Depuis plusieurs années avec des périodes de « repos » j'ai travaille comme assistant sexuel et propose des

massages érotiques. Depuis quelques années j'ai travaille le

plus souvent avec des personnes en situation de handicap et plus particulièrement des femmes reconnues handicapées de tous âges et de toutes tailles a leur demande.

Il m'est aussi arrivé d'exercer sur  des hommes, sous la forme de masturbation et fellations complètes.  (parfois des

femmes ayant une déficience intellectuelle). j'ai acquis la maturité

nécessaire pour faire ce travail. De manière totalement bénévole. Les éléments essentiels et les sujets à traiter

trouvent leur source dans le

travail sur le corps, les émotions, les relations et la

sexualité.

 

Depuis plusieurs années j'ai eu l'occasion de profiter d'expériences

variées. Surtout dans le travail avec des personnes ayant soi-disant une

«déficience intellectuelle » Dans

ces situations, je perçois que je dois être particulièrement éveillé,

réveillé, souple, sensible et authentique.

Ces rencontres demandent beaucoup de préparation: des discussions

intenses avec les parents ou les professionnels qui travaillent avec la

personne en situation de handicap.

Pendant la séance je propose, à part le massage, un contact corps à

corps, l'enlacement, des caresses et des touchers. Je ne propose pas de

Rapports sexuels ni de contact oral, mais les caresses et attouchements, amènent a ces relations de façon naturelle, et les patientes s'en trouvent heureuses. Mon expérience me montre que même

sans ces deux derniers éléments, un contact intime et érotique est

possible. Quand ils le souhaitent, je rends possible à mes clients

d'atteindre un orgasme avec mes mains. Mon attitude est d'accepter les

personnes qui viennent vers moi comme ils sont et de leur apporter une

expérience enrichissante et agréable, tout en respectant mes propres

limites. Pour beaucoup d'entre eux, une rencontre de ce genre représente

la première fois de leur vie au cours de laquelle ils ont un contact

physique proche / sensuel / sexuel avec un homme ou une femme. Certains ont besoin

de conseils pour se masturber. Il est important de préciser que c'est une

occasion d'avoir des expériences encore inédites qui permettent une

nouvelle ou meilleure estime de soi. Le sentiment d'être une personne en

dehors de la société, quelqu'un qui pense « ne pas appartenir à», peut

changer. Mon souhait est que ces séances servent de tremplin à apporter

plus de joie, de confiance en soi, une situation plus reposante dans le

monde et d'inspirer plus d'amour envers soi-même.

dans les universités pour présenter mon travail afin de le rendre plus

transparent. Pour les personnes qui m'invitent, il est évident qu'une

demande importante existe pour ce genre de travail.

handicap physique en parallèle à leurs séances individuelles

ASSISTANCE SEXUELLE – COMMENT ÇA MARCHE?

Assistant(e) sexuelle pour personnes en situation de handicap

„Une personne représente une partie de ce tout que nous nommons

univers, une partie limitée dans le temps et dans l'espace. Une personne

se découvre elle-même, perçoit ses pensées et ses sentiments comme

étant séparés du reste du monde, une sorte d'illusion d'optique au niveau

de sa conscience. Cette illusion est un piège qui nous confine dans nos

désirs personnels et dans la sympathie pour nos proches. Notre tâche

consiste ainsi à nous libérer de ce piège en élargissant notre horizon

spirituel et notre compassion, afin de comprendre entièrement tous les

êtres vivants et la nature dans son ensemble dans ce qu'ils contiennent de

plus beau".

Albert Einstein

Sexualité

Notre façon de considérer les rapports sexuels repose sur un malentendu,

à savoir que ceux-ci impliquent forcément quelque chose de spectaculaire.

Nous sommes de toute évidence issue de rapports sexuels. Nous sommes

des êtres sexuels, nous ne pouvons pas échapper à cela. Les processus

qui ont été nécessaires pour „produire" ce corps sont incroyables, géniaux

et extrêmement touchants, car ils montrent très clairement que nous

sommes sans défense face au miracle que représente la vie. Il y a là une

intelligence „bouleversante" en jeu dont l'origine est à rechercher dans un

rapport sexuel survenu entre deux personnes. Un rapport sexuel qui s'est

peut-être avéré beau, peut-être ennuyeux ou encore douloureux,

embarrassant ou au contraire de l'ordre de l'extase. Un rapport qui a

néanmoins suffi pour réunir un ovule et un spermatozoïde.

Le rapport sexuel représente par conséquent notre fondement, et bien que

les processus qui le constituent puissent être qualifiés de bouleversants,

celui-ci n'en reste pas moins une chose complètement naturelle.

Un autre malentendu consiste à penser que la vie se limite à la forme. La

vie est dépourvue de forme, elle s'écoule à travers les formes. Que cette

forme soit appelée arbre ou personne, noir ou blanc, homme ou femme,

mince ou gros, handicapé ou non handicapé – il s'agit de désignations, de

noms, de termes pour décrire les apparences, mais en aucun cas de la vie

elle-même. Alors que la vie relève du miracle, nous la restreignons en

l'enfermant dans des définitions. Nous redoutons de n'avoir aucun

contrôle sur elle, de ne pouvoir la „saisir", et agissons comme si nous

savions parfaitement en quoi elle consiste, en nommant, définissant,

comparant, différenciant. Ainsi en est-il de la science qui accumule du

savoir en vue d'empêcher toute forme d'„émerveillement", qui privilégie

l'illusion du contrôle au détriment d'un étonnement respectueux et

enthousiaste. Nous souffrons d'une dépendance à l'égard de ces

définitions et de ces idées, à l'égard de pareil état de fait. C'est cela qui

nous gêne et non pas la forme dans laquelle nous nous trouvons.

Je pense qu'une place beaucoup plus importante serait accordée au jeu si

nous attribuions à la vie sexuelle une connotation moins spectaculaire

(comme nous le faisons pour des besoins vitaux tels que boire et

manger), et si nous évitions de définir la vie en tant que forme. Une

femme ne s'attarderait alors peut-être pas à faire un régime avant

d'envisager la possibilité d'un rapport sexuel. Une jeune fille de 14 ans ne

serait vraisemblablement pas en proie à des troubles anorexiques et/ou

boulimiques pour essayer de „correspondre" aux images constamment

véhiculées par les médias. Les hommes ou les femmes en situation de

handicap physique disposeraient probablement des mêmes possibilités

d'expérimentation sexuelle avec les personnes, non handicapées" qu'avec

les autres personnes „handicapées". Ils évolueraient ainsi dans ce monde

sans devoir baisser les yeux, faire l'objet de regards compatissants,

s'apercevoir que des regards peinés se détournent à leur passage.

J'ai pour ma part ressenti les bienfaits que procure le fait de pouvoir

toucher des personnes soi-disant handicapées, imparfaites, incomplètes;

des personnes constamment en butte à la dépendance et au dénuement,

ceci justement parce qu'elles sont contraintes à demander de l'aide, pour

survivre.

Le fait que la vie ne peut à mon avis se définir en terme de forme m'a

permis de voir la vie sexuelle sous une nouvelle lumière. Je ne suis pas

mon corps. J'habite un corps afin d'être en mesure de me déplacer dans

ce monde à trois dimensions, un peu comme si j'étais enveloppée dans

une combinaison spatiale. Je dispose à cet effet de mes cinq sens que

sont l'ouïe, la vue, l'odorat, le gout et le toucher pour appréhender ce

monde matériel.

du monde a

acquis au fil du temps un caractère exclusif.

Depuis cinq ans, je travaille presque principalement avec des personnes

en situation de handicap mental. Ma préférence va aux personnes qui sont

dans l'impossibilité de se déplacer, car en raison du degré de leur

Handicap", elles manifestent une perception unique en son genre. Une

perception dans laquelle aucune imitation ne peut avoir lieu afin de

prouver son appartenance au monde „normal", une perception dans

laquelle seul compte l'instant présent, sans alternative possible.

A cet égard, le travail auprès de personnes autistes est particulièrement

passionnant et ne laisse guère de place à la routine, aux automatismes,

aux mécanismes. Chaque instant, chaque contact, chaque saute

d'humeur, chaque pensée peut faire l'objet d'une observation. Il s'agit

d'une rencontre plus vraie que les rencontres habituelles où deux points

de vue, des attentes mutuelles, des craintes et des espoirs sont échangés,

où deux histoires se croisent.

Au cours des séances, mon intention est de permettre l'émergence d'un

sentiment de présence, de vérité, de vécu authentique et non pas d'être

au service de pensées lubriques alimentées au moyen de films

pornographiques par exemple. Je souhaite privilégier l'inattendu, l'intime

au détriment du programmé, du fonctionnel. C'est du moins ce que

j'essaie de faire, et cela signifie que je suis avant toute chose invitée à me

libérer de mes idées premières, de mes attentes quant à la façon dont une

rencontre doit avoir lieu. Dans mon travail avec les personnes en situation

de handicap mental, je suis libre d'évoluer aussi en dehors d'un schéma

de fonctionnement précis parce que ces personnes se retrouvent

complètement hors cadre et qu'elles ne sont pas en mesure de se

conformer aux règles en vigueur chez les personnes dites normales.

Dans cet étonnant contexte professionnel, je peux montrer mon corps à

un homme qui n'a encore jamais eu l'occasion d'approcher de près un

corps de femme. Il s'agit là d'une pratique presque innocente, au

contraire de la pornographie qui est à mon sens directement liée à

l'interdit et qui n'a pu voir le jour que parce que la sexualité était

empreinte, des siècles durant, d'une touche dangereuse, sale, de l'ordre

du péché. Je pense que la présence d'un corps ainsi que la vue ou le

contact direct avec les parties sexuelles sont en soi insuffisants pour être

à l'origine de pareille perversion sexuelle.

J'ai personnellement entretenu des relations et des rapports sexuels avec

des hommes et des femmes, ce dont je suis très heureux : ces

expériences de vie m'ont en effet permise de prendre à la fois du recul par

rapport à nos préjugés tenaces et à notre mindfuck1, d'explorer mes

sentiments et mes réactions les plus primitifs et les plus intimes. Je suis

en fin de compte arrivée à la conclusion que la lubricité tout comme la

continence, prennent leur source dans l'idée d'une insatisfaction constante

et que de tels états empêchent un vécu réel. Pour moi, un vécu réel

exigerait que nous accordions une pleine attention à la perception de nos

sens, ce qui n'est guère possible si l'on est constamment occupé à penser.

Il n'empêche que nous sommes, à des degrés divers, tous programmés et

qu'il est nécessaire que nous puissions réaliser des expériences en laissant

libre cours aux découvertes individuelles.

L'autre aspect de la question est d'ordre biophysiologique. Notre corps est

constitué de telle manière que les hormones qu'il produit spécifiquement

pour la dimension sexuelle de notre être (comme la testostérone ou

l'œstrogène par exemple) peuvent à tout moment être activées... Or,

certaines personnes, par le fait de se retrouver en situation de handicap

physique et/ou mental, ne sont pas en mesure de se caresser ou de se

stimuler elles-mêmes sexuellement; la frustration qui en résulte est telle

qu'elle risque de laisser place à de la colère, de l'hétéro agressivité ou

encore de l'auto agressivité.

Parmi mes clients, de nombreux hommes en situation de handicap mental

essaient d'attirer l'attention sur eux au moyen de la colère, de

L'hétéro agressivité ou d'un attachement exaspérant. Il est en effet rare

qu'une séance soit placée uniquement sous les signes de l'enrichissement

ou de la possibilité de nouvelles expériences.

Ma clientèle n'est que rarement composée de femmes. Serait-ce dû au fait

que le degré d'excitation de ces dernières est imperceptible ou du moins

plus facile à ignorer?

La sexualité est une belle chose, elle permet d'éprouver un sentiment de

joie profonde, mais voilà, elle n'est que rarement vécue de la sorte... Je

n'ai nullement l'intention d'évoquer ici les motifs qui ont conduit à un tel

désenchantement, mais tiens cependant à souligner cet état de fait afin

d'expliquer la raison première de mon travail.

Séminaires destinés aux collaborateurs

Je propose depuis quelque temps déjà des séminaires de courte durée aux

collaborateurs s'occupant de personnes en situation de handicap mental.

que le contact avec le professionnel se

révèle agréable et efficace.

Je fais ensuite la connaissance de A. et le ressens dès le départ comme

une personne plutôt sur la retenue mais en aucun cas lascive ou violente.

Nous discutons de ce qui s'est passé et j'apprécie son côté très direct, sa

sincérité authentique. Il ne feint en effet pas d'être coupable et ne cherche

pas non plus à justifier son acte. Au cours des toutes premières séances

déjà, il apparaît clairement qu'elle me considère comme son petit ami", ce

qu'ellel semble beaucoup apprécier. Je le rassure à chacune de nos

rencontres en lui rappelant que je suis sa masseuse et non sa petite amie

et qu'il peut expérimenter en ma présence ce qu'il souhaite

éventuellement appliquer par la suite auprès à d'autres femmes.

J'apprends, durant une discussion avec le professionnel à propos des

séances, que A. raconte à ce dernier dans le détail ce qu'il vit en ma

présence. Nous sommes finalement d'avis, comme A. fait preuve de

beaucoup d'entêtement à cet effet, d'accepter qu'il m'idéalise, m'adore

quelque peu.

Un jour, à la suite d'un massage, A. entre tout à coup dans un profond

J'éprouve du plaisir à essayer de deviner sa vision du monde. Les propos

qu'il tient sont souvent surprenants et je veille à cet effet à le considérer

dans sa totalité. J'apprécie également sa tendance à employer des

expressions par moments très personnelles qui indique clairement qu'il

s'assume et s'affirme. J'aime sa façon lente et réfléchie de bouger, de

s'habiller et de se déshabiller. Il a besoin pour cela d'être très centré car il

lui est impossible de réaliser plusieurs choses à la fois, au contraire des

personnes dites normales.

Je fixe toujours les rendez-vous avec la mère deA., qui a accepté ma

présence dans la vie de son fils et demande régulièrement de mes

nouvelles. Chaque année, à Noël, A m'apporte un cadeau ainsi qu'une

carte de la part de la famille. Les séances sont payées avec son propre

argent de poche. Mais normalement je pratique pour les femme tout a fait bénévolement.

Réserves et malentendus

ère séance (les parents ayant

opté pour une promenade, je suis accueillie par le professionnel), j'ai aussi

l'occasion de m'apercevoir que sa mère et moi avons un point commun:

nous sommes toutes les deux intéressées par la philosophie bouddhiste,

ce que je constate à la vue de livres rangés au-dessus d'une commode de

la chambre à coucher matrimoniale dans laquelle K. et moi sommes réunis

pour notre séance. Aussi suis-je curieuse de faire sa connaissance, ce qui

se produit lors de ma visite suivante. Cela fait maintenant deux ans que je

retrouve K. à raison d'une fois par mois et que je prends régulièrement le

café avec sa mère ou parfois même avec les deux parents. Une relation

très conviviale est née de cette rencontre à tel point que nous nous

réjouissons toujours de nous revoir.

En dépit d'une communication verbale quasi inexistante, K. et moi

entretenons un bon contact. J'ai vraiment l'impression qu'il lui est

important de sentir que je n'ai pas peur de le toucher, que je ne suis pas

rongée par la pitié ce qui, vu ma conception de la vie, est loin d'être le

cas. A nous deux, nous faisons au contraire par moments preuve d'un

certain humour, d'une certaine insouciance. Il m'est très précieux de

pouvoir rencontrer quelqu'un vivant une situation qui m'inspire une peur

viscérale. J'ai beaucoup d'admiration pour lui et lorsque je me mets à

penser à sa situation désespérée, des larmes me viennent. Des larmes

que je ne cherche nullement à retenir, ce dont K. ne s'aperçoit pas

forcément.

Peu avant son décès, K. a fait l'objet d'un téléfilm auquel il a du reste

souhaité participer. Cette expérience, même si elle a généré une fatigue

extrême, lui a beaucoup plu. Certaines scènes du film nous montrent, K.

et moi, couchés nus l'un à côté de l'autre, nous embrassant et nous

caressant mutuellement. Je ne propose généralement pas de contact oral,

mais comme nos possibilités étaient très restreintes, je me suis décidée ici

à faire une exception. J'ai déjà souvent présenté ce film (lors de congrès,

de réunions, etc.) dont le contenu a touché de nombreuses personnes au

point où certaines d'entre elles se sont senties appelées à servir cette

„cause". J'entends par cause ces situations particulières dans lesquelles

une personne ne dispose pas des moyens pour établir elle-même une

rencontre sexuelle dont elle a néanmoins besoin et envie et qu'elle peut

assumer financièrement.

Le père de K., qui émettait au départ de fortes réserves à l'encontre du

film, reconnait maintenant l'importance de ce dernier et en parle même

devoirs des aides-soignants est

de garantir qu'une personne en situation de handicap puisse vivre sa

sexualité de manière satisfaisante. C'est ainsi qu'est né chez moi, du fait

de mes limites en matière de travail corporel, le souhait d'offrir à Bert

quelque chose de nouveau, ce qui sur un plan strictement juridique est

difficile à mettre en application en Allemagne. Bert est une personne

autiste et se voit généralement classé parmi les personnes en situation de

2 L'usage générique du masculin inclut le féminin et a pour seul but d'alléger le texte.

handicap mental. La mère de Bert est une femme très ouverte et

tolérante, elle vient de lui donner son consentement pour qu'il puisse vivre

des expériences sexuelles. J'ai pu noter une relation très étroite entre sa

tendance à l'agressivité, certainement due en partie à son changement de

domicile, et le désir d'une proximité corporelle et sexuelle avec des

femmes. Il faisait une fixation sur les

femmes blondes. A cet égard, il y a certainement un lien entre le fait que

sa mère soit blonde, comme moi, et le fait qu'il associe pareillement la

féminité à la blondeur des cheveux. Nous avons pu observer cela en ville,

où nous ne nous sommes finalement même plus risquées à nous rendre

en sa compagnie. Il n'était en effet pas en mesure d'établir un contact de

façon convenable. Il devenait violent, s'est trouvé plusieurs fois à toucher

des femmes alors qu'elles avaient le dos tourné. Ses gestes étaient

motivés par une intention de tendresse, mais voilà, il est socialement

inacceptable qu'un homme se mette spontanément à toucher une femme.

J'ai l'intime conviction qu'il existe un lien étroit entre son potentiel

d'agressivité et une sexualité non vécue. Son comportement s'est par

exemple toujours révélé agressif après qu'il ait tenté de se masturber.

Une personne autiste n'est dans la plupart des cas pas en mesure de se

représenter son corps, ne comprend pas ce qui se passe avec son corps,

ne sait comment réagir en cas d'excitation sexuelle. Je crois que toutes les

personnes sexuellement insatisfaites sont en proie à une agressivité

intérieure, à la différence près que la majorité d'entre elles est en mesure

de contrôler celle-ci. Quant à Bert, il ne dispose d'aucun moyen de

contrôle et recourt en désespoir de cause à l'auto agressivité ainsi qu'à

l'agressivité à l'encontre de personnes inconnues. Il s'exprime à l'aide de

gestes et, à cet effet, je lui ai enseigné un geste précis afin de signaler

son désir de masturbation mais qui à l'évidence ne l'aide guère à régler

concrètement son problème. Nous avons par la suite eu la chance de faire

ta connaissance en assistant à un reportage télévisé et sommes

rapidement entrés en contact avec toi. Dans les premières heures déjà et

cela avant même d'avoir eu la possibilité d'établir concrètement un

contact avec toi, Bert a eu le sentiment que nous avions compris ce qui se

passait avec lui, qu'il était pris au sérieux. Voilà en quoi consiste à mon

sens le secret de ce respect envers les personnes en situation de

handicap, à savoir qu'elles ont également droit à une vie sexuelle. Lorsque

des personnes en situation de handicap n'ont pas accès à leur propre

corps, il nous appartient de favoriser pareil accès.

Je peux interpréter cela ou lui faire comprendre que sa vie sexuelle ne

peut être avoir lieu en ma compagnie. Il est bon qu'il sache que quelqu'un

se déplace spécialement dans cette intention. Le fait de se retrouver en

présence d'une femme nue a été pour Bert une expérience entièrement

nouvelle. Il éprouve le besoin de cette proximité corporelle, de la nudité.

Avec moi, il enlève le haut, je le masse, cela fait également partie de mon

travail. Avec toi, il peut se déshabiller entièrement, ce qui pour lui est un

signal clair que ce travail corporel va au-delà de ce qui est pratiqué dans

nos séances. L'élément essentiel est à mon avis le respect. Il exprime le

souhait d'être touché et caressé, mais aussi de pouvoir guider

personnellement le processus.

 

Thierry

51 ans

164 cm

Mince mais relativement musclé, (voir photos)

Célibataire

Souvent disponible

A l'écoute (dans la mesure du possible)

A déjà a plusieurs reprises prodigue caresses et relations sexuelles avec des femmes handicapées, de tous handicaps, de tous âges et de tous physiques, a leur demande, à mon domicile dans le respect et la discrétion.

 

assohandicap@live.fr

 

handicap-benevolat@hotmail.fr

 

 

 

 MOI TORSE NU.

 

 

 

 

 

 

 


30/07/2010
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NOUS PERSONNES HANDICAPEES

 

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Nous, personnes dites handicapées, en réalité autrement capables, et nous, familles, proches,

personnel médical et travailleurs sociaux vous côtoyant au quotidien, mesurons aujourd'hui

en France, l'écart entre le vécu affectif et sexuel des personnes en situation de handicap et

les discours et textes sur ce thème, notamment celui de l'Organisation Mondiale de la Santé

définissant comme suit la santé sexuelle :

« La santé sexuelle est un processus continu de bien-être physique, psychologique et socioculturel

lié à la sexualité. Elle se manifeste par la capacité à exprimer sa sexualité d'une façon

à la fois responsable et susceptible de favoriser le bien-être aux plans personnel et social, en

enrichissant la vie personnelle et sociale. Elle ne se limite pas à l'absence de dysfonctions, de

maladies ou d'infirmités. Pour être en mesure de jouir de la santé sexuelle, il est essentiel que

les droits sexuels de tous soient reconnus et respectés. »

Nous vivons dans une société qui donne au corps et à toutes ses formes d'expression une

place sans précédent. Or les personnes en situation de handicap, citoyens et acteurs de cette

société, connaissent des situations de détresse dans le cadre de leur «!santé sexuelle!»! limitation

fonctionnelle empêchant la satisfaction des envies et besoins sexuels, isolement au

domicile avec de grandes difficultés de rencontres, résidence en établissement spécialisé

avec des règlementations restreignant les libertés, infantilisation ne reconnaissant aucune

sexualité.

Il relève du respect de l'intégrité et de la dignité des personnes d'inventer des réponses

adaptées qui offrent à chacun la possibilité d'atténuer et de soulager ses souffrances.

Mais aller dans ce sens se heurte au cadre légal français qui pénalise toute proposition de

service dans le domaine sexuel. Les personnes en situation de handicap se trouvent ainsi dans

une situation totalement contradictoire! d'un côté une société qui valorise les désirs corporels

et l'expression de ces désirs, de l'autre cette même société qui, pour toute recherche de

solution adaptée, moralise et pénalise (au sens du code pénal).

Face à ce constat, n'est-il pas temps, en complément des actions déjà menées, et en référence

à la loi « Handicap » de février 2005 affirmant le droit à compensation de toutes les conséquences

liées au handicap, d'aller jusqu'à la création de services d'accompagnements érotiques

et sexuels des personnes en situation de dépendance ?

Toute personne a besoin de toucher et d'être touchée,

il en va de son équilibre global.

C'est pourquoi, à l'instar de la Suisse, du Danemark, de l'Allemagne et des Pays-bas, nous demandons

la mise en place et la reconnaissance en France d'une nouvelle profession, l'accom-

Handicaps et Sexualités

Manifeste pour la création d'un service d'accompagnement

à la sexualité des personnes en situation de handicap

Je soussigné :

Nom.........................MENAGER .........................................................Prénom Thierry..............................................................................

Qualité............président de l'association Assohandicap................................................................................................................................................................

Adresse .......................54, rue blanquerie 11300 limoux....................................................................................................................................................

Téléphone..........04.68.31.12.03............................................................Mail  assohandicap@live.fr......................................................................................

déclare apporter mon soutien au MANIFESTE ci-dessus.

Je signe à titre personnel ou en tant que représentatnt de la structure :......................................

............................................................................................................................................................................................

en qualité de :..............................président association................................................................................................................................

À......................limoux......................................., le.........28/07/2010.......................................................................

Signature et/ou Cachet

Renvoyer à «!Choisir Sa Vie!» C/O Mme Yvette Boyer, Jardin des Hellènes Bat 2,

12 bd Bouès 13003 Marseille ou par mail! collectif.handicaps.sexualites.13@gmail.com

ou Assohandicap 54 rue blanquerie 11300 limoux (aude)

 

(Si vous désirez faire un don, merci de prendre contact avec nous)

Sur le département de l'Aude, vous pouvez prendre contact avec l'association : « Assohandicap »

54, rue blanquerie 11300 Limoux

Ou par mail :

assohandicap@live.fr

 

handicap-benevolat@hotmail.fr

 

 

accompagnant érotique et sexuel : un professionnel strictement sélectionné, aux qualités humaines

avérées, dument formé à l'assistance sexuelle et devant rendre des comptes à un organisme

gestionnaire. Sa mission doit permettre, au cas par cas, à une personne en situation de dépendance

de vivre une expérience intime, érotique, sexuelle, sous la forme d'apprentissage

éducatif, de caresses, d'initiations à la masturbation, d'une conduite à l'orgasme.

Tout cela reste bien sûr à définir, en nous appuyant entre autres sur les programmes de formation

déjà existants dans les pays mentionnés, et en faisant évoluer tant la reconnaissance

des droits des personnes que le cadre légal français.

A situation exceptionnelle, apportons ensemble une réponse exceptionnelle,

courageuse et singulière !

Ce manifeste est notamment inspiré par les ouvrages que vous retrouverez référencés au dos de cette page.

SOUTI EN AU MANI FESTE

Manifeste pour la création d'un service d'accompagnement à la sexualité des personnes en situation de handicap

dépliant:Mise en page 1 03/07/09 22:32 Page2Nous, personnes dites handicapées, en réalité autrement capables, et nous, familles, proches,

personnel médical et travailleurs sociaux vous côtoyant au quotidien, mesurons aujourd'hui

en France, l'écart entre le vécu affectif et sexuel des personnes en situation de handicap et

les discours et textes sur ce thème, notamment celui de l'Organisation Mondiale de la Santé

définissant comme suit la santé sexuelle :

« La santé sexuelle est un processus continu de bien-être physique, psychologique et socioculturel

lié à la sexualité. Elle se manifeste par la capacité à exprimer sa sexualité d'une façon

à la fois responsable et susceptible de favoriser le bien-être aux plans personnel et social, en

enrichissant la vie personnelle et sociale. Elle ne se limite pas à l'absence de dysfonctions, de

maladies ou d'infirmités. Pour être en mesure de jouir de la santé sexuelle, il est essentiel que

les droits sexuels de tous soient reconnus et respectés. »

Nous vivons dans une société qui donne au corps et à toutes ses formes d'expression une

place sans précédent. Or les personnes en situation de handicap, citoyens et acteurs de cette

société, connaissent des situations de détresse dans le cadre de leur «!santé sexuelle!»!: limitation

fonctionnelle empêchant la satisfaction des envies et besoins sexuels, isolement au

domicile avec de grandes difficultés de rencontres, résidence en établissement spécialisé

avec des règlementations restreignant les libertés, infantilisation ne reconnaissant aucune

sexualité.

Il relève du respect de l'intégrité et de la dignité des personnes d'inventer des réponses

adaptées qui offrent à chacun la possibilité d'atténuer et de soulager ses souffrances.

Mais aller dans ce sens se heurte au cadre légal français qui pénalise toute proposition de

service dans le domaine sexuel. Les personnes en situation de handicap se trouvent ainsi dans

une situation totalement contradictoire!: d'un côté une société qui valorise les désirs corporels

et l'expression de ces désirs, de l'autre cette même société qui, pour toute recherche de

solution adaptée, moralise et pénalise (au sens du code pénal).

Face à ce constat, n'est-il pas temps, en complément des actions déjà menées, et en référence

à la loi « Handicap » de février 2005 affirmant le droit à compensation de toutes les conséquences

liées au handicap, d'aller jusqu'à la création de services d'accompagnements érotiques

et sexuels des personnes en situation de dépendance ?

Toute personne a besoin de toucher et d'être touchée,

il en va de son équilibre global.

C'est pourquoi, à l'instar de la Suisse, du Danemark, de l'Allemagne et des Pays-bas, nous demandons

la mise en place et la reconnaissance en France d'une nouvelle profession, l'accompagnement.des personnes handicapées.

Des perssonnes en situation de handicap


30/07/2010
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ACCOMPAGNEMENT HUMANISE

 
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EXTRAIT DU RAPPORT REDIGE
PAR MARCEL NUSS.

PROPOSITIONS POUR UN ACCOMPAGNEMENT
PLUS HUMANISE ET  HUMANISANT
ET UNE FORMATION PLUS ADAPTEE

 

  L'accompagnement à la vie sexuelle.

 

L'accompagnement à la vie sexuelle, ou délégation d'actes autour de la sexualité, ne peut plus, aujourd'hui, être mis sous le boisseau, enfermé dans des monceaux d'hypocrisies, alors qu'une majorité de pays d'Europe occidentale ont mis en place, ou sont en train de le faire, des modèles d'accompagnement à la vie sexuelle pour les personnes nécessitant un accompagnement constant.

Nous ne pouvons pas continuer indéfiniment, en France, pays des Droits de l'Homme, à ignorer cette réalité-là, en jouant l'autruche effarouchée et moralisatrice.

  L'accompagnement à la vie sexuelle doit devenir un droit, au même titre que toute autre forme d'accompagnement. Ignorer l'affectivité et la libido des personnes nécessitant un accompagnement constant, c'est-à-dire dans l'impossibilité de se servir de leurs membres supérieurs, car c'est bien de cette population précise dont il s'agit, ainsi que des personnes déficientes mentales qui, elles, auraient davantage besoin d'une éducation que d'un accompagnement à proprement parler - par éducation, nous entendons, succinctement, une initiation et une maîtrise du corps et des pulsions qui en émanent, par le biais de massages et de l'apprentissage de la masturbation. Car des effets très bénéfiques ont été démontrés, notamment en Allemagne, par Nina De Vries, accompagnatrice à la vie sexuelle, entre autres auprès d'adultes et d'adolescents autistes.

  Il existe deux modes d'accompagnement à la vie sexuelle l'un reposant sur le bénévolat, l'autre sur des professionnel(le)s.

Les accompagnant(e)s à la vie sexuelle pourraient donc être :

·         des prostitués qui se sont spécialisé(e)s ;

·         des accompagnateur(rice)s professionnel(le)s ;

·         des accompagnants formé(e)s.

  Dans notre esprit, les accompagnants pratiquant aussi l'accompagnement à la vie sexuelle seront des personnes qui, après avoir terminé avec succès la formation de base, choisiront de se spécialiser dans l'accompagnement à la vie sexuelle, en passant un domaine de compétence optionnel et facultatif qui l'encadrera. Rien n'empêcherait, d'après nous, ces accompagnants de pratiquer leur spécialité (parmi d'autres) dans le cours d'un accompagnement plus traditionnel, notamment en institution. Bien sûr, une telle éventualité impliquera forcément un cadre de pratique et une déontologie sans faille ni ambiguïté.

  Ceci dit, en général, pour des raisons culturelles, ce sont essentiellement des femmes qui pratiquent pour le moment l'accompagnement à la vie sexuelle - celle-ci peut parfois être bisexuelle, toutefois les demandes provenant de femmes handicapées sont encore rares et, lorsqu'elles se sont lesbiennes, elles sont, à notre connaissance, quasiment inexistantes. Les pratiques varient également en fonction du pays et de l'accompagnateur(trice).

Cela va de séances de massages, à de la masturbation, et parfois jusqu'à la pénétration. Il va de soi qu'un tel accompagnement nécessite des très grandes compétences et capacités humaines, c'est-à-dire de l'empathie, de l'humilité, de l'écoute, de la psychologie et un profond don de soi. Ainsi qu'une très grande capacité de recul, nous semble-t-il.

Personnellement, nous pensons qu'un accompagnement sexuel ne devrait pas aller jusqu'à l'acte complet. À notre sens, nous quittons le champ à proprement parler pour une relation tout autre qui relève d'un choix entre deux personnes.

  En ce qui concerne la France, l'accompagnement se résume à des épiphénomènes engendrés par l'humanité et la compassion de quelques accompagnants, que ce soit en milieu institutionnel ou à domicile. Mais aussi, dans certaines circonstances, à de l'accompagnement "pratiqué" par des mères pour soulager leur enfant ; avec les conséquences que l'on peut supposer pour la mère et pour l'enfant.

Ne serait-ce que pour résorber ces situations litigieuses et/ou traumatisantes, il est urgent d'instaurer en France l'accompagnement à la vie sexuelle. C'est une question de droit, de citoyenneté et d'humanité.

  Mais faut-il s'arrêter à un seul mode d'accompagnement à la vie sexuelle ou laisser la porte ouverte à tous les modes existants ? La deuxième option est, de notre point de vue, plus en adéquation avec l'esprit de la loi du 11 février 2005. Cependant, quelle que soit l'option choisie, il est urgent de proposer une concertation entre tous les partenaires, pouvant potentiellement être partie prenante de cet accompagnement, et aboutissant à des propositions concrètes et pouvant être rapidement effectives. De plus, cela suppose de proposer une formation adaptée aux futurs accompagnateur(trice)s à la vie sexuelle et de créer un organisme de tutelle, sous forme associative, garant du bon fonctionnement de cet accompagnement et du respect de la déontologie, aussi bien de la part des "clients" que des accompagnateur(trice)s.

Les accompagnateur(trice)s professionnel(les) auraient un statut de libéral ou se constitueraient en associations indépendantes. Néanmoins, la formation, l'information, le recensement des "clients" et des accompagnateur(trice)s, l'organisation des groupes de paroles (indispensables) et la résolution de litiges éventuels, relèveraient des prérogatives de l'association.

  Nous pensons qu'une association à but non lucratif, ayant des antennes départementales, est la meilleure solution pour gérer l'accompagnement à la vie sexuelle.




Lien vers conférence vidéo de Marcel NUSS, Ecrivain.

Nina de Vries, assistante sexuelle.

 

L'assistance sexuelle contribue à la réalisation d'expériences foncièrement nouvelles.
Je dois l'existence de mon travail à une conception limitée de la sexualité.C'est elle qui a suscité une demande allant dans le sens du service que j'offre et qui permet de vivre une expérience unique: pouvoir sentir, explorer et toucher une autre personne - sans raison particulière. Or, cette expérience qui devrait être la chose la plus normale du monde a acquis au fil du temps un caractère exclusif.

Depuis cinq ans, je travaille presque principalement avec des personnes en situation de handicap mental. Ma préférence va aux personnes qui sont dans l'impossibilité de se déplacer, car en raison du degré de leur „handicap", elles manifestent une perception unique en son genre. Une perception dans laquelle aucune imitation ne peut avoir lieu afin de prouver son appartenance au monde „normal", une perception dans laquelle seul compte l'instant présent, sans alternative possible.
A cet égard, le travail auprès de personnes autistes est particulièrement passionnant et ne laisse guère de place à la routine, aux automatismes, aux mécanismes. Chaque instant, chaque contact, chaque saute d'humeur, chaque pensée peut faire l'objet d'une observation. Il s'agit d'une rencontre plus vraie que les rencontres habituelles où deux points de vue, des attentes mutuelles, des craintes et des espoirs sont échangés, où deux histoires se croisent.

Au cours des séances, mon intention est de permettre l'émergence d'un sentiment de présence, de vérité, de vécu authentique et non pas d'être au service de pensées lubriques alimentées au moyen de films pornographiques par exemple. Je souhaite privilégier l'inattendu, l'intime au détriment du programmé, du fonctionnel. C'est du moins ce que j'essaie de faire, et cela signifie que je suis avant toute chose invitée à me libérer de mes idées premières, de mes attentes quant à la façon dont une rencontre doit avoir lieu. Dans mon travail avec les personnes en situation de handicap mental, je suis libre d'évoluer aussi en dehors d'un schéma de fonctionnement précis parce que ces personnes se retrouvent complètement hors cadre et qu'elles ne sont pas en mesure de se conformer aux règles en vigueur chez les personnes dites normales.

Dans cet étonnant contexte professionnel, je peux montrer mon corps à un homme qui n'a encore jamais eu l'occasion d'approcher de près un corps de femme. Il s'agit là d'une pratique presque innocente, au contraire de la pornographie qui est à mon sens directement liée à l'interdit et qui n'a pu voir le jour que parce que la sexualité était empreinte, des siècles durant, d'une touche dangereuse, sale, de l'ordre du péché. Je pense que la présence d'un corps ainsi que la vue ou le contact direct avec les parties sexuelles sont en soi insuffisants pour être à l'origine de pareille perversion sexuelle.

J'ai personnellement entretenu des relations et des rapports sexuels avec des hommes et des femmes, ce dont je suis très heureuse: ces expériences de vie m'ont en effet permise de prendre à la fois du recul par rapport à nos préjugés tenaces et à notre mindfuck1, d'explorer mes sentiments et mes réactions les plus primitifs et les plus intimes. Je suis en fin de compte arrivée à la conclusion que la lubricité tout comme la continence, prennent leur source dans l'idée d'une insatisfaction constante et que de tels états empêchent un vécu réel. Pour moi, un vécu réel exigerait que nous accordions une pleine attention à la perception de nos sens, ce qui n'est guère possible si l'on est constamment occupé à penser.
Il n'empêche que nous sommes, à des degrés divers, tous programmés et qu'il est nécessaire que nous puissions réaliser des expériences en laissant libre cours aux découvertes individuelles.

L'autre aspect de la question est d'ordre biophysiologique. Notre corps est constitué de telle manière que les hormones qu'il produit spécifiquement pour la dimension sexuelle de notre être (comme la testostérone ou l'oestrogène par exemple) peuvent à tout moment être activées... Or, certaines personnes, par le fait de se retrouver en situation de handicap physique et/ou mental, ne sont pas en mesure de se caresser ou de se stimuler elles-mêmes sexuellement; la frustration qui en résulte est telle qu'elle risque de laisser place à de la colère, de l'hétéroagressivité ou encore de l'autoagressivité.

Parmi mes clients, de nombreux hommes en situation de handicap mental essaient d'attirer l'attention sur eux au moyen de la colère, de l'hétéroagressivité ou d'un attachement exaspérant. Il est en effet rare qu'une séance soit placée uniquement sous les signes de l'enrichissement ou de la possibilité de nouvelles expériences.
Ma clientèle n'est que rarement composée de femmes. Serait-ce dû au fait que le degré d'excitation de ces dernières est imperceptible ou du moins plus facile à ignorer?

La sexualité est une belle chose, elle permet d'éprouver un sentiment de joie profonde, mais voilà, elle n'est que rarement vécue de la sorte... Je n'ai nullement l'intention d'évoquer ici les motifs qui ont conduit à un tel désenchantement, mais tiens cependant à souligner cet état de fait afin d'expliquer la raison première de mon travail.

 

Sexualbegleitung für Menschen mit Beeinträchtigungen

 

Pensez autrement !!   ça peut aider......

 

 

 


29/07/2010
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