HANDICAP, DROITS, SEXUALITE, LIBERTINAGE, HETERO, GAYS, BIS...

HANDICAP, DROITS, SEXUALITE, LIBERTINAGE, HETERO, GAYS, BIS...

Catégorie exclusivement destinée aux handicapé(e)

 CATEGORIE EXCLUSIVEMENT DESTINEE AUX RENSEIGNEMENTS SUR LES AIDES SEXUELLES ET LES RELATIONS SEXUELLES POUR LES HANDICAPE(ES)


Accessibilité et handicap mental

 

Accessibilité et handicap mental

Accessibilité et handicap mental

 

La loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, à la participation et à la citoyenneté des personnes handicapées a instauré une nouvelle dynamique autour de l’accessibilité, traduite par cette intention : « l’accès à tout pour tous ».

Ce principe, censé se traduire dans les faits en 2015 pour tous les lieux publics, est très insuffisamment développé pour les personnes handicapées mentales. De nombreux efforts restent donc à mener. L’Unapei, à travers son Manifeste, revendique une société accessible aux personnes handicapées mentales.

L’accessibilité est l’un des sujets phare porté par l’Unapei et ses associations, qui ont notamment participé au développement d’un outil central : le pictogramme S3A, symbole d’accueil, d’accompagnement et d’accessibilité qui s’installe progressivement dans notre environnement quotidien.

Mais, outre leurs démarches politiques, l’Unapei et ses associations développent aussi, avec divers partenaires, d’autres actions concrètesafin de promouvoir l’accessibilité des personnes handicapées mentales.

L’objectif poursuivi est que les personnes handicapées mentales accèdent à tout ce qui est disponible pour chaque citoyen : information, éducation, scolarisation, formation, travail,

emploi, logement, transports, loisirs, sports, culture, santé, etc. Cela nécessite de prendre en compte la spécificité de leurs handicaps et de mettre en place des aides humaines et techniques adaptées.

Le Guide de l’accessibilité, édité par l’Unapei, est un recueil de préconisations et de conseils pratiques. Objectif : rendre accessibles les établissements, les services ou les produits. Mettre en oeuvre ces préconisations permet d’apposer le pictogramme S3A afin que les personnes handicapées mentales repèrent facilement les lieux qui leur proposent un accueil, un accompagnement et des prestations adaptés. Téléchargez cet outil au format Acrobat Pdf (2 Mo).


17/01/2013
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SEXUALITÉ ET HANDICAP MENTAL

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Sexualité et handicap mental


1. INTRODUCTION

De nos jours, il semble aller de soi, comme un acquis d'une modernité éclairée, de parler de la sexualité des personnes handicapées mentales, surtout lorsque nous sommes dans un milieu concerné, que ce soit comme parents ou comme professionnels. On affirme alors facilement que ces personnes sont comme tout le monde et que, la sexualité appartenant au domaine privé, nous n'avons pas à nous y intéresser, renvoyant chacun au droit commun comme aux pratiques admises dans le secret des alcôves.

Malheureusement, une telle affirmation relève au mieux d'une volonté naïve que tout se passe bien, au pis d'un pur déni : les difficultés et les nombreuses questions que nous renvoie la réalité de la vie quotidienne sont là pour nous rappeler que rien n'est simple dans ce domaine, essentiellement parce que nous avons affaire à des personnes vulnérables.
Commençons par prendre un peu de recul pour mieux... 
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2. La société historique : le temps du groupe

La société est hiérarchisée et structurée. Les modèles sont prégnants et forts, très nettement sexués ; ils incitent à l'identification. La transmission est clairement établie à tous les niveaux dans de petits groupes qui restent fortement cohésifs, comme le village. Dans ces microsociétés, chacun apprend depuis l'âge le plus tendre, essentiellement par immersion et observation des plus âgés, ce qui est interdit, ce qui se fait et comment. Les partenaires potentiels étant strictement définis, l'appariement (et a fortiori le rapport sexuel) avec une personne déficiente est inimaginable. Cette dernière reste chaste car on ne peut la désirer. Si elle se montre entreprenante, elle entraine des réactions de défense brutales et sans appel. Un comportement inadapté et agressif pourra bien être traité à coups de bâton, jusqu'à ce que la personne qui le présente " entende " raison, c'est-à-dire qu'elle retrouve une attitude neutre ou soumise. C'est encore ainsi que cette situation se règle dans les sociétés traditionnelles.

Dans ce contexte où les interdits sont présents au point de sembler infrangibles, des aménagements sont néanmoins possible jusqu'à permettre les plus improbables accouplements. C'est ce qu'illustre très bien... 
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3. La société actuelle : le temps de l'individu

Dans la société d'aujourd'hui, les modes de relation et de transmission ont bien changé. La contrainte éducative est suspectée de traumatiser les enfants qui deviennent des interlocuteurs équivalents aux adultes. Les différences entre sexes, les âges ou les fonctions sont minimisées ou réfutées. Du coup, tout devient possible, tout paraît négociable.

UN tel fonctionnement est idéal pour remettre en question les interdits fondamentaux puisque, comme aux autres, on leur cherche une légitimité qui relève de la rhétorique (alors qu'ils ne se fondent que sur leur propre nécessité). C'est une porte ouverte à la perversion qui définit sa loi et sa raison. Dans ce contexte,... 
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4. La pulsion comme trait d'union historique

En deçà des figures d'ange ou de bête, l'idée demeure qu'un besoin sexuel existe chez les personnes handicapées mentales, parfois sous une forme pressante qui fait parler de pulsion. Si l'idée est juste, ses déclinaisons le sont moins. Ici, en effet, le terme de pulsion prend une dimension inflationniste, s'apparentant à un désir totalement irrépressible, pouvant conduire la personne qui le vit à des actes irresponsables, inconvenants ou dramatiques, c'est-à-dire, pour être clair, à un viol par exemple, dont seraient victimes préférentiellement de jeunes enfants de surcroît. Croire cela revient à considérer la personne handicapée comme inéducable et insensible aux effets structurants et identifiants de la parole et de l'interdit. Une telle personne ne serait qu'une somme d'instincts voués à la seule satisfaction.

Or, si le concept de pulsion est très complexe,... 
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5. Ecoute et accompagnement

Notre société est devenue individualiste. Comme, dans la négociation, la loi du plus fort menace chacun, le groupe doit défendre les plus démunis. Les handicapés font forcément partie de ceux-ci. Comme ils sont menacés par les pervers potentiels, toute relation dissymétrique sera suspectée et interdite, assimilée à de la pédophilie, par l'intermédiaire de la notion de personne fragile. Pour être licite, une relation devra donc être entérinée par un tuteur (au moins symbolique) alors que nous repérons de plus en plus nettement que nous avons du mal à imaginer que les personnes handicapées aient une autre sexualité que celle qu'ils partageraient entre eux. La sexualité qui en découlera sera sous tutelle.

Avec une telle émotion, nous arrivons à mettre en place une sexualité accompagnée, comme pour certains handicapés moteurs qui ont besoin d'un tiers pour les aider à accomplir des mouvements impossibles et indispensables comme l'intromission du pénis dans le vagin ou dans l'anus. Cette place de troisième (qui n'a rien à voir avec celle du tiers), quand elle n'est pas négociée comme " acte de soins ou l'accompagnement ", relève habituellement du domaine de la perversion.

Dans le cas du handicap mental et sous prétexte de protections, nous aurions donc remplacé une perversion possible et libre par une autre encadrée...
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04/10/2012
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Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne

Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne

 

Ne doit pas être confondu avec Convention européenne des droits de l'homme.

 

Cet article est une ébauche concernant le droit et l’Union européenne.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

La Charte des droits fondamentaux est une déclaration des droits adoptée le 7 décembre 2000 par l'Union européenne.

Le traité de Lisbonne de 2007 fait mention de la Charte dans l'article sur les droits fondamentaux et vise à lui conférer une valeur juridiquement contraignante (sous de fortes restrictions pour deux pays1 : la Pologne2 et le Royaume-Uni, auquel se joint le 29 octobre 2009, la République tchèque qui obtient également une clause dérogatoire3).

Sommaire

  [masquer

Élaboration de la Charte[modifier]

Elle a été signée et proclamée par les présidents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission lors du Conseil européen deNice le 7 décembre 2000. Cette Charte est le résultat d'une procédure originale - et sans précédent dans l'histoire de l'Union européenne - qui peut être ainsi résumée :

  • les Conseils européens de Cologne (3/4 juin 1999) et de Tampere (octobre 1999) ont donné mandat à un groupe de travail qui s'est lui même proclamé Convention de rédiger un projet. Constituée en décembre 1999, elle adopte son projet le 2 octobre 2000,
  • le Conseil européen de Biarritz (13/14 octobre 2000) a donné son accord unanime sur ce projet et l'a transmis au Parlement européen et à la Commission,
  • le Parlement européen a donné son accord le 14 novembre 2000 et la Commission le 6 décembre 2000,
  • au nom de leurs institutions, les présidents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission ont signé et proclamé la Charte le 7 décembre 2000 à Nice,
  • celle-ci a été proclamée une nouvelle fois le 12 décembre 2007 lors d'une cérémonie officielle au Parlement européen à Strasbourg4.

La Convention était composée essentiellement des juristes, désignés comme suit :

  • 15 par les chefs d'État et de gouvernement ;
  • 16 par le Parlement européen ;
  • 30 par les Parlements nationaux ;
  • 1 par la Commission européenne.

La Convention était présidée par Roman Herzog, ancien Président de la République fédérale d'Allemagne et de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, avec comme secrétaire général adjoint Gilles de Kerchove.

Le Bureau de la Convention était composé de :

  • M. Pedra Bacelar de Vasconcelos et M. Guy Braibant pour les Représentants des Chefs d'État et de gouvernement
  • M. Gunnaro Jansson pour les représentants des Parlements nationaux
  • M. Iñigo Méndez de Vigo pour les représentants du Parlement européen
  • M. António Vitorino

La charte et le projet de Traité constitutionnel[modifier]

La charte constituait le titre II du Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Ce traité n'ayant pas été ratifié par tous les États membres, le statut juridique de la Charte en est resté inchangé.

Contenu de la Charte[modifier]

La Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne reprend en un texte unique, pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne, l'ensemble des droits civiques, politiques, économiques et sociaux des citoyens européens ainsi que de toutes personnes vivant sur le territoire de l'Union.

Le texte comprend 54 articles précédés d'un bref préambule. Les droits sont regroupés en six grands chapitres :

Ces six chapitres sont complétés par un septième qui comporte les dispositions finales.

Ils sont basés notamment sur les droits et libertés fondamentaux reconnus par la Convention européenne des droits de l'homme(instrument du Conseil de l'Europe), les traditions constitutionnelles des États membres de l'Union européenne, la Charte sociale européenne du Conseil de l'Europe et la Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs ainsi que d'autres conventions internationales auxquelles adhèrent l'Union européenne ou ses États membres. L'arrêt Nold de la Cour de justice des Communautés européennes du 14 mai 1974 affirme cependant déjà que les droits fondamentaux tels que reconnus dans les droits nationaux font partie du droit des Communautés et doivent être défendus par celles-ci.

La Charte des droits fondamentaux n'a pas officiellement de valeur contraignante. Toutefois, le tribunal de première instance et la Cour de justice des communautés européennes s'y référent de plus en plus souvent. Les avocats généraux la mentionnent également fréquemment dans leurs conclusions générales. Enfin, elle constitue une règle interne au Parlement européen.

La Charte des droits fondamentaux de l'Union a été élaborée par une convention composée d’un représentant de chaque pays de l’UE et de la Commission européenne, ainsi que de membres du Parlement européen et des parlements nationaux. Elle a été formellement adoptée à Nice en décembre 2000 par le Parlement européen, le Conseil et la Commission. Depuis décembre 2009 et l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, la Charte des droits fondamentaux de l'Union s’est vue confier la même force juridique obligatoire que les traités. D'ailleurs, la Charte des droits fondamentaux de l'Union a été modifiée et proclamée une deuxième fois en décembre 2007 à cette fin.

Une Charte relative au droit européen[modifier]

L'article 51, alinéa 1er, précise que « Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions et organes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité ».

Pour les États membres, la charte ne s'impose à eux que lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. Cette charte s'applique bel et bien dans les trois piliers européens.

L'article 52 précise : « Dans le respect du principe de proportionnalité, des limitations ne peuvent être apportées que si elles sont nécessaires et répondent effectivement à des objectifs d'intérêt général reconnus par l'Union ou au besoin de protection des droits et libertés d'autrui. »

Une référence pour l'Agence des droits fondamentaux[modifier]

La charte sera la référence pour l'action de l'Agence des droits fondamentaux mise en place en février 20075.

Cette agence a trois responsabilités :

  • recueillir des informations et des données,
  • formuler des conseils à l'intention de l'Union européenne et de ses États membres,
  • stimuler le dialogue avec la société civile afin de sensibiliser davantage le public aux droits fondamentaux.

Bibliographie[modifier]

  • L. Burgorgue-Larsen (dir.), La France face à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, Bruxelles, Bruylant, 2005, 696p. (Col. du Credho, n°8, préface de Guy Braibant).
  • L. Burgorgue-Larsen, A. Levade, F. Picod (dir.), Traité établissant une Constitution pour l’Europe. Partie II. La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Commentaire article par article, Bruxelles, Bruylant, 2005, 837p.
  • L. Burgorgue-Larsen,«La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne racontée au citoyen européen », Revues des Affaires européennes (RAE-LEA), 2000-4, pp.398-409.
  • L. Burgorgue-Larsen,«La ‘force de l’évocation’ ou le fabuleux destin de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne », L’équilibre des pouvoirs et l’esprit des institutions. Mélanges en l’honneur de Pierre Pactet, Paris, Dalloz, 2003, pp.77-104.
  • L. Burgorgue-Larsen,«Ombres et lumières de la constitutionnalisation de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne », Cahiers de droit européen, 2004, n°4-6, pp.863-890. également in Revista Brasileira de Direito Constitucional, Julio/Dezembro 2005-n°6, Teoria Da Constituiçao, pp.64-85.
  • L. Burgorgue-Larsen,« L’apparition de la Charte des droits fondamentaux dans la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés », note sous Parlement c. Conseil, 27 juin 2006, AJDA, 4 décembre 2006, n°41/2006, pp.2286-2288.

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1.  Protocole pour l'application de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne à la Pologne et au Royaume-Uni, J.O.U.E. [archive]
  2.  La Plateforme civique (PO) de Donald Tusk, vainqueur des élections législatives du 21 octobre 2007 en Pologne a annoncé le soir des élections que la Pologne adhérera à la Charte des droits fondamentaux. Jean Quatremer, « Jaroslaw Kaczynski n'est plus Premier Ministre [archive] »
  3.  Au sommet de Bruxelles, afin de signer le traité de Lisbonne qu'elle était la dernière à ne pas avoir ratifié.
  4.  Proclamation de la Charte des droits fondamentaux de l'UE [archive], communiqué de presse du Parlement européen
  5.  La Commission européenne se félicite de l'ouverture de l'Agence des droits fondamentaux [archive], Commission européenne, 01/03/2007

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Avant 1945 · 1945-1951 · 1952-1956 · 1957-1966 · 1967-1971 · 1972-1991 · 1992-2003 ·2004-

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Culture

Citoyenneté (Passeports) · Démographie · Permis de conduire · Éducation ·Institut d'innovation et de technologie · Langues · Médias d'information · Plaques d'immatriculation  ·Plus hauts gratte-ciel · Religions · Sport · Symboles · Statistiques

Théorie

Fédéralisme européen · Européisme · Euroscepticisme · Grande Europe · Méthode intergouvernementale ·Europe à deux vitesses · Eurosphère

 

 


15/09/2012
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PROPOSITION OFFRE PARTENARIAT AVEC INSTITUONS POUR HANDICAPE(ES)

 

De :

assohandicap services handicapées (assohandicap@live.fr)

Envoyé :

jeu. 13/09/12 16:08

À :

catjulesfil.carcassonne@afdaim.org; catfoyer.castelnaudary@afdaim.org; catenvol.pennautier@afdaim.org; catjeancahuc.lezignan@afdaim.org

 

 

 

 

 

Assohandicap

54, rue blanquerie

11300 Limoux (Aude)

 

assohandicap@live.fr

 A Limoux,

Le : 09/09/2012

 

 

 Madame, Monsieur 

  Directrice, Directeur

De tous les services accueillant des personnes handicapées.

 

 

Objet : Candidature au poste d’animateur pour personnes handicapées mentales, et physique, atteintes de disgrâces physiques diverses, et de ce fait, sont discriminées, jusqu’à leur vie intime, sociale, et peut être sur le plan des activités de loisirs.

 

Madame, Monsieur,

 

 Actuellement, étant moi-même reconnu comme handicapé, et ayant fréquenté diverses personnes portants divers handicaps. Leur étant venu en aide plusieurs fois, selon leurs demandes, en ayant reçue également à mon domicile. Souhaite vivement mettre mes atouts au service de votre association, car je pense correspondre au profil du poste que je me permets de vous demander.

 

En effet, de par mon expérience d’handicapé moi-même, reconnu par la MDPH de Carcassonne, d’une part, et grâce à la fréquentation durant plusieurs années de personnes en situation de handicap, en particulier au niveau psychique et mental (léger)., grâce a ces  années, durant lesquelles, j’ai côtoyé ce type de personne, et que j’ai reçu à mon domicile, à plusieurs reprises, où par des visites régulières, dans les services, où elles résidaient pour des séjours plus ou moins longs. Je possède l'ensemble des connaissances et des qualités indispensables pour contribuer par l’activité au maintien de la vie sociale des personnes handicapées mentales.

 

Ainsi, je saurai proposer des activités diverses, et d’ouverture aux autres, exercices physiques, discutions, loisirs créatifs, etc.), afin de les aider à s’intégrer et à améliorer l’image qu’elles ont d’elles mêmes.

 

Une collaboration, ou un partenariat avec vos services au sein de votre structure me permettra d'évoluer dans mon parcours personnel et professionnel.  Je pense être dynamique, créatif, réactif, relativement patient, sociable et ouvert, je n'aurai aucune difficulté à intégrer votre équipe.

 

Actuellement en poste pour l’association Assohandicap, que j’ai créé en 2010, à Limoux, enregistrée en sous-préfecture sous le n° : W112000945, je suis à la recherche d'un d’une activité à temps partiel, afin de me rendre utile envers les personnes reconnues et en situation de handicap, tout en étant autonome. Je compte me baser, pour ces interventions sur la loi du 11 février 2005 dont je possède d’importants articles.

.

Au cours de ma fréquentation de ces personnes, dont j’ai reçue à mon domicile certaines d’entre elles, dont une jeune femme pensionnaire dans une structure basée à Castelnaudary, venant, se ressourcer à la clinique des Tilleuls ici à Limoux, une semaine par mois. Il s’avère que lors de ses séjours, je lui rendais visite, toutes les après midi, et l’ai également reçue à mon domicile. Je lui ai également rendu visite, à Castelnaudary.  , j'ai pu acquérir les connaissances indispensables en matière d’animation, activités culturelles etc... Je prendrai en charge les personnes handicapées mentales avec respect et écoute.ma situation d’handicapé, m’a permise d’approfondir mes connaissances de l’animation et du public des personnes handicapées mentales. De plus, sociable et à l’écoute, je saurai travailler en équipe et suivre les consignes.

 

Au cours de mon expérience je me suis rendu utile auprès des personnes handicapées mentales afin de proposer des activités en faveur de leur intégration sociale et de leur bien-être. Par comme je l’indique, des visites, des discutions, j’ai réussi à apprendre à une femme handicapée, à créer en quelques minutes un site internet relativement complet, avec plusieurs modules et liens, mis en ligne, et réfrènement, immédiats Mon expérience personnelle me permet une bonne connaissance des personnes handicapées mentales et de leur problématique

 

J'ai pu travailler dans de nombreuses structures ce qui facilitera mon insertion au sein de votre association, et de remplir à la demande les tâches qui me seront confiées et d’assurer le bien-être des personnes handicapées mentales. Ces interventions se feront à mon domicile.

 

Le contact avec les personnes handicapées mentales me permettra, je pense,  de m’adapter rapidement.

 

Veuillez croire, Madame, Monsieur, à mes salutations cordiales.


13/09/2012
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structure d'accompagnement et d'aide par le travail

 

 

L'ESAT L'Envol de Limoux

 

Atelier Espace Vert

 

Activité lavage véhicules

 

Atelier sous-traitance

Directeur : Vincent LALANDE

Chef de Service : Alain BOULBES 

Mission de l’établissement : structure d'accompagnement et d'aide par le travail 

Type de handicap pris en charge : déficience intellectuelle et psychique. 

Régime d’accueil : semi- internat 

Places agrées: 40  

Nombres de jours d’ouverture : 222 jours 

Période de fermeture : 4 semaines au mois d’août - 1 semaine à Noël 

Type de personnels de l’établissement : 
- salariés handicapés  
-personnel encadrant  
- personnel de soin, médical, paramédical : psychologue 
- chef de service 
- personnel administratif 

Description des ateliers de travail : 
-  atelier «lavage voiture», 
-  atelier «espace verts», 
-  atelier de sous-traitance (ménage), 
- traitement de données informatiques

 

ESAT L'Envol
Impasse de la Malepère
ZA du Razès
11300 LIMOUX
Tél : 04.68.31.02.80.
Fax : 04.68.31.55.61.
catenvol.limoux@afdaim.org


13/09/2012
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Candidature au poste d’animateur pour personnes handicapées mentales

Assohandicap

 Azur-Site

54, rue blanquerie

11300, Limoux

 

azur-site@hotmail.fr

 

 

http://azur-site.blog4ever.com

 

 

 

Madame, Monsieur

Le Directeur

Maison Départementale des Personnes

Handicapées de l’Aude

18, rue Moulin de la Seigne

11000 Carcassonne

Cedex 9

 

 

 

Objet : Candidature au poste d’animateur pour personnes handicapées mentales

 

 

 

 

Madame, Monsieur,

Actuellement, webmaster, création et gestion de plusieurs sites internet, et blogs,

Utilisant des services, et logiciels simples d’utilisation. En tant qu’auto-« auto-entrepreneur », je souhaite vivement mettre mes atouts au service des personnes en situation de handicap mental ou psychique.

De ce fait, je me permets de vous proposer mes services, 1 à 2 jours par semaine. Je pense correspondre parfaitement au profil permettant de fournir une sorte de formation bénévole, en informatique, destinée à ce type de personnes.

En effet, de par mon expérience professionnelle je possède l'ensemble des connaissances et des qualités indispensables pour contribuer par l’activité au maintien de la vie sociale des personnes handicapées mentales.

Ainsi, je saurai proposer des activités ludiques, et formatrices, telle que précisées, ci-après :

 

 

Comment rendre accessible les outils technologiques en général, et internet en

particulier

Quels sont les critères d'accès universel pour la conception d'un outil?

C'est à partir de l’étude des modèles théoriques de ces trois dimensions que nous avons

pu formuler les conjectures théoriques importantes pour la réalisation d'un site internet

adapté à des personnes en situation de handicap, conçu comme un outil de soutien à la vie autonome. Nous avons établi les règles

de conception nécessaires l'incorporation de ces conjectures dans notre site et montré

que l'utilisation de ces règles permet à des personnes en situation de handicap mental

d'accéder aux informations du site, de comprendre son utilisation et d'en saisir l'utilité

dans leur vie quotidienne. compagnies ajoutent cette dimension dans leurs lignes de recherche.

A travers ce travail de mémoire, nous nous sommes intéressés à cette dimension,

l'accessibilité. Et plus concrètement, l'accessibilité à internet pour des personnes en

situation de handicap cognitif, est possible, très simplement.

4

Aujourd'hui, dans les pays développés et d'un point de vue matériel et économique, les

personnes en situation de handicap mental ont accès aux nouvelles technologies. Leur

intégration sociale croissante fait qu'à leur manière, et selon leurs possibilités, elles

suivent les tendances de la société qui les entoure et éprouvent les mêmes besoins que

les autres citoyens, aussi en tant que consommateurs. Ce besoin social précède souvent

la démarche éducative. Ainsi, en quelques années, la possession d'un téléphone portable

est devenue courante dans la population en situation de handicap mental. Par la suite,

son utilisation a été intégrée dans une démarche éducative pour l'amélioration de

l'indépendance et pour favoriser leur autodétermination. Il en est de même pour

l'utilisation de l'ordinateur et internet, que ces personnes abordent surtout en tant

qu'outils de loisir mais qui présentent un vrai potentiel éducatif en tant qu'outil de

soutien.

 

Comment rendre accessible les outils technologiques en général, et internet en

particulier, à des personnes en situation de handicap mental? Nous nous y sommes intéressés.

La déficience: quelles sont les particularités du fonctionnement cognitif des

personnes en situation de handicap mental qui peuvent conditionner des

adaptations particulières à l'heure de concevoir un outil?

La limitation d'activité: quels modèles d'apprentissage et d'intervention

éducative sont utilisés pour faire face à cette limitation d'activité, et comment

peut-on en tenir compte dans la conception d'un outil? Peut-on concevoir des

outils permettant à l'individu de dépasser cette limitation pour accéder à une

plus grande autodétermination? Il existe des sites, de créations de blogs et de sites internet, qui proposent et fournissent, des « kits’ graphiques gratuits », pouvant par la suite avec un peut plus d’expériences et de connaissances être personnalisés. en quelques clics, en quelques minutes pour les personnes les plus « capables » et en quelques heures seulement pour les moins capables. Elles peuvent constater par elles-mêmes l’évolution de leur « travail », apporter des modifications, jusqu'à ce que leur but soit atteint, elles valident leur création, et peut se rendre compte du résultat final, qui sera vu par plusieurs utilisateurs.

Un emploi au sein de votre structure, à titre bénévole, me permettra d'évoluer dans mon parcours professionnel.

 

Dynamique, créatif organisé, appliqué, patient, polyvalent sociable et ouvert, je n'aurai aucune difficulté à intégrer votre équipe.

 

 

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ma candidature et vous prie d’agréer, 


08/09/2012
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AIDES FEMMES HANDICAPEES BENEVOLEMENT

 Accueil > Adultes > Recherches de personnes > Limoux

AIDES FEMMES HANDICAPEES BENEVOLEMENT

Assohandicap

54, rue blanquerie

11300 Limoux


assohandicap@live.fr


handicap-benevolat@hotmail.fr


sexotherapeute02@hotmail.fr


 

Pour tous renseignements et services relatifs a ce sujet Veuillez me contacter par mail : JE VOUS PROPOSE MES SERVICES BENEVOLEMENT SI VOUS ETES HANDICAPEES.

Une association d'assistants sexuels pour personnes handicapées peut-elle exister en France? Oui la question de la sexualité des personnes handicapées est primordiale. Il existe une reconnaissance européenne voire internationale (1) des droits fondamentaux, comme le respect de l'intimité de la personne, mais la question de la sexualité des personnes handicapées n'est pas abordée de la même manière selon les pays. Est-ce à dire que nous sommes réfractaires à l'intervention d'un assistant sexuel en France? Là est toute la question et notamment au cœur de nos institutions et associations en charge ou représentant les personnes handicapées. Nos homologues européens se sont déjà penchés sur cette question et ont notamment mis en place des prises en charge des besoins sexuels de personnes handicapées, dont la plus controversée est l'intervention d'assistant sexuel, car elle fait naitre des craintes qu'elles soient socioculturelles, éthiques ou juridiques, politiques. Mais de quoi parlons-nous au juste quand on parle d'assistant sexuel en Europe. Aspect fondamental du problème c'est que l'on regroupe dans cette initiative différente appellations, pratiques, sources de financement, recrutement, objectifs, qu'il est important de définir et analyser afin de comprendre que le problème vient peut-être plus de ces disparités

d'organisation, que le projet en lui-même. Appellations- Caresseur, caresseuses: qui englobent plusieurs offres sensorielles, sensuelles et sexuelles, à l'exception des baisers et des pénétrations. - Assistant sexuel: définition première qui comprend l'idée d'être avec, d'être présent et aider concrètement en mettant son corps en jeu dans la relation. - Aide sexuelle: adopté à l'époque en Suisse, et qui relevait cette fois du soin sexologique (au même titre que le soin physio-thérapeutique, d'hygiène et de rééducation fonctionnelle,). Cette précision témoignant d'une volonté de se distinguer d'un acte de prostitution. Objectifs- Sans relation sexuelle. Une mission qui demande beaucoup de préparation, des discussions avec les aidants, parents professionnels qui travaillent avec la personne en situation de handicap. Pendant les séances sont proposés des massages, un contact corps à corps, des enlacements, des caresses et des touchers. Mais pas de rapports sexuels, ni relation sexuelle orale. L'orgasme n'étant pas l'objectif principal. Pour certaines personnes c'est la première fois de leur vie qu'ils ont un contact physique proche, sensuel. - Avec relation sexuelle: avec pénétration, avec comme objectif l'orgasme, d'ou une limite plus difficile à trouver entre l'assistance sexuelle: Qui sont les assistants sexuels?- Des professionnels qui exercent dans le cadre d'associations en Hollande, au Danemark en Allemagne et en Suisse, sont des volontaires issus des professions médicales (infirmières, aides-soignantes), sensibilisés aux problèmes des handicapés. - Mais aussi des call girls en contact avec des associations qui les mettent en relation avec des personnes handicapées. C'est à mon avis la source de confusion entre assistante sexuelle/association EN CE QUI ME CONSERNE, JE PEUX PRATIQUER CES TECHNIQUES BENEVOLEMENT. I. LA DEMANDE EXISTE-ELLE EN FRANCE? Oui ! L'assistance sexuelle est née à partir des demandes précises de personnes vivant avec un handicap. En effet, se satisfaire sexuellement seul ou avec un partenaire s'avère très compliqué, voire impossible selon les limitations du corps. Afin de savoir si la fonction d'assistant sexuel correspond à une demande en France. J'ai élaboré un questionnaire, et eu des entretiens dans une association pour personnes handicapées moteur. Le résultat est significatif: Questionnaire Question Oui Non Ne sais pas Pensez-vous que cette fonction peut-être utile en France?90%010%Êtes-vous favorable à l'organisation d'une association en France?90%010%Pour vous, cette fonction d'assistant Beaucoup (hommes autant que femmes handicapées) pensent que l'accès à la prostitution est le symbole d'une égalité restaurée avec les valides ("notamment pour les millions de handicapés qui n'ont pas la chance de se déplacer seuls et d'aller à la rencontre d'une fille de joie".) Cette mesure symboliserait pour eux "le droit à une vie sexuelle épanouie". Certains y voient un "réconfort". En Europe l'enjeu qui se profile, en termes de politiques publiques, qu'elles soient pénales, d'emploi ou de santé, pourrait bien être celui de l'homogénéisation européenne. Cet enjeu est dominé actuellement par une approche sécuritaire de la réponse à donner au phénomène de la traite des êtres humains d'une part, et par des enjeux d'ordre public d'autre part. Les notions qui seront discutées par les états membres traiteront autour de la traite et de la dignité humaine. L'organisation d'un marché de la prostitution est impossible sauf s'il est engagé par les États qui ont souverainement décidé de le réglementer pour mieux surveiller l'activité, et lutter efficacement contre la traite. Donc dans le cadre de l'assistant sexuel, le problème majeur que nous rencontrons pour la mise en place d'une association en France est entre autres cette notion d'intermédiaire que sera l'institution, l'association l'aidant. Cet intermédiaire qui de prés ou de loin sera en relation

avec l'assistant sexuel, soit du fait de la dépendance de la personne handicapée, soit de son lieu de résidence, En conclusion, a partir du constat que la France est en retard concernant les modalités a appliquer pour résoudre les problèmes sexuels des personnes handicapées, alors que certains pays ont réglé ces problèmes de manières différentes, certes plus ou moins partiellement, je pense qu'il est possible de mettre en place une politique d'assistant sexuel au bénéfice des personnes handicapées, mais uniquement dans le cadre d'un projet à l'échelon Européen, gérée par un groupe de référent dont les objectifs seront: - continuer le militantisme pour que les représentations sociales de la personne handicapée changent et évoluent, de façon à avoir une reconnaissance absolue de la personne handicapée et de ses besoins sexuels - mettre en place un débat éthique autour de la question qu'est ce que la relation d'aide, jusqu'ou pouvons nous aller, pourquoi avons nous peur de donner du plaisir au corps?... alors que nous n'avons aucune appréhension à le faire souffrir - élaborer le cadre juridique de fonctionnement de l'assistant sexuel - travailler des amendements aux textes de loi sur la prostitution et le proxénétisme - Harmoniser les pratiques d'intervention - Coordonnée les politiques sociales Il existe une association en France qui intervient dans le cadre de l’aide sexuelle pour handicapé(es).De façon à ce qu'enfin il y ait une réponse aux besoins incontestables des personnes handicapées. L'assistant sexuel peut-être une réponse à la souffrance qu'engendre l'abstinence, la solitude affectif et sexuel des personnes handicapées. L'intelligence est l'arme la plus redoutable dont disposent les humains, elle les conduit à se poser des questions, à imaginer des réponses, à orienter leurs forces vers les buts qu'ils se donnent... donnons nous ce but. Anne Doat Sexo-pédagogue, responsable de projet Notes 1. Cela est clairement précisé par les textes relatifs à la bioéthique, tels que la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'homme de l'UNESCO (1997), la Convention sur les droits de l'homme et la biomédecine du: Conseil de l'Europe 1997, Charte européenne des droits fondamentaux intégrée dans le traité de Rome de 2004 et clairement inspirée par la Convention européenne des droits de l'homme de 1950. Le premier article de la Charte y est consacré à la dignité humaine et est clairement inspiré par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948. (Retour au texte)

 


08/09/2012
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Sexualité de la personne handicapée mentale

Sexualité de la personne handicapée mentale

 

 

A tous ceux qui prennent en charge une personne handicapée, nous recommandons vivement la lecture de cet ouvrage :

Comprendre la sexualité de la personne handicapée mentale 
États les lieux et perspectives

En dehors de tout clivage institution / accueil familial, ce livre aborde de manière très naturelle et dédramatisée la sexualité du déficient mental, évoquant notamment les diverses formes et manifestations que cette sexualité peut prendre au quotidien.

Il évoque avec force conviction le rôle de l’environnement éducatif, l’intérêt d’un accompagnement social cohérent et respectueux, et l’importance des interdits dans la construction psychique du handicapé. Denis Vaginay repousse très loin les réactions de déni que ce sujet tabou appelle encore du côté d’accompagnateurs, de familles, de médecins...

Le déficient mental y est décrit avec beaucoup d’humanité. « Ni Ange, ni Démon », il a droit comme tout être humain à un projet de vie qui englobe tous les aspects de son histoire et de ses désirs…

"Il n’est pas toujours facile de faire admettre cette simple vérité : la sexualité des personnes handicapées mentales existe.

Cette affirmation recouvre de multiples situations. Il convient de ne pas les confondre. La population des personnes handicapées mentales est complexe et hétérogène. Malgré les déclarations de bonnes intentions, on ne peut pas s’attendre à voir une personne profondément déficiente partager les projets et les responsabilités d’une autre qui le serait beaucoup moins. Chacune vit dans son corps les effets de ses éveils pulsionnels et chacune aspire à exprimer ceux-ci dans une relation. Ce qui pose fondamentalement la question du droit et de l’interdit.

Nous chercherons à déterminer comment aider au quotidien et dès le plus jeune âge toutes les personnes handicapées à se construire au mieux, c’est-à-dire à intégrer à leur personnalité cette part de sexualité qu’aucune personne ne saurait négliger sans dommage. Nous aborderons les questions que pose la sexualité chez les adultes et les réponses que l’on peut proposer."

 

 


08/09/2012
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Mieux se connaître pour mieux vivre sa sexualité

 Mieux se connaître pour mieux vivre sa sexualité 

 

 

assohandicap@live.fr

 

Assohandicap

54, rue blanquerie

11300 Limoux (Aude)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Bernadette Soulier n'est pas une inconnue pour nos lecteurs. Médecin sexologue et thérapeute, elle s'intéresse tout particulièrement aux personnes handicapées. 
 

« Le désir d'amour, de sexualité et d'avoir des enfants est le même que l'on soit valide ou handicapé, explique-t-elle. Quels que soient le type et la gravité du handicap, chacun peut rencontrer un partenaire et vivre une relation amoureuse qui lui convient. Nous devons élargir notre regard sur les différentes sortes d'expression de la sexualité, car il n'existe pas de norme dans l'amour. En fonction du handicap et de son traitement, chacun va s'épanouir différemment dans sa vie amoureuse : ils se prennent la main, ils dorment l'un contre l'autre, ils correspondent par Internet dans une amitié amoureuse, ils ont des relations sexuelles avec ou sans pénétration...

Handirect : Comment dépasser les craintes dues au handicap ?
Bernadette Soulier : Il importe de lutter tout d'abord contre le déficit de l'estime de soi, l'image corporelle et le regard des autres. La peur de ne pouvoir plaire à cause du handicap est capitale. Je citerai l'exemple de cette jeune femme handicapée qui était extrêmement complexée par les nombreuses cicatrices qu'elle avait sur les jambes. A tel point que, quand elle rencontrait un jeune homme qui lui plaisait, elle ne lui autorisait que le flirt et les caresses du haut du corps, interdisant toute descente de main vers le bas de son corps. Quand le partenaire voulait aller plus loin, elle interrompait la relation, de peur qu'il découvre ses cicatrices.

H. : Que faire contre ce sentiment de gêne ou de honte ?
Bernadette Soulier : La personne handicapée a souvent honte de son corps, persuadée que personne ne voudra d'elle ainsi et qu'elle ne peut être objet de désir. Elle ne s'autorise pas le droit d'être désirable et, pourtant, tout le monde veut plaire, handicap ou pas. Pour lutter contre toute cette dépréciation de soi qui peut aller jusqu'à une forme d'autodestruction, on peut agir de plusieurs façons. Le but est de se préparer au mieux, pour se sentir pratiquement prêt pour une rencontre amoureuse. Tout en gardant dans l'esprit que, même si l'on ne se sent pas prêt, mais abîmé physiquement et au plus bas psychologiquement, on peut quand même rencontrer l'autre. Le partenaire peut revaloriser et aider à la reconstruction de l'individu par son amour... Personne « n'accepte » le handicap, on développe ce qui reste et on « fait avec ».

H. : Comment prendre confiance en soi, oser être ou redevenir désirable ?
Bernadette Soulier : Il faut s'habiller, se coiffer, se maquiller, s'approprier ce corps différent (bains moussants, massages, thalassothérapie ou cures thermales, sport, relaxation, chirurgie plastique). La thérapie apprend à ne pas prêter attention au fait d'être dévisagé.

H. :L'éducation sexuelle des personnes handicapées est-elle bien adaptée ou insuffisante? Et la contraception ?
Bernadette Soulier : L'éducation sexuelle obligatoire dans les lycées n'a pas lieu dans les institutions. L'absence de connaissance sur la sexualité est effroyable. Les jeunes ont des idées préconçues qui les empêchent de se comporter de façon responsable. En plus, se rajoute le fait qu'ils ne connaissent pas leurs possibilités sexuelles, par rapport au handicap. Il importe bien sûr de disposer d'une bonne contraception afin de ne pas être stressé le jour J.
Malgré des contre-indications spécifiques, on peut retenir qu'une contraception est toujours possible quelque soit le type de handicap (paralysie, spasticité, hémiplégie par AVC...) : c'est l'implant, contraceptif à la progestérone, placé dans le bras pendant 3 ans. Il a, de plus, l'avantage de réduire la durée et le volume des règles. La pilule du lendemain à la progestérone, Norlévo, peut être utilisée dans tous les cas de figure.

H. : Comment parler de son handicap à son (sa) partenaire ?
Bernadette Soulier : Il faut bien réfléchir à ce que l'on va dire au partenaire. Il est préférable de ne dire que la vérité, mais progressivement, afin de ne pas effrayer (urines, sensibilité génitale, cicatrices...). Le partenaire a vu le handicap dès le début et se doute qu'il y aura des souffrances cachées, il est déjà plus ou moins prêt à les entendre. Je cite toujours l'exemple de cet homme, amputé d'une jambe, qui a rencontré sa future femme à la plage alors qu'il était en maillot de bain. Il expliquait que, jusque-là, il n'avait rencontré de filles qu'habillé et que, celles-ci ne pouvant forcément comprendre qu'il lui manquait une jambe, c'était souvent un échec.

H. : Comment trouver la bonne position ?
Bernadette Soulier : On doit bien sûr réfléchir aux positions réalisables en fonction de sa mobilité. On peut généralement trouver au moins une ou deux positions qui conviennent au couple, il suffit de feuilleter le Kama Sutra. Cela génère parfois des conflits ou des réactions. Ainsi cette jeune fille IMC qui venait me consulter. Je lui expliquais que, du fait de ses cuisses rétractées, elle pouvait par exemple se placer couchée sur le coté, l'homme emboîté derrière elle: « Je ne suis pas une pute qui prend plein de positions », m'avait-elle lancée. Sa réaction est bien la preuve qu'il faut mieux informer les personnes. Et puis, il est toujours possible de se caler avec des coussins. De même, si la faiblesse et les mouvements parasites (athétose) peuvent empêcher la masturbation, celle-ci sera rendue possible placé sur le ventre.

Enfin, pour soulager la personne et diminuer le retentissement sur la vie affective et sexuelle, on pourra prendre en charge les douleurs chroniques dans un centre antidouleur

 

 


08/09/2012
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vie affective et sexuelle des personnes handicapées

vie affective et sexuelle

Des personnes en situation de handicap

assohandicap@live.fr

 

 

Assohandicap

54 rue blanquerie

11300 Limoux 

 

 

 

 

 

 

UN COUPLE DE PERSONNES HANDICAPEES ET PLUS OU MOINS DISGACIEUX PHYSIQUEMENT. VOUS POUVEZ CONNAITRE VOUS AUSSI LA MEME CHOSE. D'AUTRES PHOTOS SONT PUBLIEES A LA FIN DE CET ARTICLES. NOTRE ASSOCIATION : ASSOHANDICAP RECONNUE A LA SOUS PREFECTURE DE LIMOUX (AUDE) VOUS PROPOSE DE VOUS VENIR EN AIDE DE VOUS ECOUTER, D'INTERVENIR DIRECTEMENT AVEC VOUS SELON VOTRE DEMANDE. ET PEUT IMPORTE VOTRE APPARENCE, VOTRE PHYSIQUE, MINCE, GROSSE, PETITE OU GRANDE.

 

 


- Comment une personne en situation de handicap peut-elle exprimer dans une institution ses désirs de vie sexuelle et affective ? 
- Comment les professionnels peuvent-ils y répondre ? Il faut bien sur tenir compte des désirs de la personne, il s’agit comme pour toutes autres personnes dites valides, de la vie privée et de l’intime, une vie sexuelle libre et épanouie est considérée comme un droit fondamentale, nous pouvons apporter des soutiens, des aides aux personnes en situation de handicap, conformément aux articles de la loi du : 11 février 2005. Nous devons tenir compte du choix de vie des personnes handicapées, qui doivent selon cette loi, avoir les mêmes droits, en ce qui concerne leur autonomie. Elles doivent bénéficier de la solidarité de l’ensemble des personnes de leur entourage, selon leur demande.

La vie affective est: "toute relation où l'on ressent des émotions, des sentiments". De l’excitation, du plaisir, recevoir du plaisir et pouvoir en donner, comme dans tous les couples.
La vie sexuelle étant "l'ensemble des comportements qui visent le plaisir sexuel".
Attention à ne pas réduire la sexualité à la génitalité ou à la reproduction.
Les pratiques sexuelles
La sexualité s'inscrit dans une construction historique et sociale. 
Force est de constater que le droit à une vie affective pour toute personne handicapée n'entraîne pas de fait une vie affective. Si une personne est considérée comme incapable de donner son consentement cela pose aussi un problème éthique.

Vie affective, relationnelle et sexuelle des personnes en situation de handicap physique : outils et témoignages."

 Les personnes handicapées, subissent nombreuses discriminations liées aux représentations sociales concernent plus particulièrement trois éléments, à savoir:
- La féminité
- L'homosexualité
- L'accompagnant sexuel

.

Il faut OSER être femme quand on est handicapée !

Les conditions sociales de vie sont sources d'inégalité mais les représentations sociales confortent ces inégalités concernant les femmes, les handicapés et surtout les femmes handicapées.

L'homosexualité et le handicap :
Le milieu homosexuel refuse le handicap en privilégiant le mythe de la beauté et de l'apparence mais à l'inverse les personnes handicapées n'envisagent pas l'accessibilité des milieux homosexuels, ceci entraînant une double discrimination.

L'accompagnant sexuel :
Il existe une multitude de façons de vivre la sexualité. Il existe dans l’entourage des personnes handicapées, en particulier des femmes, des personnes qui elles aussi rencontrent des difficultés dans leur vie sexuelle, sans être pour autant considérés comme ignorante sur le sujet. Il n’est absolument pas nécessaire, qu’une prestation  soit rémunérée, au contraire, aider ces personnes, et les écouter, prendre en considération leurs désirs, peut être fait tout à fait bénévolement. Il existe des associations pour cela, tout en respectant la loi du 11 février 2005, citée ci-dessus..?


"Vie sexuelle et handicap mental".

. L'accès à la sexualité ne va pas de soi. Le droit n'est pas une garantie. Théoriquement, les personnes handicapées devraient accéder à une vie sexuelle dès l'âge de 15 à 17 ans. Mais dans les faits, quand les personnes handicapées y ont droit, ce n'est pas avec n'importe qui mais entre personnes handicapées, ou disgracieuse. Toutes les personnes disgracieuse, physiquement, peuvent aussi pourquoi pas avoir une vie sexuelle, libre et épanouie, et comme les autres sont aussi capable de recevoir et de donner du plaisir, et d’en être parfaitement conscientes, même en étant handicapées mentales. Je suis moi-même reconnu handicapé, en étant autonome, et j’ai eu plusieurs contacts et relations sexuelles avec des femmes, reconnues handicapées, non sur le plan physique, sauf en cas de physique disgracieux. J’ai donc eu des rapports avec des femmes, petites, grandes, minces, ou rondes, sans que cela ne me gêne, et ne gêne ma partenaire.

Les relations sexuelles ont longtemps été interdites en institution, pourtant lieu de vie. Cela est pourtant inégal. Cela s'explique par le resurgissement de la peur chez les parents et les professionnels comme si les personnes handicapées ne pouvaient avoir que des relations sexuelles pulsionnelles (mais, même chez les animaux, l'acte sexuel n'est pas bestial). En fonction de leurs parcours, les personnes handicapées réagissent différemment. Il s'agit d'une population hétérogène immergée dans une société hyper excitante


Le problème vient du fait qu'on a du mal à accepter qu'elles vivent dans cette dynamique. Alors on banalise ou on restreint en évoquant leur vulnérabilité qui repose en fait sur chacun et ses représentations propres. Ou bien, on évoque la dimension du non consentement. Mais l'inverse, est-ce le consentement ? N'est-il pas plus important d'amener l'autre à avoir du désir pour lui ?
Par définition, on considère la personne handicapée comme non consentante. Et bien cela est faux, toutes les femmes handicapées dont je fais ici état, était consentantes, et parfois même demandeuses.
Il y a ainsi des glissements qui nous autorisent à imposer des éléments de restriction aux personnes handicapées qui pourtant ont eu à faire face tout au long de leur vie au rejet ou ont su gérer la souffrance. donc ne sont pas si vulnérables que cela. Comme si cela peut arranger de le penser…
On enlève ainsi à la personne handicapée le droit à l'expérimentation, pourtant nécessaire à tout le monde ou on leur propose d'y accéder sous des formes normalisées en fonction de la perception morale de chacun Mais si on leur permet d'accéder à la sexualité, c'est à toute la sexualité (homosexualité, la bisexualité, l’hétérosexualité, le lesbianisme. sans restriction afin d'amener la personne à prendre ses responsabilités. Ce n'est pas plus dangereux que pour nous mais pas moins.

Lorsqu'on s'inquiète de la vie affective dans une institution, c'est une façon d'aborder la vie sexuelle. La vie affective est une forme de vie sexuelle. Nous offrons un cadre hyper moralisé en fonction de notre sexualité. C'est pour cela qu'elle est taboue. 
Il n'y a pas de bons mots pour parler de sexualité mais les mots de chacun.
On est dans l'acte sexuel quand on parle de sexualité. C'est donc très intime. Ce qui nous parait être le mieux est parfois une catastrophe. L'intimité se construit, c'est un espace relationnel opportuniste. Les personnes handicapées n'ont parfois pas accès à leur corps mais la sexualité se fonde aussi sur l'imaginaire.
L’accompagnement, ne considérant pas que les personnes handicapées aient des zones érogènes qui leur permettent de construire des représentations imaginaires. Dans notre société, on privilégie le regard et on rend tabou le corps disgracieux, en général sans se poser de question, ce corps qui ne correspond pas aux normes. Mais comment avoir du sexe sans corps ? Ce qui est difficile, c'est de toucher l'autre. Il ne faut pas confondre "toucher" et "attouchement".

. vivre pleinement sa vie affective, intime et sexuelle".

Dans le cadre d'un accompagnement à la vie affective et sexuelle des personnes handicapées,

- animation de groupes de parole;
- l'organisation et l'animation de soirées-débats;proposées aux personnes handicapées en les laissant s’exprimer, et témoigner de leurs expériences.
- la consultation en couple ou individuellement.

Elle insiste sur la nécessité, en institution, de :
- créer un réseau interne et externe: 
- créer un partenariat avec les associations existantes, s’intéressant principalement au sujet en question-
Dans l'idéal, au plus tôt on aborde cette question, c'est-à-dire de préférence avant la puberté, et la personne handicapée s'affirmera plus vite dans sa vie intime Il faut accepter et des pratiques différentes, acceptées pour les personnes valides.

L'ignorance n'a jamais protégé personne. Il est indispensable que la personne handicapée puisse s'affirmer pleinement en tant qu'homme ou femme.

Concernant les groupe de parole, on peut utiliser différents supports (photo langage, films, pourquoi pas des films X en permettant aux personnes handicapées de les commenter, de donner leur sentiments, leurs impressions, ce qui les excite, ou ce qui les dérange.) afin de donner la possibilité à chacun de s'autodéterminer l'aider à élaborer sa pensée prendre une décision Animer un groupe, c'est permettre d'apprendre s'exprimer, entendre, partager, discuter, ébouter. Il n’y a pas de
critères de "bonne" sexualité. Chaque personne, vit la sienne au sein du couple, ou du groupe, si on expérimente la sexualité de groupe, échangisme, libertinage, au même titre que les personnes dites valides, qui ont ou qui expérimentent ces types de sexualité. C'est de leur vision de la sexualité dont il est question.
Il ne faut jamais oublier que c'est la solitude qui doit être au cœur de nos préoccupations.
Dans les projets personnalisés, il est important que la vie affective apparaisse.



"L'accompagnement des personnes handicapées dans leur vie affective et sociale".

La création de chambres individuelles permet la prise en considération de l'intime dans le collectif. La création de chambres doubles accompagne les demandes de vie de couple. Cela permet de développer la notion de "chez soi". Cela passe par un accompagnement concernant la décoration, l'aménagement, le passage des personnes internes ou extérieures à l'institution en autorisant ou non des allers venus dans cet espace privé. Il est nécessaire de poser des règles, d'échanger, de discuter en équipe et avec la personne concernée. L'ouverture vers l'extérieur est favorisée, en accompagnant les résidents pour des week-ends. Des séjours à l'hôtel.

Concernant le projet individuel, il a été nécessaire de construire un outil avec l'apparition de mots clés comme "affectivité", "relationnel", à traiter de façon systématique dans le projet personnalisé. Et si la personne ne souhaite pas le traiter, on le mentionne quand même afin de ne pas nier cet aspect.
La relation entre un homme et une femme ou entre deux hommes ou deux femmes est une "aventure humaine Chaque situation est unique.

 

Il existe dans le département de l’Aude près de Carcassonne, une association basée à Limoux, Assohandicap 54, rue blanquerie 11300 Limoux, qui s’occupe très bien de l’ensemble des problèmes mentionnés dans cet article.


la souffrance est présente aussi bien chez les femmes que chez les hommes handicapés. 
"Handicap et sexualité" et sur le documentaire "Sexe, amour et handicap". Il précise qu'il existe une réelle dynamique autour de cette problématique dans le sud de la France. Des ateliers de séduction sont proposés à l'APF, Assohandicap.cette association propose divers sites internet pour les adultes  handicapé(es), tel que :

 


 

 

http://assohandicap.blog4ever.com

 

 

 

 

http://aidants-sexuels.onlc.fr

http://handi-limoux.onlc.fr

 

 

 

http://sexotherapeute.onlc.fr

 

 

.
Il indique qu'une minorité de personnes en lourd handicap attend l'ouverture d'un service "Vie affective et sexuelle" car une personne handicapée, toujours accompagnée, assistée, présentant un physique ingrat rencontre de grandes difficultés, pour créer des relations, avec l’autre. Moi-même handicapé, comme je l’indique ci-dessus, et étant également, atteint d’un physique ingrat, visage, etc.…, je suis bien placé, pour connaitre cette situation, et selon mon parcourt avec des femmes en situation de handicap de tous physiques, je ne me permets pas de juger les autres sur leurs apparences générales, physiques ou autres.

. L'accompagnement sexuel reste une réponse possible Le corps est donc à remettre au centre de la question : si on permet le toucher on remarque que cela entraîne une baisse des tensions et des problèmes relationnels.

Ce sont les personnes handicapées elles-mêmes qui revendiquent quelque chose qu'on a du mal à leur donner. C’est pour cette raison, qu’il vous faut savoir saisir les propositions qui peuvent vous être faites, par cette association, à votre écoute. En respectant dans la mesure du possible vos attentes, ou questions posées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


08/09/2012
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Vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap

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Vie affective et sexuelle

des personnes en situation de handicap


L'intervenante devant aborder les aspects juridiques n'est pas venue.


- Introduction : Les principales questions qui ont conduit à l'organisation de ce colloque sont:
- Comment une personne en situation de handicap peut-elle exprimer dans une institution ses désirs de vie sexuelle et affective ? 
- Comment les professionnels peuvent-ils y répondre ?
- Comment aborder l'intimité des usagers sans être dans le voyeurisme ou dans la faute professionnelle ?
- La vie sexuelle et affective peut-elle s'éduquer ?

- Intervention de monsieur Gaspard BRUN, attaché temporaire d'enseignement et de recherche à l'université de Provence à Aix, psychologue de formation : 
"Vie affective et vie sexuelle des personnes handicapées : perspectives éthiques, philosophiques ou pratiques ?"

Monsieur G. Brun nous dit qu'on ne peut pas se passer d'un dialogue entre les savoirs investis (c'est-à-dire les savoirs de la personne handicapée elle-même, de sa famille et des professionnels) et les savoirs académiques. Il attire également notre attention sur le fait que l'on se pose des questions éthiques concernant l'accompagnement des personnes handicapées moteurs ou mentales mais que l'on parle peu de certaines déficiences auditives, visuelles…alors qu'on aurait intérêt à le faire pour l'ensemble de la société.

Selon lui, la vie affective est: "toute relation où l'on ressent des émotions, des sentiments".
La vie sexuelle étant "l'ensemble des comportements qui visent le plaisir sexuel".
Attention à ne pas réduire la sexualité à la génitalité ou à la reproduction.
Les pratiques sexuelles/codes moraux :
La sexualité s'inscrit dans une construction historique et sociale. 
Force est de constater que le droit à une vie affective pour toute personne handicapée n'entraîne pas de fait une vie affective. La vie concrète pose des problèmes et des questions pour la personne elle-même, sa famille et les professionnels, des problèmes moraux. Cela met en jeu des principes liés à des valeurs contradictoires et sans avoir recours à une norme unique qui permettrait de trancher. Ces questions doivent toujours être pensées dans la singularité de la situation (un guide des bonnes pratiques ne peut pas trancher par exemple pour Mr Brun). Autre exemple, le recours à une tierce personne pose un problème d'ordre éthique opposant l'assistance à la prostitution et illustrant que le "droit" à une assistance n'entraîne pas "de fait" la réalisation de cette assistance. 
Aucun système législatif ne peut régir une vie affective.
Il ne peut y avoir de contractualisation sur le désir d'autrui.
Si deux personnes sont considérées comme incapables de se représenter les conséquences de leur vie sexuelle, cela pose un problème éthique. Si une personne est considérée comme incapable de donner son consentement cela pose aussi un problème éthique.
Les normes de l'éthique :
Selon Michel Foucault, la sexualité est "une ligne de partage entre la raison et la déraison, la santé et la maladie". Selon lui, la sexualité est à considérer comme une stratégie de pouvoir, un processus de subjectivation permettant à la personne de devenir sujet (la jouissance serait le frisson même du moi).
Selon G. Canguilhem, la sexualité interpelle les normes juridiques et pose problème car elle est liée à l'affectivité (sentiments, émotions mais aussi sensation sans sens de perception directement rattaché).

Intervenir auprès des familles demeure difficile.
Avec les professionnels, il est important de partager et confronter les expériences car la formation ne suffit pas. S'interroger sur ce qu'on leur demande de faire et ce que ça demande aux professionnels.
Il n'y a pas d'éthique sans situation concrète.

- Intervention du professeur Michel Mercier, directeur du département de psychologie à la faculté de Namur, enseignant en sexologie à l'université de Louvain : 
"Représentations sociales et promotion de la santé affective, relationnelle et sexuelle des personnes en situation de handicap physique : outils et témoignages."

Le professeur nous rend compte d'une étude psychosociale sur les représentations sociales du handicap physique avec pour fil conducteur les nombreuses discriminations liées aux représentations sociales concernent plus particulièrement trois éléments, à savoir:
- La féminité
- L'homosexualité
- L'accompagnant sexuel
La société actuelle se trouve dans un contexte social de performance, compétitivité et excellence. Comment, la personne en situation de handicap peut-elle se situer par rapport à cela ?

Concernant la féminité, on observe des représentations sociales considérant la femme comme peu valorisée, peu performante. Dans le champ du handicap également. On note ainsi une dévalorisation professionnelle entraînant une faible productivité exigée lorsqu'une personne handicapée trouve un travail. On note aussi le passage d'une société de l'obligation à une société du désir (exemple on se marie beaucoup moins mais on a le désir d'une relation amoureuse ou d'avoir un enfant). La femme n'est pas sujet du désir pour autant mais encore très souvent "objet" du désir malgré l'évolution des mentalités (exemple : l'excision…). On lui refuse l'accès au désir comme on le refuse aux personnes handicapées pas toujours perçues comme pouvant réaliser leurs désirs mais plutôt soit comme "anges" (sans sexe) ou comme "bêtes", ramenant ainsi la sexualité à une pulsion.
Les représentations sociales de la personne handicapée physique montrent qu'elle est perçue comme "impuissante", nécessitant une aide indispensable et réduite à une technique palliative. (A titre anecdotique, il existe des toilettes publiques pour les hommes et pour les femmes et des toilettes pour "les handicapés" sans distinction).Cela illustre une main mise de la société sur le handicap entraînant un malaise qui conduit à rassurer… la personne valide. 
Du côté de la féminité, l'homme a imposé une domination culturelle dans toutes les sociétés car…il serait inutile (exemple : un homme suffit pour féconder de nombreuses femmes, on envoie les hommes au combat, en cas de naufrage on privilégie "les femmes et les enfants d'abord"…). La domination masculine serait établie pour compenser le déficit. La femme doit être fragile, reproductrice et séductrice, et la femme handicapée se retrouve donc doublement handicapée, considérée comme fragile, impuissante, réduite aux techniques palliatives tout en devant séduire ! 
Il faut OSER être femme quand on est handicapé !
Selon S. De Beauvoir, "on ne naît pas femme, on le devient". De même, on ne naît pas handicapé, on naît avec des déficiences et on devient handicapé dans l'interaction avec un monde social excluant.
On note également une discrimination par association à l'égard des femmes :
- 43 % des parents arrêtent de travailler quand ils ont un enfant handicapé;
- 39% des parents réduisent leur temps de travail;
- Dans 80 % des cas, c'est la femme qui réduit ou abandonne son travail.
Il existe donc une association entre la femme valide et son enfant handicapé.
Les programmes européens abordent cette dimension de discrimination homme/femme.
Les conditions sociales de vie sont sources d'inégalité mais les représentations sociales confortent ces inégalités concernant les femmes, les handicapés et surtout les femmes handicapées.

L'homosexualité et le handicap :
Le milieu homosexuel refuse le handicap en privilégiant le mythe de la beauté et de l'apparence mais à l'inverse les personnes handicapées n'envisagent pas l'accessibilité des milieux homosexuels, ceci entraînant une double discrimination.

L'accompagnant sexuel :
Il existe une multitude de façons de vivre la sexualité. On note des contradictions dans les réponses des personnes testées. Pour certaines, il s'agit : 
- D'une prestation d'un service rémunéré.
- Pour d'autres un travail social pour établir un droit social.
Attention cependant à ne pas stigmatiser cette notion d'accompagnant sexuel : pourquoi ne pas former alors des accompagnants aussi pour les grands timides ?


- Intervention de monsieur Denis VAGINAY, docteur en psychologie clinique, formateur, intervenant en établissement et en libéral : "Vie sexuelle et handicap mental".

Projet ou mirage ? 
Selon monsieur Vaginay, on s'est intéressé à ce sujet à partir du moment où cela a provoqué chez nous de la peur, notamment avec l'arrivée du sida. Il a fallu 10 ans pour que l'on aborde ce sujet concrètement. Avant, on faisait juste de la prévention. On note un effet de la loi 1975 sur la place des personnes handicapées, entraînant des propositions de modèles identificatoires banalisés, ne permettant pas la structuration des phénomènes de l'adolescence par exemple, comme si un jeune handicapé n'était pas concerné par les conflits œdipiens. 
Alors pourquoi maintenant cet intérêt et pas plus tôt ? Parce qu'on a tendance à introduire une différenciation qui ne repose que sur nos représentations, comme si nous considérions la vie affective et sexuelle des personnes handicapées comme une "option" après nous.
L'acceptation de ce sujet est variée et cadrée (souci du législateur de confirmer que la personne handicapée ne relève que du droit commun). Cela pose des problèmes éthiques. L'accès à la sexualité ne va pas de soi. Le droit n'est pas une garantie. Il y a une tentative d'oubli de ce cadrage social comme si on était très ouvert sur la question du sexe. On propose, voire on impose, des modèles de sexualité très exigeants, cadrants. On oublie que la sexualité reste un champ de restriction et un champ de pouvoir comme s'il existait une majorité sexuelle. Il y a encore des comptes à rendre à la société qui relèvent du pouvoir. Théoriquement, les personnes handicapées devraient accéder à une vie sexuelle dès l'âge de 15 ans. Mais dans les faits, quand les personnes handicapées y ont droit, ce n'est pas avec n'importe qui mais entre personnes handicapées (illustration d'un champ d'expression limitatif).

On note aussi une confusion entre loi et interdit :
Ainsi, les relations sexuelles ont longtemps été interdites en institution, pourtant lieu de vie. Cela est pourtant inégal. Cela s'explique par le resurgissement de la peur chez les parents et les professionnels comme si les personnes handicapées ne pouvaient avoir que des relations sexuelles pulsionnelles (mais, même chez les animaux, l'acte sexuel n'est pas bestial. Quand une personne se comporte bestialement, elle se comporte juste comme un homme). 
Il fallait donc une loi pour pallier à cette loi interne. La gêne est alors apparue chez les personnes handicapées elles-mêmes car elles ont du mal à s'approprier cette absence d'interdit nouveau (manque de souplesse de l'appareil psychique).
En fonction de leurs parcours, les personnes handicapées réagissent différemment. Il s'agit d'une population hétérogène immergée dans une société hyper excitante. Par exemple, on assiste à des phénomènes particuliers comme la prolongation de l'adolescence (phénomène "Tanguy") ou de pré adolescence (phénomène "Lolita" proposé comme excitant sexuel alors qu'avant, cette période de pré adolescence était considérée comme un temps de latence). Ces phénomènes sont issus de l'excitation de la société accentuée par des chansons, clips, films…hyper sexués de façon explicite, qui touchent également les personnes handicapées.
Le problème vient du fait qu'on a du mal à accepter qu'elles vivent dans cette dynamique. Alors on banalise ou on restreint en évoquant leur vulnérabilité qui repose en fait sur chacun et ses représentations propres. Ou bien, on évoque la dimension du non consentement. Mais l'inverse, est-ce le consentement ? N'est-il pas plus important d'amener l'autre à avoir du désir pour lui ?
Par définition, on considère la personne handicapée comme non consentante.
Il y a ainsi des glissements qui nous autorisent à imposer des éléments de restriction aux personnes handicapées qui pourtant ont eu à faire face tout au long de leur vie au rejet ou ont su gérer la souffrance ou celle de leurs parents…donc ne sont pas si vulnérables que cela. Comme si cela nous arrangeait de le penser…
On enlève ainsi à la personne handicapée le droit à l'expérimentation, pourtant nécessaire à tout le monde ou on leur propose d'y accéder sous des formes normalisées en fonction de la perception morale de chacun et non par la loi. Mais si on leur permet d'accéder à la sexualité, c'est à toute la sexualité (homosexualité, parentalité…) sans restriction afin d'amener la personne à prendre ses responsabilités. Ce n'est pas plus dangereux que pour nous mais pas moins.
Nous sommes donc dans des contradictions perpétuelles et nous demandons aux personnes handicapées de se débrouiller avec ça !

Lorsqu'on s'inquiète de la vie affective dans une institution, c'est une façon d'aborder la vie sexuelle. La vie affective est une forme de vie sexuelle. Nous offrons un cadre hyper moralisé en fonction de notre sexualité. C'est pour cela qu'elle est taboue. 
Il n'y a pas de bons mots pour parler de sexualité mais les mots de chacun.
On est dans l'acte sexuel quand on parle de sexualité. C'est donc très intime. Ce qui nous parait être le mieux est parfois une catastrophe. L'intimité se construit, c'est un espace relationnel opportuniste. Les personnes handicapées n'ont parfois pas accès à leur corps mais la sexualité se fonde aussi sur l'imaginaire.
On part souvent des représentations sociales des valides mais comment les personnes handicapées perçoivent-elles la sexualité ? Leurs représentations évoluent : d'abord éduquées avec "des trous" dans leur corps (manque de vocabulaire pour aborder le sujet ou mots "infantiles"), on constate aussi des "trous" dans l'accompagnement, ne considérant pas que les personnes handicapées ont des zones érogènes qui leur permettent de construire des représentations imaginaires. Dans notre société, on privilégie le regard et on rend tabou le corps, mais comment avoir du sexe sans corps ? Ce qui est difficile, c'est de toucher l'autre. Il ne faut pas confondre "toucher" et "attouchement".

- Projection de deux petits films sur la parentalité et le handicap.


- Intervention de Madame Sheila WAREMBOURG, sexologue, membre du collectif "Handicaps Sexualités" : "De l'enfance à l'age adulte, vivre pleinement sa vie affective, intime et sexuelle".

Dans le cadre d'un accompagnement à la vie affective et sexuelle des personnes handicapées, Madame Warembourg intervient sur;
- la formation des professionnels;
- l'animation de groupes de parole;
- l'organisation et l'animation de soirées-débats avec les parents;
- la consultation en couple ou individuellement.

Elle insiste sur la nécessité, en institution, de :
- créer un réseau interne et externe: 
- de créer un partenariat avec les familles toujours impliquées dans le questionnement;
- d'impliquer TOUS les professionnels dans l'analyse de la situation (chauffeur, secrétaire, femmes de ménage…) car la vie intime remonte à la surface à différents moments;
- de s'interroger sur la philosophie des professionnels dans cet accompagnement.
Il est important d'écrire ensemble une charte ou un protocole d'accompagnement au cas par cas: faire réfléchir l'équipe sur comment on fait au quotidien en collaboration avec la personne concernée.
Dans l'idéal, au plus tôt on aborde cette question, c'est-à-dire de préférence avant la puberté, et la personne handicapée s'affirmera plus vite dans sa vie intime. On peut par exemple mettre en place un cahier de vie de fille ou un cahier de vie de garçon qui permettra aussi aux parents de prendre conscience que leur enfant est sexué (les parents sont trop impliqués sur la vie au quotidien) mais on peut également proposer aux adultes des groupes de parole dans le cadre de la formation continue.
Etre témoin de la vie intime de l'autre, c'est compliqué et parfois insupportable.
On est confronté à la diversité de la vie intime et cela demande une grande ouverture d'esprit. Il faut accepter des envies et des pratiques différentes.

Concernant les parents et la famille en général (il est souhaitable aussi de rencontrer les frères et sœurs), on remarque qu'ils ont besoin de dire les questions qu'ils se posent. C'est lourd pour les familles. Car ils sont pris entre le désir et l'obligation de protéger. 
Il s'agit de libérer la parole pour libérer la pensée et ainsi grandir dans sa pensée. L'ignorance n'a jamais protégé personne. Il est indispensable que la personne handicapée puisse s'affirmer pleinement en tant qu'homme ou femme.

Concernant les groupe de parole, on peut utiliser différents supports (photo langage, poupées sexuées, statuettes, films…) afin de donner la possibilité à chacun de s'autodéterminer (créer des habiletés), l'aider à élaborer sa pensée, être mieux armé pour prendre une décision et tout cela ne s'improvise pas. Il est nécessaire de mettre en place un cadre de sécurité, un contrat entre les participants. Animer un groupe, c'est permettre d'apprendre, rire, s'exprimer, rêver, entendre, imaginer, dévoiler, partager.
Il faut savoir mettre de côté ses propres critères de "bonne" sexualité et faire confiance aux participants. C'est de leur vision de la sexualité dont il est question.
Il ne faut jamais oublier que c'est la solitude qui doit être au cœur de nos préoccupations.
Quand on observe qu'une personne en institution "papillonne", il est important de s'interroger sur les opportunités qu'on lui a données pour qu'elle ne papillonne pas.
Dans les projets personnalisés, il est important que la vie affective apparaisse.


- Intervention de madame Alice CASAGRANDE, responsable qualité bientraitance à la Croix Rouge.

Madame Casagrande nous présente un travail qui a commencé il y a 2 ans et demi et a donné lieu à un film ainsi qu'à une enquête d'abord proposée en ligne sur Internet (peu de réponses) puis sous la forme d'enquête qualitative au sein de 9 établissements recueillant des témoignages sur le "vivre ensemble". La démarche a été présentée en conseil d'administration dans le but d'établir des points de repères pour une éthique associative sur la sexualité des personnes en situation de handicap. Elle se poursuit toujours. Les résultats sont consultables.


- Intervention de Monsieur François LECAUDAY, chef de service, foyer d'hébergement l'Escapade (83) sur "L'accompagnement des personnes handicapées dans leur vie affective et sociale".

Selon monsieur Lecauday, la création de chambres individuelles permet la prise en considération de l'intime dans le collectif. La création de chambres doubles accompagne les demandes de vie de couple. Cela permet de développer la notion de "chez soi" avec les résidents. Cela passe par un accompagnement concernant la décoration, l'aménagement, le passage des personnes internes ou extérieures à l'institution en autorisant ou non des allers venus dans cet espace privé. Il est nécessaire de poser des règles, d'échanger, de discuter en équipe et avec la personne concernée. L'ouverture vers l'extérieur est favorisée, en accompagnant les résidents pour des week-ends, des séjours à l'hôtel.
Dès le premier entretien à l'admission, la question de la mixité et de la vie d'adulte est abordée par le directeur et l'assistante sociale, et idem pour la contraception.
Concernant le projet individuel, il a été nécessaire de construire un outil avec l'apparition de mots clés comme "affectivité", "relationnel", à traiter de façon systématique dans le projet personnalisé. Et si la personne ne souhaite pas le traiter, on le mentionne quand même afin de ne pas nier cet aspect.
La relation entre un homme et une femme ou entre deux hommes ou deux femmes est une "aventure humaine", sans schéma explicatif. Chaque situation est unique.


- Intervention de monsieur Charly VALENZA, vice président de l'association "Choisir sa vie" et président de l'association "Asexybilité", créées en 2011.

Monsieur Valenza insiste sur le fait que la souffrance est présente aussi bien chez les femmes que chez les hommes handicapés. 
Il revient également sur la création en 2008 d'un manifeste "Handicap et sexualité" et sur le documentaire "Sexe, amour et handicap". Il précise qu'il existe une réelle dynamique autour de cette problématique dans le sud de la France. Des ateliers de séduction sont proposés à l'APF.
Monsieur Valenza regrette l'absence de sexologue dans les établissements.
Il indique qu'une minorité de personnes en lourd handicap attend l'ouverture d'un service "Vie affective et sexuelle" car une personne handicapée, toujours accompagnée, assistée, présentant un physique ingrat rencontre de grandes difficultés pour créer des relations.
Monsieur Valenza a le sentiment de passer sa vie à être touché mais de devenir "un délinquant" lorsqu'il veut toucher à son tour.

- Intervention de madame Isabelle VINCENTZ, éducatrice spécialisée en Foyer Occupationnel de jour (83).

Selon elle, le règlement de fonctionnement d'une institution doit stipuler qu'il est important de se comporter avec décence et discrétion. On a longtemps pensé que parce qu'on faisait de l'externat, la vie affective et sexuelle des résidents ne nous concernait pas et qu'elle n'avait qu'à se dérouler en dehors des temps institutionnels. Mais les résidents vieillissent, mûrissent et revendiquent leur statut d'adulte par l'expression de la jalousie, la création de couples, les plaintes des parents concernant des crises que ferait leur enfant disant "je veux faire l'amour". Il a donc été nécessaire de faire appel au CODES afin de bénéficier d'une formation commune, professionnels et résidents, pendant 3 soirées. Des échanges concernant les représentations de chacun ont pu se dérouler ainsi qu'une réunion avec des familles volontaires. Des informations pratiques (anatomie…) ont pu également être transmises.

- Interventions diverses autour des enfants et adolescents sur le même thème.

Les psychologues précisent que l'approche de la vie affective et sexuelle des enfants et adolescents se fait avant tout du point de vue de l'âge développemental et non du handicap selon 3 registres : le réel, l'imaginaire et le symbolique. Il s'agit d'aider l'adolescent à sortir du réel et de l'imaginaire pour entrer dans le symbolique, peu importe le handicap. A chaque jeune, sa façon de se représenter. Pour les plus jeunes, un atelier "contes" permet cette triangulation.
Il s'agit donc de partir de la personne, quels que soient ses potentialités en considérant qu'elle a les moyens d'élaborer. Le travail avec les familles est indispensable.
Les enfants se posent très tôt des questions. Ne pas faire comme si cela n'existait pas.
Parler, c'est comprendre ce qu'on a vu, compris, ce qui interroge ou effraie.

Le CODES, association de prévention, présente un programme régional d'accompagnement à la sexualité et à la prévention IST et VIH dans des établissements accueillant des personnes handicapées mentales.
La région PACA est la seconde région concernée par le sida.

Journée 1 : échanges/représentations de la santé physique, mentale, sociale et environnementale et de la sexualité des points de vue de l'affectivité, du relationnel et du sexe.
Journée 2 : intervention sur le public : utilisation de la mallette "des femmes et des hommes".
Contenu du programme : évoquer les émotions, les sentiments, le respect de soi et des autres, aborder des éléments d'anatomie, aborder ce que signifie "faire l'amour" (les risques, la contraception).
Méthode utilisée : discussion, jeux de rôle, photo langage, pictogrammes, information-rencontre avec les familles en fonction des besoins et des attentes.
En institution, il est important d'identifier ce qui est permis, toléré, interdit.
Ce programme peut être étendu à d'autres établissements sur demande.

A noter que le planning familial propose lui aussi un programme national pour les personnes handicapées, leurs familles et les professionnels ainsi qu'un soutien technique. Ce programme est consultable sur le site du planning familial et s'intitule "Le handicap, et alors ?".


- Conclusion avec Monsieur Denis VAGINAY qui regrette le manque de temps attribué à chaque intervention alors qu'il y a tant à dire, mais salue le courage du CREAI de mettre à l'honneur ce thème.
Il revient un instant sur la question de l'accompagnant sexuel (question délicate) mais qui ne doit pas faire oublier tout le reste bien plus compliqué à mettre en place que cette dimension finalement. L'accompagnement sexuel reste une réponse possible mais pas certaine (la réalité du terrain provoque des résistances et donc, quand on travaille sur ce sujet, on travaille sur nos résistances). Il rappelle également la nécessité de passer par la dimension du corps pour évoquer la sexualité : plus on accompagne tôt, moins se sera difficile plus tard. Attention : On parle de la sexualité des enfants en utilisant des termes d'adultes (viol, tournante…), utilisés normalement par la justice quand il y a des condamnations car on est paniqué quand on est confronté à cela. 
Le corps est donc à remettre au centre de la question : si on permet le toucher on remarque que cela entraîne une baisse des tensions et des problèmes relationnels. On cadre trop souvent sous des interdits arbitraires qui entraînent des troubles du comportement. Force est de constater que très souvent c'est nous qui provoquons les problèmes de comportement.
Ce sont les personnes handicapées elles-mêmes qui revendiquent quelque chose qu'on a du mal à leur donner.
Concernant les groupes de parole : s'ils ont leur légitimité, il ne faut pas oublier qu'il faudra bien à un moment donné envisager l'expérimentation…


07/09/2012
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SEXUALITÉ ET HANDICAP02

Témoignage de Pascal, aidant sexuel

Sketch : Un handicapé est allé voir "Intouchables"

Le Sénat a voté l'adoption d'une loi controversée sur le handicap

Handicap et homosexualité : une enquête lève le voile sur une double discrimination

 

Sexualité et handicap : un tabou à faire sauter

Article d'Emmanuelle Dal'Secco sur http://www.handicap.fr

Les personnes handicapées qui vivent en établissements ont-elles droit à une sexualité ? Oui dans le fond mais comment dans la forme ? Un groupe de travail mis en place par L'ADAPT libère la parole des encadrant et des résidents sur un sujet sensible.

Libertins ! Voilà ce qu'ose dire Jean-Baptiste, moniteur en ESAT, de ses travailleurs. En tant que responsable de la menuiserie, il doit gérer à la fois leurs compétences professionnelles et leurs déboires sentimentaux et sexuels ! A l'heure où le débat sur l'assistanat sexuel fait rage autour de ceux qui sont empêchés dans leur sexualité, d'autres s'en donnent à coeur joie, de manière active et parfois débridée. Non, les personnes handicapées ne sont pas des anges asexués ! C'est pourtant ce qu'on a essayé de leur faire croire, de nous faire croire depuis toujours. Jusqu'à ce Pascal Duquenne s'adonne à une scène d'amour dans le « Huitième jour » ! Trisomique et romantique, ça peut en effet rimer ! Mais tout n'est pas toujours aussi rose derrière les murs des ateliers protégés et autres établissements, et avoir une ébauche de vie affective, c'est parfois le parcours du combattant. Enfin un groupe de parole dédié ! « Nos travailleurs ont une vie sentimentale très dense, insiste Jean-Baptiste. Nous avons tenté l'intégration d'une jeune femme dans notre atelier mais c'est devenu très compliqué. Elle s'est rapprochée d'un des travailleurs, l'a quitté et a retrouvé quelqu'un au bout d'une semaine. Ils passent de l'un à l'autre très facilement. Nous en avons un, c'est un vrai tombeur ! Ils semblent débarrassés de toute inhibition. Ici, le libertinage est affirmé, et la fidélité est loin d'être un concept acquis... » Un sort enviable, finalement ? Pas vraiment ! Allons plus loin avec Muriel

 

inhibition. Ici, le libertinage est affirmé, et la fidélité est loin d'être un concept acquis... » Un sort enviable, finalement ? Pas vraiment ! Allons plus loin avec Muriel

Péquery. Au sein de L'ADAPT Seine-Maritime, elle a mis en place, en 2006, une initiative plutôt innovante, voire révolutionnaire. Avec l'appui du directeur d'un foyer d'hébergement de l'ARRED (une association rouennaise), elle anime en effet un groupe de travail qui rassemble les professionnels de L'ADAPT et aborde les questions de vie sentimentale et de sexualité, dont ils peuvent à leur tour débattre avec leurs usagers lors de groupes de parole. De véritables exutoires où les non-dits et tabous volent enfin en éclat. Pour les uns comme pour les autres... Car les équipes d'encadrement sont, elles aussi, prises au dépourvu par cette problématique. Comment, en effet, tolérer des ébats dans les toilettes collectives ou des caresses insistantes aux vues de tous ? « Ce groupe de travail est donc également très important pour les professionnels, explique Muriel, puisqu'ils peuvent trouver des réponses à des situations qui, il faut bien l'avouer, ne sont pas faciles à aborder. » Un engagement nécessaire, et courageux, car il va sans dire que les détracteurs ont la dent dure : « Lorsque j'ai mis ce principe en place, explique Muriel, on m'a traitée d'obsédée sexuelle. Je travaillais dans un foyer pour déficients intellectuels où le règlement intérieur précisait qu'il était interdit d'avoir un rapport, ou même de s'embrasser ou de se tenir par la main. » Une bombe à retardement... Les revers du modèle « porno » Car l'analyse de Muriel est sans appel. « Les jeunes handicapés ne sont ni des anges ni une bêtes, ils ont des besoins et des désirs, comme tout le monde ». Or les institutions dans lesquelles ils vivent, mais également leurs familles, ne leur permettent jamais d'aborder ces questions délicates. Ils ne connaissent pas leur corps, n'ont jamais expérimenté les jeux innocents entre copains-copines et cousins-cousines. Et puis, soudain, à l'adolescence, ils sont en proie à des sensations qu'ils n'ont jamais soupçonnées, et qu'ils doivent continuer à taire. Ils ne sont pas en mesure de maîtriser leurs désirs et passent souvent à l'acte au cours de rapports considérés comme délictuels. « On m'avait demandé de gérer le cas d'un résident qu'on accusait d'attouchements sur un enfant. Il avait fait cela sans aucun vice et sans mesurer la portée de ses actes. Tout simplement parce qu'on n'avait jamais pris la peine de lui expliquer que c'était interdit. » La violence devient, elle aussi, un mode d'expression récurrent car ces jeunes n'ont souvent appréhendé la sexualité qu'à travers le prisme réducteur des films pornos où la femme est un objet, où toutes les humiliations sont permises. Des jeunes femmes qui vivent en couple se plaignent de la façon dont elles sont traitées par leur compagnon, sans ménagement, tout d'abord parce qu'ils n'ont que cette référence du sexe, mais aussi parce qu'ils ont une méconnaissance totale de leur corps. Comment appréhender et respecter son partenaire lorsqu'on ne se connaît pas soi-même ? « Ils n'ont aucun modèle, aucun mode de fonctionnement enseigné alors ils répondent tout simplement à leurs pulsions. C'est pourquoi, il est urgent de libérer la parole mais aussi de travailler avec eux sur leur schéma corporel. » Parentalité compliquée

Toujours surveillés, un éducateur sur le dos qui guette leurs faits et gestes, et réprime ceux qui peuvent paraître déplacés... Marie, 23 ans, à un petit copain depuis six ans. Fidèle et amoureuse, elle envisage même d'acheter un appartement pour y vivre ensemble. Mais, pour le moment, elle est logée en appartement collectif avec deux autres jeunes femmes. Suivie par le SAVS local, elle peut recevoir son ami en journée mais pas question de passer la nuit avec lui. C'est inscrit dans le règlement ! Et puisque le week-end, elle retourne chez ses parents, c'est un peu compliqué pour l'intimité. Au delà de la sexualité, c'est aussi la question de la parentalité des personnes handicapées qui se profile. Les grossesses surviennent plus souvent qu'on ne le croit, par accident, par caprice, par désir ardent. « Chez les jeunes femmes déficientes intellectuelles, poursuit Muriel, on observe des grossesses à répétition, ce qu'on appelle le désir « d'enfant de remplacement ». Elles tombent enceinte, accouchent en CHU, rencontrent un système qui les juge inaptes, sont dépossédées de leur bébé... Et recommencent ! » L'établissement de L'ADAPT travaille actuellement sur un document d'évaluation à la capacité d'être parent qui permettrait aux éducateurs d'accompagner celles et ceux qui ont ce projet, pourquoi pas légitime, d'enfant. Partie non négociable de notre humanité Bref, sexe et handicap livrent un scénario qui semble échapper aux conventions, si tant est qu'il y en ait dans ce domaine... Mais à la faveur d'initiatives, trop rares (?), comme celle proposée par Muriel, les langues commencent à se délier. En février 2011, en partenariat avec l'ARRED, elle organisait un colloque sur ce thème, « Vivre sa sexualité avec un handicap ; comprendre pour accompagner ». Le sujet n'est pas facile mais la prise en compte de cette problématique semble s'amorcer, sous l'impulsion, notamment, des nouvelles générations de parents qui prennent conscience que leurs enfants sont de futurs hommes et femmes avant d'être des « handicapés ». « Et c'est tant mieux, conclut Muriel. J'ai croisé bon nombre de femmes qui ont aujourd'hui 50 ans, qui n'ont jamais eu de petits copains, deviennent acariâtres et jalouses, et tombent amoureuses du premier éducateur qui passe, avec une possessivité souvent déplaisante. » Il faut partir du principe que l'équilibre sexuel est loin d'être une fantaisie, peu importe l'individu. Une vie affective épanouie fait partie des libertés fondamentales, au mérite de favoriser l'ouverture à l'autre et donc de faciliter l'insertion sociale et professionnelle. Un sésame, en quelque sorte, partie non négociable de notre humanité commune.

 


07/09/2012
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06/09/2012
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L’accompagnement érotique et/ou sexuel des personnes en situation de handicap

 

 

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L’accompagnement érotique et/ou sexuel des personnes en situation de handicap

 

L’accompagnement érotique (également appelé assistance sexuelle) des personnes en situation de handicap est un sujet controversé qui soulève des questions éthiques, idéologiques, juridiques et humaines complexes.
Ce servie est légalisé dans de nombreux pays européens. En France, des associations ou personnes concernées militent pour une mise en place réglementée de ce service. D’autres s’y sont farouchement opposées.
Cet article tente d’apporter des éléments d’information objectifs sur le sujet en abordant les points suivants :

--  Qu’est ce que le handicap ?
--  Le droit des personnes handicapées à la sexualité
--  L’accompagnement érotique
--  Les argument des opposants
--  Les arguments des défenseurs
--  D’autres pistes pour améliorer l’accès à la sexualité
--  Ressources

 

Qu’est ce que le handicap ?

 

D’après la loi française, le handicap est défini comme " toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant." (Article L114 du code l’action sociale et des familles).
Le handicap recouvre ainsi des réalités très diverses : il peut être mental, psychique, physique ou moteur.
S’intéresser à la sexualité des personnes concernées par le handicap nécessite de prendre conscience de ces situations très hétérogènes. Chacune recouvre des besoins différents et nécessite des réponses adaptées particulières.

 

Le droit des personnes handicapées à la sexualité

 

La vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap a longtemps été taboue et peu prise en compte par les politiques sanitaires et sociales.
Des textes législatifs internationaux et nationaux traitent de la nécessité de reconnaitre ce droit à la sexualité aux personnes concernées et de mettre en œuvre les moyens de leur en assurer l’accès :
--  la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations Unies (articles 23 et 25) reconnait aux personnes handicapées le droit de se marier, d’avoir des enfants, d’avoir accès à l’information à l’éducation en matière de procréation et de planification familiale. Le texte précise que les moyens nécessaires à l’exercice de ces droits doivent être fournis.
--  en France, la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées instaure la notion de compensation des conséquences liées au handicap : "La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l’origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie." (Article 11). Si la sexualité n’est pas mentionnée de façon explicite, c’est sur cette notion de compensation que les défenseurs de l’assistance sexuelle se basent pour légitimer, d’un point de vue juridique, la mise en place de l’accompagnement sexuel dont le but est de permettre l’accès à ce droit fondamental.
A contrario, les opposants estiment qu’il n’existe pas de droit à la sexualité d’un point de vue juridique : celle-ci est une liberté relevant de la sphère privée, où l’état n’a pas à intervenir.

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L’accompagnement érotique et/ou sexuel

 

L’accompagnement érotique et/ou sexuel consiste à proposer, dans le respect et l’écoute, des services sensuels, érotiques et/ou sexuels à des personnes en situation de handicap, afin de leur permettre de se réapproprier leur corps et d’accéder à la sexualité. Il est exercé par des professionnels rémunérés ayant reçu une formation aux aspects physiques et psychologiques des différents handicaps et qui bénéficient d’un suivi lors de l’exercice de leur activité. L’accompagnant peut prodiguer des services sous forme de massages, caresses, et, dans certains cas, aller jusqu’à l’acte sexuel, qui n’est pas une fin en soi et reste rare. Il peut également aider à la réalisation d’un acte sexuel entre deux personnes étant dans l’impossibilité, du fait de leur handicap, de l’accomplir.
Ce service est légalisé dans de nombreux pays européens (en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Suisse).

 

En France, la mise en place de ce service soulève des questions juridiques, car il nécessiterait la modification du code pénal concernant deux aspects :
--  la prostitution et le proxénétisme (articles 225-5 à 225-12 du code pénal).
Il se heurte également à de fortes oppositions d’ordre  idéologique de la part de personnes l’assimilant à de la prostitution. Pour qu’ (il y a prostitution, il faut que cet acte soit rémunéré, si au contraire, il est fait bénévolement, sans demander la moindre rémunération, pour cela nous pouvons facilement nous baser sur la loi du 11 février 2005, qui peut dans ce cas précis, être interprétée en ce sens, et sans être justement « hors la loi ». Il existe, déjà au moins deux aidants-sexuel en France, dont un à Marseille, qui a dalleur témoigné sur cette activité. Il est marié et père de famille. Si l’on veut bien me compter, nous serions trois, dont moi-même, à Limoux, (Aude).

 


L’homme politique Jean-François Chaussy est le porte-parole des associations et organismes défenseurs de l’assistance sexuelle auprès du gouvernement.
Dans un rapport, il présente un plaidoyer pour la règlementation de ce service en France, et en définit le cadre : l’accompagnement sexuel serait réservé aux personnes "n’ayant pas accès à leur propre corps" et exclurait l’acte sexuel. La mise en place d’un cadre éthique et juridique est jugée indispensable pour éviter toute dérive. De même, la notion du consentement éclairé de la personne demandeuse est présentée comme fondamentale.
--  Pour aller plus loin sur les propositions en France en faveur de l’assistance sexuelle, consulter le chapitre Vie affective et sexuelle consacré au sujet (extrait du rapport sur l’amélioration de vie des personnes en situation de handicap, présenté à l’assemblée nationale par Jean François Chossy, novembre 2011).

 

En Suisse, l’assistance sexuelle est reconnue et réglementée depuis 2007. Elle est prodiguée par des personnes ayant eu une formation spécifique et qui exercent parallèlement une autre profession. Ce service est accessible également aux personnes handicapées mentales.
--  Pour en savoir plus sur le métier d’assistant sexuel, lire l’article Assistants sexuels : corps solidaires pour corps solitaires, Retour au sommaire

 

Les arguments de ceux qui sont contre

 

Pour ses détracteurs, ce service, en proposant des prestations "sexuelles" tarifées, s’apparente à de la prostitution, et est contraire aux principes de la dignité humaine.
Par ailleurs, ils déplorent une vision réductrice et discriminante de la vie affective et sexuelle des personnes handicapées. Selon eux, cette mesure n’est pas représentative des demandes, mais émanerait d’une minorité, principalement masculine, dans le but de satisfaire des besoins sexuels. La majorité des personnes concernées ne réclameraient pas un service sexuel, mais la possibilité de vivre une vraie relation affective et sexuelle.
Ils s’inquiètent également d’une ghettoïsation et d’un maintien dans l’assistanat des personnes handicapées, qu’ils considèrent dégradants.
Enfin, ils s’interrogent sur les risques et effets négatifs de ce service : la difficulté à apprécier le consentement de la personne concernée dans certains cas ; le choix d’un assistant sexuel à sa convenance ; la gestion délicate des liens affectifs qui pourraient se créer et les éventuels abus qui pourraient avoir lieu.

 

Les arguments de ceux qui sont pour

 

Pour ses défenseurs, l’accompagnement érotique et/ou sexuel est une réponse parmi d’autres, adaptée à certaines situations précises qui n’a pas la prétention de résoudre toutes les questions relatives à la sexualité des personnes handicapées.
Elle répond à une demande légitime de certaines personnes qui sont dans l’impossibilité, due à leur handicap, d’utiliser leur corps et de vivre leur sexualité. Cette incapacité est une cause de grande souffrance. Le droit français précise que toute personne souffrant d’un handicap a droit à la compensation de celui-ci.
Une aide humaine extérieure est dans ces cas là indispensable. Si elle est prodiguée par des professionnels formés aux spécificités du handicap et à la psychologie, avec un suivi, dans un cadre éthique et juridique précis, les dérives dont s’inquiètent les opposants devraient selon eux, être écartées.

Enfin, ils considèrent que la rémunération est justifiée par une prestation professionnelle réglementée, alors que des initiatives non cadrées peuvent ouvrir la porte à des dérives. Non, comme je l’explique plus hant dans cet article, Il n’est pas obligatoire, de vouloir en tirer une rémunération, je le répète, cela peut être pratiqué tout à fait bénévolement.

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D’autres pistes pour améliorer l’accès à la sexualité

 

Aujourd’hui, la question de la sexualité des personnes en situation de handicap est encore taboue et trop peu traitée. Elle nécessite d’être reconnue et défendue.
D’autres moyens pour permettre l’accès des personnes en situation de handicap à une vie affective et sexuelle épanouie sont à développer :
--  mettre en place une éducation affective et sexuelle dès le plus jeune âge adaptée aux besoins et aux formes de handicap
--  travailler à la possibilité d’avoir une vie sexuelle dans les institutions, à des aménagements pour des vies en couple
--  lutter pour une meilleure intégration des personnes handicapées dans la société, afin qu’elles aient une vie sociale comme tout un chacun, leur permettant de faire des rencontres amicales ou amoureuses.

 

En France :
--  Témoignage d’un assistant sexuel bénévole en France : Moi, Pascal, 50 ans, assistant sexuel,

 

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Sur les défenseurs et les détracteurs

 

Des dossiers :
--   Pour : Assistance sexuelle : oser passer à l’acte /in Faire Face, n° 694, février 2011
--  Contre : Handicap : "accompagnement sexuel" ou prostitution ? in Bulletin de Prostitution et société, n° 160, janvier 2008

 

Les organismes associatifs :
Pour :
--  Le CHS (Collectif Handicaps et Sexualités) a été créé le 7 mars 2008 pour échanger et construire avec les personnes handicapées concernées et les pouvoirs publics, des propositions d’actions pour une meilleure prise en compte de la vie intime, affective et sexuelle des personnes handicapées. Il est composé de l’AFM (Association Française contre les Myopathies), de l’APF (Association des Paralysés de France), de CHA (Coordination Handicap Autonomie), du GIHP (Groupement pour l’Insertion des Personnes Handicapées physiques) et d’Handicap International.
Consulter le texte fondateur de l’association.
--  L’association CH(S) OSE : pour un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap.
Elle a été créée le 5 janvier 2011 à l’initiative du Collectif Handicaps et Sexualités (CHS). Son objectif est de militer en faveur d’un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap, notamment à travers la création de services d’accompagnement sexuel.
Lire le communiqué de presse de la création de l’association, qui présente ses arguments en faveur de l’assistance sexuelle.
Consulter le site internet de l’association.

 


Consulter l’extrait Vie affective, sexualité et parentalité du rapport qui traite de l’assistance sexuelle.

 

 

 


31/07/2012
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DES SERVICES SERIEUX QUI PEUVENT AUSSI LEUR ETRE DESTINES.

 

 

VOUS QUI ETES HANDICAPE(ES), VOUS DEVEZ RECONNAITRE CE LOGO, IL INDIQUE SOUVENT LES EMPLACEMENTS POUR LES PERSONNES HANDICAPEES, MAIS AUSSI, DES SERVICES SERIEUX QUI PEUVENT AUSSI LEUR ETRE DESTINES.

 

 

Je suis moi aussi reconnu handicapé, sur le plan « psychique », comme vous, et aussi un peut sur le plan mental, sur ce plan là, je ne suis pas différent de vous.  Physiquement, je suis-je suis plutôt « disgracieux », en particulier par mon visage, le reste de mon physique, je tente de l’entretenir régulièrement en exerçant des exercices avec un appareil adapté. Bref, difficile de se sentir valorisée avec ces idées en tête.

 

J'ai été « dépucelé » à l’âge de 27 ans par une prostituée que j’ai bien sur payé, j’ai du me rendre âpres avoir relevé une petite annonce sur un journal gratuit, à Castelnaudary, en taxi. Puis quelques mois plus tard, durant les fêtes de fin d’année dans les années 1980, je me suis déplacé a Carcassonne, et j’y ai une nouvelle fois rencontré une prostituée, je m’y suis rendu à deux reprises.

 

Ensuite J'ai eu au total 4 aventures, dont l'une avec une femme de Castelnaudary, rencontrée par agence matrimoniale, à l’époque internet n’était pas encore connue, il existait le minitel. Elle est venue deux week-end, a mon domicile, nous avons partagé le même lit car je ne disposais que d’une seule chambre, et bien sur de façon tout a fait consentante, nous avons fais l’amour, en raison de mon inexpérience, mes prestations étaient plutôt limitées, mais je savais pratiquer des « cunnilingus », lécher la chatte d’une femme et son clitoris. Et des caresses. J’ai connu deux autres femmes reconnues handicapées, que j’ai reçu chez moi, dans les années 1980. Puis enfin en 2008, j’ai rencontré la dernière fille en date, avec laquelle j’ai fais l’amour chez moi, mais dans un nouvel appartement, que je loue encore actuellement. Elle est venue 3 fois, et trois fois, nous avons conclu. Depuis 2008, je n’ai plus touché une femme, et cela commence à me manquer sérieusement

 

Du coup, je coup, j’ai créé plusieurs sites et blogs pour adultes handicapés, femmes et hommes, certains de c es sites sont payants, et attirent de nombreux visiteurs, hélas ils ne payent pas.

 

Il se trouve que ces liaisons n'ont pas duré

Aujourd'hui, je suis toujours en quête d'amour, j'aimerais trouver une compagne avec qui vivre. Mais, je tiens à ce que vous ne teniez pas compte des histoires, des ragots que l’on peut raconter sur mon compte, sur moi, sans même me connaitre réellement. Il va de soit, que je déteste cela. JE DETESTE AUSSI PARTICULIEREMENT QUE DES FEMMES ME FACENT CROIRE QU’ELLE ONT UN COPAIN, QU’ELLES SONT EN COUPLE, ALORS QUE CE N’EST PAS VRAIS, ELLES MENTENT ET JE LE SAIS. J’AIMERAI PARTICULIEREMENT QUE VOUS FASSIEZ UN EFORT POUR BIEN ME CONAITRE, SANS DETOURS.

 

Je vis des déceptions, de réaliser que beaucoup de femmes ne sont pas prêtes à tenter l’aventure avec moi, faire l’amour avec moi, il va de soit que j’espère que cela va changer. Ce qui me laisse amère surtout, c'est que je ne trouve pas de possibilités de rencontres dans la vie de tous les jours. Le net m'est incontournable pour rencontrer quelqu'un.

 

http://handi-limoux.onlc.fr

 


 

http://disgrace-physique-handicap-et-sexe.blog4ever.com


 

http://coeurhandicap.onlc.fr

 

 

 

 

Pour les handicapés il peut être dur de venir dans un club libertin, d’affronter le regard des autres, ou même de se faire refuser l’entrée en club échangiste comme cela arrive.

D’une manière générale les rapports sexuels peuvent être difficiles ou impossibles pour eux même si le besoin existe, et pas forcément pour des raisons liées à la maladie, mais plus au défaut de partenaire.

J’aimerais tellement vous faire comprendre la solitude dans laquelle vivent la plupart des handicapés, ils conservent, néanmoins et plus que tout autre, les envies, les besoins de toute personne valide. Nul autre qu’une personne handicapée ne connaît la vraie valeur de la chaleur humaine, d’une main sur l’épaule, d’une caresse, d’un baiser et des relations sexuelles. Certains n’ont jamais connu l’amour physique, d’autres l’ont connu mais en sont privés. Dans les deux cas, cela entraîne une souffrance psychique, différente certes, mais souffrance quand même.

 

Et sans se poser de question. Notre but premier est d’apporter aux invalides intéressés l’occasion de poursuivre ou de découvrir une vie sexuelle la plus proche possible de leurs besoins. Comment ? En fait nos membres valides ou invalides font connaissance par le biais d’Internet. Ils peuvent passer des messages, photos et discuter sur le tchat.

es rencontres sont privées et non professionnelles !

 

 

 

Certaines rencontres ont déjà eut lieu.

Certaines photos ou propos pourraient encore choquer certains. Les tabous ont la vie dure !

Bien sûr, j’ai des projets: la création d’un site encore plus important et accessible a un plus grand public mais toujours axé sur les handicapés, l’édition de guides pratiques,

Parce qu’aucune association pour handicapés, aucune revue, personne n’en parle.

Et pourtant Dieu sait que ces problèmes troublent profondément les handicapés.

Comment le résolvent-ils actuellement ? A vous de deviner, et bien si, "Assohandicap", en parle dans ses blogs et sites, destinés toutefois a un public adulte. Vu que l'on parle ici de sexe et de sexualité.

Il existe de nombreuses sortes de handicaps, mais on n'entend pas souvent parler des personnes, "difformes" physiquement, telle que les personnes "dites" de petites taille, et en plus si ces personnes sont des femmes, et qui en plus sont atteintes d'une certaine obésité, "nains et obeses" cela existe aussi, bien sur plus rarement, ou du moins cela reste inconnu du public.

 

 

Sexotherapeute02@hotmail.fr

 

Notre site :

 

http://sexotherapeute.onlc.fr

 

Ou :

 

http://aidants-sexuels.onlc.fr

 

 

 

http://franceastro.com/referencement-gratuit

 

Annuaire Webmaster

 

 

 

 


30/07/2012
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