HANDICAP, DROITS, SEXUALITE, LIBERTINAGE, HETERO, GAYS, BIS...

HANDICAP, DROITS, SEXUALITE, LIBERTINAGE, HETERO, GAYS, BIS...

Avoir une vie sexuelle libre, épanouie, avec un physique disgracieux

 VOICI UN TEMOIGNAGE D'UNE PERSONNE HANDICAPEE, SANS COMPLEXE, EN CE QUI CONCERNE LE SEXE,  ACCOMPAGNE DE PLUSIEURS PHOTOS DE PERSONNES "GRAVEMENT" HANDICAPEES OU PHYSIQUEMENT "DIFFORMES".

 

 

Disgrâces physiques, handicaps et sexe

Le 30 juin 2012 | Editer

 

Disgrâces physiques, handicaps et sexe

Les salons érotiques, je les suis en parcourant des magasines pour adultes a caractère pornographique. Je me visionne régulièrement des DVD pour adultes, je suis « fan » de certaines actrices porno, tel que OKZANA, Vous avez certainement entendu parler de : « Assohandicap » l’association que j’ai créé, j’anime donc cette association.
Souvent des stars et actrices X rendent visite, a des personnes reconnues handicapées, parfois, elles font des photos souvenirs avec elles sur leur stand.
La séduisante actrice OKZANA, parraine certains de mes sites pour adultes. marraine de leur association, Helena Karel, Oksana d’Harcourt, Katrina B, Zara White, je les regarde régulièrement grâce à mes DVD adultes
Cella met mal à l’aise certains valides quand ils regardent les clichés, quand elles sont nues ou excitantes, quand elles tiennent un handi par le cou, le handicap lourd fait contraste très fort. Je n’ai jamais vu ces photos utilisées pour la promotion.
La sexualité handicapée n’est que très relativement reconnue par la société quand elle souhaite exister dans le cadre d’un couple classique. Dans plusieurs autres pays Européens, possèdent ce que l’on appel des « aidants sexuels pour les handicapés, en France cette pratique demeure demeure encore tabous, mais un député UMP a fait part de sa préoccupation pour la création en France de ces aides.

Elle l’est encore moins dans un salon érotique ou club libertin, le club libertins sont à la mode, les organisations de soirées privées sont aussi à la mode, pour ceux et celles qui préfère des lieux plus intimes. Ou par des photos d’exhib, bref quand elle exprime une sexualité autre.

Voici mon témoignage, sans complexes ni tabous, accompagné de plusieurs photos de personnes disgracieuses, handicapées, femmes et hommes confondus. Je suis moi aussi reconnu handicapé, sur le plan « psychique », physiquement, je suis-je suis plutôt « disgracieux », en particulier par mon visage, le reste démon physique, je tente de l’entretenir régulièrement en exerçant des exercices avec un appareil adapté. Bref, difficile de se sentir valorisée avec ces idées en tête.
J’ai été « dépucelé » à l’âge de 27 ans par une prostituée que j’ai bien sur payé, j’ai du me rendre âpres avoir relevé une petite annonce sur un journal gratuit, à Castelnaudary, en taxi. Puis quelques mois plus tard, durant les fêtes de fin d’année dans les années 1980, je me suis déplacé a Carcassonne, et j’y ai une nouvelle fois rencontré une prostituée, je m’y suis rendu à deux reprises.

Ensuite J’ai eu au total 4 aventures, dont l’une avec une femme de Castelnaudary, rencontrée par agence matrimoniale, à l’époque internet n’était pas encore connue, il existait le minitel. Elle est venue deux week-end, a mon domicile, nous avons partagé le même lit car je ne disposais que d’une seule chambre, et bien sur de façon tout a fait consentante, nous avons fais l’amour, en raison de mon inexpérience, mes prestations étaient plutôt limitées, mais je savais pratiquer des « cunnilingus », lécher la chatte d’une femme et son clitoris. Et des caresses. J’ai connu deux autres femmes reconnues handicapées, que j’ai reçu chez moi, dans les années 1980. Puis enfin en 2008, j’ai rencontré la dernière fille en date, avec laquelle j’ai fais l’amour chez moi, mais dans un nouvel appartement, que je loue encore actuellement. Elle est venue 3 fois, et trois fois, nous avons conclu. Depuis 2008, je n’ai plus touché une femme, et cela commence à me manquer sérieusement

Du coup, je coup, j’ai créé plusieurs sites et blogs pour adultes handicapés, femmes et hommes, certains de c es sites sont payants, et attirent de nombreux visiteurs, hélas ils ne payent pas.

Il se trouve que ces liaisons n’ont pas duré, mais “la machine à séduction” était en marche ! Ce processus qui fait qu’on sait qu’on peut plaire…
Aujourd’hui, je suis toujours en quête d’amour, j’aimerais trouver une compagne avec qui vivre.
Je vive des déceptions, de réaliser que beaucoup de femmes ne sont pas prêtes à tenter l’aventure avec moi, faire l’amour avec moi, il va de soit que j’espère que cela va changer. Ce qui me laisse amère surtout, c’est que je ne trouve pas de possibilités de rencontres dans la vie de tous les jours. Le net m’est incontournable pour rencontrer quelqu’un.

Pour les handicapés il peut être dur de venir dans un club libertin, d’affronter le regard des autres, ou même de se faire refuser l’entrée en club échangiste comme cela arrive.
D’une manière générale les rapports sexuels peuvent être difficiles ou impossibles pour eux même si le besoin existe, et pas forcément pour des raisons liées à la maladie, mais plus aux défauts physiques de partenaire. C’est pourquoi, j’ai aussi décidé d’organiser a mon domicile dans le respect de chacun ou de chacune, et d’inviter des personnes handicapées, peut importe le handicap, si ces personnes sont bien sur autonomes.

J’aimerais tellement vous faire comprendre la solitude dans laquelle vivent la plupart des handicapés, ils conservent, néanmoins et plus que tout autre, les envies, les besoins de toute personne valide. Nul autre qu’une personne handicapée ne connaît la vraie valeur de la chaleur humaine, d’une main sur l’épaule, d’une caresse, d’un baiser et des relations sexuelles. Certains n’ont jamais connu l’amour physique, d’autres l’ont connu mais en sont privés. Dans les deux cas, cela entraîne une souffrance psychique, différente certes, mais souffrance quand même.
Je fais une tout petite parenthèse ici pour que vous pensiez bien que ceci peut vous arriver également.
Et sans se poser de question. Notre but premier est d’apporter aux invalides intéressés l’occasion de poursuivre ou de découvrir une vie sexuelle la plus proche possible de leurs besoins. Comment ? En fait nos membres valides ou invalides font connaissance par le biais d’Internet. Ils peuvent passer des messages, photos et discuter sur le tchat.

Etant moi-même de physique disgracieux, en particulier au niveau de mon visage, comme on me le dit souvent : « On te voit venir », cela je ne l’accepte plus. J’ai eu des relations sexuelles avec deux prostituées, une que j’ai connue dans les années 80, par une petite annonce sur un journal gratuit de l’époque, elle habitait a Castelnaudary (Aude), j’y étais allé en taxi, j’avais 27 ans, et encore à cet âge là, j’tais puceau. C’est elle qui m’a donc dépucelé. Par la suite, a deux reprises, lors des fêtes de fin d’année, je me suis rendu deux fois a Carcassonne, a l’époque, elle attendait en voiture dans la rue : « de la liberté).

Les rencontres sont privées, bénévoles.
Certaines rencontres ont déjà eut lieu.

Certaines photos ou propos pourraient encore choquer certains. Les tabous ont la vie dure !
Bien sûr, j’ai des projets: la création d’un site encore plus important et accessible a un plus grand public mais toujours axé sur les handicapés.

Parce qu’aucune association pour handicapés, n’assistait en France, jusqu’à il y a peut de temps, ou on parle du sujet des aidants sexuels, ces aidants existent déjà dans d’autres pays Européens, et tout le monde y trouve son compte. Des collectifs ont été créés, dont le plus important : l’APF, et ici à Limoux (Aude), depuis 2010, j’ai créé une association enregistrée légalement à la sous préfecture de cette ville.

Et pourtant Dieu sait que ces problèmes troublent profondément les handicapés.
Comment le résolvent-ils actuellement ? A vous de deviner, et bien mon association, “Assohandicap”, en parle dans ses blogs et sites, destinés toutefois a un public adulte. Vu que l’on parle ici de sexe et de sexualité. Je suis comme la majorité des personnes handicapé(es), et de plus, la dernière fois que j’ai fais l’amour avec une fille, plus grande et plus forte de corpulence que moi, nous l’avons fait au total : 3 fois. Je ne regarde et ne juge pas l’apparence générale et physique des personnes, c’était en 2008, oui, depuis 2008, je n’ai pas touché une femme, et cela me manque.

Il existe de nombreuses sortes de handicaps, mais on n’entend pas souvent parler des personnes, “difformes” physiquement, telle que les personnes “dites” de petites taille, et en plus si ces personnes sont des femmes, et qui en plus sont atteintes d’une certaine obésité, “nains et obeses” cela existe aussi, bien sur plus rarement, ou du moins cela reste inconnu du public.

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DISGRÂCES PHYSIQUES, AGE, HANDICAP ET SEXE

Disgrâces physiques, handicaps et sexe

 

Les salons érotiques, je les suis en parcourant des magasines pour adultes a caractère pornographique. Je me visionne régulièrement des DVD pour adultes, je suis « fan » de certaines actrices porno, tel que OKZANA, Vous avez certainement entendu parler de : « Assohandicap » l’association que j’ai créé, j’anime donc cette association.

Souvent des stars et actrices X rendent visite, a des personnes reconnues handicapées, parfois, elles font des photos souvenirs avec elles sur leur stand.

La séduisante actrice OKZANA, parraine certains de mes sites pour adultes. marraine de leur association, Helena Karel, Oksana d'Harcourt, Katrina B, Zara White, je les regarde régulièrement grâce a mes DVD adultes

Cella met mal à l'aise certains valides quand ils regardent les clichés, quand elles sont nues ou excitantes, quand elles tiennent un handi par le cou, le handicap lourd fait contraste très fort. Je n'ai jamais vu ces photos utilisées pour la promotion.

La sexualité handicapée n'est que très relativement reconnue par la société quand elle souhaite exister dans le cadre d'un couple classique. Dans plusieurs autres pays Européens, possèdent ce que l’on appel des « aidants sexuels pour les handicapés, en France cette pratique demeure demeure encore tabous, mais un député UMP a fait part de sa préoccupation pour la création en France de ces aides.

 

Elle l'est encore moins dans un salon érotique ou club libertin, le club libertins sont à la mode, les organisations de soirées privées sont aussi à la mode, pour ceux et celles qui préfère des lieux plus intimes.  Ou par des photos d'exhib, bref quand elle exprime une sexualité autre.

A côté du témoignage d'un homme  c'est bien d'avoir le témoignage d'une femme, que voici, celui de Michèle sur le groupe MSN "handicapetsexe", pseudo Mimiroule, avec son accord bien sur.

  

« Je suis née handicapée, dans une famille où une petite sœur handicapée était déjà décédée...

Mes parents, qui ont eu très peur de me voir mourir m'ont confiée à un établissement spécialisé. Jusqu'à 18 ans, j'ai pratiquement toujours vécu en centre (d'abord hôpitaux, puis centre de réadaptation).

Le tableau n'est pas si noir qu'il en a l'air, car je crois fermement que pour moi il s'est agi d'une chance. J'ai bénéficié des soins les plus adaptés à mon cas, d'une scolarité de très bonne qualité (très peu d'élèves peuvent se vanter de suivre des cours à 12 maximum !), et... c'est bien le moins qu'on puisse demander à un centre de réadaptation, on nous a appris à nous débrouiller.

Je ne suis pas sûre que l'ambiance morbide qui régnait dans ma famille aurait permis un tel développement.

Bref, à 18 ans, bac en poche, direction faculté et... malheureusement cocon étouffant de chez mes parents...

Je n'ai pu quitter mes parents que lorsque j'ai eu mon 1er emploi, c'est à dire à 27 ans.

En effet, avec ma voiture à entretenir, je n'aurais pu assumer un appartement seule.

Donc pour résumer, je suis relativement autonome puisque je travaille et que je conduis, je n'ai pas besoin de tierce personne. J'ai un handicap visible, soit dans mon fauteuil, soit quand je marche, fesses en arrière toute !

J'ai recours aux services d'une femme de ménage pour l'entretien du logement et le repassage.

Et physiquement, je suis quelconque, ni belle, ni moche...

Alors maintenant, ma vie affective et sexuelle...

1er petit copain à 13 ans 1/2. C'était un demi-pensionnaire de mon centre qui avait eu 2 fractures ouvertes aux jambes et qui était placé pour un an.

Ensuite un flirt de vacances avec un garçon rencontré en camping lors d'un séjour organisé par le centre (le garçon était valide)

Puis, entre 18 et 25 ans, j'ai travaillé pendant les vacances pour des camps APF, et là, j'ai eu quelques flirts avec des animateurs (valides). 1ere relation sexuelle à 20 ans, dépucelage à 24 ».

 

Je suis moi aussi reconnu handicapé, sur le plan « psychique », physiquement, je suis-je suis plutôt « disgracieux », en particulier par mon visage, le reste démon physique, je tente de l’entretenir régulièrement en exerçant des exercices avec un appareil adapté.  Bref, difficile de se sentir valorisée avec ces idées en tête.

J'ai été « dépucelé » à l’âge de 27 ans par une prostituée que j’ai bien sur payé, j’ai du me rendre âpres avoir relevé une petite annonce sur un journal gratuit, à Castelnaudary, en taxi. Puis quelques mois plus tard, durant les fêtes de fin d’année dans les années 1980, je me suis déplacé a Carcassonne, et j’y ai une nouvelle fois rencontré une prostituée, je m’y suis rendu à deux reprises.

 

 Ensuite J'ai eu au total 4 aventures, dont l'une avec une femme de Castelnaudary, rencontrée par agence matrimoniale, à l’époque internet n’était pas encore connue, il existait le minitel. Elle est venue deux week-end, a mon domicile, nous avons partagé le même lit car je ne disposais que d’une seule chambre, et bien sur de façon tout a fait consentante, nous avons fais l’amour, en raison de mon inexpérience, mes prestations étaient plutôt limitées, mais je savais pratiquer des « cunnilingus », lécher la chatte d’une femme et son clitoris. Et des caresses. J’ai connu deux autres femmes reconnues handicapées, que j’ai reçu chez moi, dans les années 1980. Puis enfin en 2008, j’ai rencontré la dernière fille en date, avec laquelle j’ai fais l’amour chez moi, mais dans un nouvel appartement, que je loue encore actuellement. Elle est venue 3 fois, et trois fois, nous avons conclu. Depuis 2008, je n’ai plus touché une femme, et cela commence à me manquer sérieusement

 

Du coup, je  coup, j’ai créé plusieurs sites et blogs pour adultes handicapés, femmes et hommes, certains de c es sites sont payants, et attirent de nombreux visiteurs, hélas ils ne payent pas.

 

 Il se trouve que ces liaisons n'ont pas duré, mais "la machine à séduction" était en marche ! Ce processus qui fait qu'on sait qu'on peut plaire...

Aujourd'hui, je suis toujours en quête d'amour, j'aimerais trouver une compagne avec qui vivre.

Je vive des déceptions, de réaliser que beaucoup de femmes ne sont pas prêtes à tenter l’aventure avec moi, faire l’amour  avec moi, il va de soit que j’espère que cela va changer. Ce qui me laisse amère surtout, c'est que je ne trouve pas de possibilités de rencontres dans la vie de tous les jours. Le net m'est incontournable pour rencontrer quelqu'un.

 

http://handi-limoux.onlc.fr

 

http://disgrace-physique-handicap-et-sexe.blog4ever.com

 

http://coeurhandicap.onlc.fr

 

 

Pour les handicapés il peut être dur de venir dans un club libertin, d’affronter le regard des autres, ou même de se faire refuser l’entrée en club échangiste comme cela arrive.

D’une manière générale les rapports sexuels peuvent être difficiles ou impossibles pour eux même si le besoin existe, et pas forcément pour des raisons liées à la maladie, mais plus au défaut de partenaire.

 

J’aimerais tellement vous faire comprendre la solitude dans laquelle vivent la plupart des  handicapés, ils conservent, néanmoins et plus que tout autre, les envies, les besoins de toute personne valide. Nul autre qu’une personne handicapée ne connaît la vraie valeur de la chaleur humaine, d’une main sur l’épaule, d’une caresse, d’un baiser et des relations sexuelles. Certains n’ont jamais connu l’amour physique, d’autres l’ont connu mais en sont privés. Dans les deux cas, cela entraîne une souffrance psychique, différente certes, mais souffrance quand même.

Je fais une tout petite parenthèse ici pour que vous pensiez bien que ceci peut vous

Et sans se poser de question. Notre but premier est d’apporter aux invalides intéressés l’occasion de poursuivre ou de découvrir une vie sexuelle la plus proche possible de leurs besoins. Comment ? En fait nos membres valides ou invalides font connaissance par le biais d’Internet. Ils peuvent passer des messages, photos et discuter sur le tchat.

 

 Les rencontres sont privées et non professionnelles ! 

Certaines rencontres ont déjà eut lieu. 

 

Certaines photos ou propos pourraient encore choquer certains. Les tabous ont la vie dure !

Bien sûr, j’ai des projets: la création d’un site encore plus important et accessible a un plus grand public mais toujours axé sur les handicapés, l’édition de guides pratiques,

 

Parce qu’aucune association pour handicapés, aucune revue, personne n’en parle. 

Et pourtant Dieu sait que ces problèmes troublent profondément les handicapés. 

Comment le résolvent-ils actuellement ? A vous de deviner, et bien si, "Assohandicap", en parle dans ses blogs et sites, destinés toutefois a un public adulte.  Vu que l'on parle ici de sexe et de sexualité.

 

Il existe de nombreuses sortes de handicaps, mais on n'entend pas souvent parler des personnes, "difformes" physiquement, telle que les personnes "dites" de petites taille, et en plus si ces personnes sont des femmes, et qui en plus sont atteintes d'une certaine obésité, "nains et obeses" cela existe aussi, bien sur plus rarement, ou du moins cela reste inconnu du public.

 

thierry.menager@hotmail.fr

 

Notre site :

 

http://sexotherapeute.onlc.fr

 

 

Ou :

 

 

http://aidants-sexuels.onlc.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CETTE FEMME POSSEDE UN PHYSIQUE ET UN VISAGE TRES DISGRACIEUX, DE PETITE TAILLE ET OBESE,  SE MONTRE ENFIN SANS COMPLEXES NI TABOUS.  SON PARTENAIRE EST LUI, VALIDE ET DE PHYSIQUE NORMAL, IL NE JUGE PAS SUR LES APPRENCES DE CETTE FEMME, COMME ELLE, VOUS POUVEZ RECEVOIR ET DONNER DU PLAISIR GRATUITEMENT.

 


19/05/2012
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PHYSIQUES DISGRACIEUX ET SEXE UN PHYSIQUE DISGRACIEUX NE DOIT PAS NOUS EMPECHER D'AVOIR UNE VIE SEXUELLE LIBRE ET EPANOUIE

PHOTOS ET COMMENTAIRES SUR DES PHYSIQUES DISGRACIEUX DE PERSONNES HANDICAPEES, NAINES ET OBESES.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CETTE FEMME EST UNE NAINE, ET DE PLUS OBESE, AVEC UN PHYSIQUE "DIT" DISGRACIEUX, PEUT IMPORTE, CETTE FEMME OSE SE MONTRER, ELLE FAIT L'AMOUR AVEC UN PARTENAIRE DE PHYSIQUE DIT NORMAL. CETTE FEMME PRATIQUE UNE FELLATION, SE MONTRE NUE, ET FAIT L'AMOUR DANS DEUX POSITIONS, LA CLASSIQUE CELLE DU "MISSIONNAIRE" ET OU ELLE CHEVAUCHE SON PARTENAIRE.

 

 

 

POUR EN VOIR PLUS SUR UN CLIP DE CETTE "MONSTRUOSITE" DE LA NATURE, FAISANT L'AMOUR SANS AUCUN COMPLEXES, CLIQUEZ SUR CE LIEN.

 

 

 

CETTE FEMME NAINE ET DIFFORME, EST AUSSI LESBIENNE, NOUS LA VOYONS ICI EN COMPAGNIE D'UNE AUTRE FEMME PLUS IMPOSANTE, GRANDE, ET EGALEMENT OBESE. POUR VOIR LA VIDEO CLIQUEZ SUR CE LIEN.

 

 

 

POUR PRENDRE CONNAISSANCE DES INFORMATIONS DE L'ARTICLE, IL VOUS SUFFIT DE CLIQUER SUR CE LIEN.

 

SECOND ARTICLE D'INFOS POUR HANDICAPES

 

TROISIEME CLIP D'INFO

 

FACILITER LA SEXUALITE DES HANDICAPES

 

 

UNE FEMME HANDICAPEE PORTANT UNE PROTHESE DE JAMBE QUI L'ENLEVE, POUR FAIRE L'AMOUR AVEC UN PARTENAIRE HANDICAPE EN FAUTEUIL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CES PHOTOS NE SONT PAS TRUQUEES, CET HOMME EST LOURDEMENT HANDICAPE, EMPUTE DES DEUX JAMBES, ET LEGEREMENT "DEDONNANT", SA PARTENAIRE, EST ELLE, PARFAITEMENT VALIDE, ET DE PLUS, AVEC UN JOLI PHYSIQUE COMME VOUS POUVEZ LE CONSTATER. PEUT IMPORTE LE HANDICAP, PEUT IMPORTE L'APPARENCE, VALIDES OU HANDICAPES, NOUS AVONS LES MEMES DROITS DE VIVRE UNE SEXUALITE LIBRE.

 

SI VOUS AUSSI ETES HANDICAPE(E), NOTRE ASSOCIATION PEUT NEANMOINS VOUS AIDER.

 


19/05/2012
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ACCOMPAGNEMENT EROTIQUE ET OU SEXUEL DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

L’accompagnement érotique et/ou sexuel des personnes en situation de handicap

L’accompagnement érotique (également appelé assistance sexuelle) des personnes en situation de handicap est un sujet controversé qui soulève des questions éthiques, idéologiques, juridiques et humaines complexes.
Ce servie est légalisé dans de nombreux pays européens. En France, des associations ou personnes concernées militent pour une mise en place réglementée de ce service. D’autres s’y sont farouchement opposées.
Cet article tente d’apporter des éléments d’information objectifs sur le sujet en abordant les points suivants :

--  Qu’est ce que le handicap ?
--  Le droit des personnes handicapées à la sexualité
--  L’accompagnement érotique
--  Les argument des opposants
--  Les arguments des défenseurs
--  D’autres pistes pour améliorer l’accès à la sexualité
--  Ressources

Qu’est ce que le handicap ?

D’après la loi française, le handicap est défini comme " toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant." (article L114 du code l’action sociale et des familles).
Le handicap recouvre ainsi des réalités très diverses : il peut être mental, psychique, physique ou moteur.
S’intéresser à la sexualité des personnes concernées par le handicap nécessite de prendre conscience de ces situations très hétérogènes. Chacune recouvre des besoins différents et nécessite des réponses adaptées particulières.

Le droit des personnes handicapées à la sexualité

La vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap a longtemps été taboue et peu prise en compte par les politiques sanitaires et sociales.
Des textes législatifs internationaux et nationaux traitent de la nécessité de reconnaitre ce droit à la sexualité aux personnes concernées et de mettre en œuvre les moyens de leur en assurer l’accès :
--  la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations Unies (articles 23 et 25) reconnait aux personnes handicapées le droit de se marier, d’avoir des enfants, d’avoir accès à l’information à l’éducation en matière de procréation et de planification familiale. Le texte précise que les moyens nécessaires à l’exercice de ces droits doivent être fournis.
--  en France, la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées instaure la notion de compensation des conséquences liées au handicap : "La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l’origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie." (article 11). Si la sexualité n’est pas mentionnée de façon explicite, c’est sur cette notion de compensation que les défenseurs de l’assistance sexuelle se basent pour légitimer, d’un point de vue juridique, la mise en place de l’accompagnement sexuel dont le but est de permettre l’accès à ce droit fondamental.
A contrario, les opposants estiment qu’il n’existe pas de droit à la sexualité d’un point de vue juridique : celle-ci est une liberté relevant de la sphère privée, où l’état n’a pas à intervenir.

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L’accompagnement érotique et/ou sexuel

L’accompagnement érotique et/ou sexuel consiste à proposer, dans le respect et l’écoute, des services sensuels, érotiques et/ou sexuels à des personnes en situation de handicap, afin de leur permettre de se réapproprier leur corps et d’accéder à la sexualité. Il est exercé par des professionnels rémunérés ayant reçu une formation aux aspects physiques et psychologiques des différents handicaps et qui bénéficient d’un suivi lors de l’exercice de leur activité. L’accompagnant peut prodiguer des services sous forme de massages, caresses, et, dans certains cas, aller jusqu’à l’acte sexuel, qui n’est pas une fin en soi et reste rare. Il peut également aider à la réalisation d’un acte sexuel entre deux personnes étant dans l’impossibilité, du fait de leur handicap, de l’accomplir.
Ce service est légalisé dans de nombreux pays européens (en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Suisse).

En France, la mise en place de ce service soulève des questions juridiques, car il nécessiterait la modification du code pénal concernant deux aspects :
--  les abus sexuels sur personne vulnérable (articles 222-24 et 222-29 du code pénal)
--  la prostitution et le proxénétisme (articles 225-5 à 225-12 du code pénal).
Il se heurte également à de fortes oppositions d’ordre idéologique de la part de personnes l’assimilant à de la prostitution.
L’homme politique Jean-François Chaussy est le porte-parole des associations et organismes défenseurs de l’assistance sexuelle auprès du gouvernement.
Dans un rapport , il présente un plaidoyer pour la règlementation de ce service en France, et en définit le cadre : l’accompagnement sexuel serait réservé aux personnes "n’ayant pas accès à leur propre corps" et exclurait l’acte sexuel. La mise en place d’un cadre éthique et juridique est jugée indispensable pour éviter toute dérive. De même, la notion du consentement éclairé de la personne demandeuse est présentée comme fondamentale.
--  Pour aller plus loin sur les propositions en France en faveur de l’assistance sexuelle, consulter le chapitre Vie affective et sexuelle consacré au sujet (extrait du rapport sur l’amélioration de vie des personnes en situation de handicap, présenté à l’assemblée nationale par Jean François Chossy, novembre 2011).

En Suisse, l’assistance sexuelle est reconnue et réglementée depuis 2007. Elle est prodiguée par des personnes ayant eu une formation spécifique et qui exercent parallèlement une autre profession. Ce service est accessible également aux personnes handicapées mentales.
--  Pour en savoir plus sur le métier d’assistant sexuel, lire l’article Assistants sexuels : corps solidaires pour corps solitaires, (magazine Faire Face, n° 684, février 2011).

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Les arguments de ceux qui sont contre

Pour ses détracteurs, ce service, en proposant des prestations "sexuelles" tarifées, s’apparente à de la prostitution, et est contraire aux principes de la dignité humaine.
Par ailleurs, ils déplorent une vision réductrice et discriminante de la vie affective et sexuelle des personnes handicapées. Selon eux, cette mesure n’est pas représentative des demandes, mais émanerait d’une minorité, principalement masculine, dans le but de satisfaire des besoins sexuels. La majorité des personnes concernées ne réclameraient pas un service sexuel, mais la possibilité de vivre une vraie relation affective et sexuelle.
Ils s’inquiètent également d’une ghettoïsation et d’un maintien dans l’assistanat des personnes handicapées, qu’ils considèrent dégradants.
Enfin, ils s’interrogent sur les risques et effets négatifs de ce service : la difficulté à apprécier le consentement de la personne concernée dans certains cas ; le choix d’un assistant sexuel à sa convenance ; la gestion délicate des liens affectifs qui pourraient se créer et les éventuels abus qui pourraient avoir lieu.

Les arguments de ceux qui sont pour

Pour ses défenseurs, l’accompagnement érotique et/ou sexuel est une réponse parmi d’autres, adaptée à certaines situations précises qui n’a pas la prétention de résoudre toutes les questions relatives à la sexualité des personnes handicapées.
Elle répond à une demande légitime de certaines personnes qui sont dans l’impossibilité, due à leur handicap, d’utiliser leur corps et de vivre leur sexualité . Cette incapacité est une cause de grande souffrance. Le droit français précise que toute personne souffrant d’un handicap a droit à la compensation de celui-ci.
Une aide humaine extérieure est dans ces cas là indispensable. Si elle est prodiguée par des professionnels formés aux spécificités du handicap et à la psychologie, avec un suivi, dans un cadre éthique et juridique précis, les dérives dont s’inquiètent les opposants devraient selon eux, être écartées.
Ce service permettrait de répondre à des situations difficiles à gérer par des tiers (professionnels et parents démunis face aux demandes sexuelles et à la souffrance des personnes concernées, recours illégal à la prostitution...).
Enfin, ils considèrent que la rémunération est justifiée par une prestation professionnelle réglementée, alors que des initiatives non cadrées peuvent ouvrir la porte à des dérives.

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D’autres pistes pour améliorer l’accès à la sexualité

Aujourd’hui, la question de la sexualité des personnes en situation de handicap est encore taboue et trop peu traitée. Elle nécessite d’être reconnue et défendue.
D’autres moyens pour permettre l’accès des personnes en situation de handicap à une vie affective et sexuelle épanouie sont à développer :
--  mettre en place une éducation affective et sexuelle dès le plus jeune âge adaptée aux besoins et aux formes de handicap
--  travailler à la possibilité d’avoir une vie sexuelle dans les institutions, à des aménagements pour des vies en couple
--  lutter pour une meilleure intégration des personnes handicapées dans la société, afin qu’elles aient une vie sociale comme tout un chacun, leur permettant de faire des rencontres amicales ou amoureuses.

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Des ressources pour aller plus loin :

 

Ouvrages de référence :
--   Handicaps et sexualités : le livre blanc / NUSS Marcel, directeur Paris : Dunod, 2008. 260 p
Disponible au Crips Ile-de-France
--   Accompagnement érotique et handicaps : au désir des corps, réponses sensuelles et sexuelles avec coeur / AGTHE DISERENS C , VATRE F
Lyon : Editions de la Chronique Sociale, 2006 ; coll. : Comprendre les personnes. 157 p
Disponible au Crips Ile-de-France

Sur le métier d’assistant sexuel

En France :
--  Témoignage d’un assistant sexuel bénévole en France : Moi, Pascal, 50 ans, assistant sexuel, Le parisien, 26 novembre 2010

En Suisse :
--  Assistant sexuel en Suisse allemande / Lien social, n° 843, 2007
--  La formation en assistance sexuelle : toute innovation implique des risques ! / AGTHE DISERENS C (in Reliance, n° 29, septembre 2008).
Ce document présente la formation d’assistant sexuel aux personnes handicapées (concept, démarche pédagogique...) proposée par l’association suisse SEHP (SExualité et Handicaps Pluriels).
--  Assistance sexuelle : un site de Suisse romande dédié à la question

Des documentaires :
--  Sexe, amour et handicap / Jean-Michel Carré, Les films Grain de sable / France télévision, 2009, 74 minutes
Visualiser la présentation et quelques extraits
--  L’amour sans limites / Samantha Campredon, François Chayé, Production France 5 / System TV / AFM Productions, 2008, 52 minutes
Lire la description du documentaire sur le site de France 5

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Sur les défenseurs et les détracteurs

Des dossiers :
--   Pour : Assistance sexuelle : oser passer à l’acte /in Faire Face, n° 694, février 2011
--  Contre : Handicap : "accompagnement sexuel" ou prostitution ? in Bulletin de Prostitution et société, n° 160, janvier 2008

Les organismes associatifs :
Pour :
--  Le CHS (Collectif Handicaps et Sexualités) a été créé le 7 mars 2008 pour échanger et construire avec les personnes handicapées concernées et les pouvoirs publics, des propositions d’actions pour une meilleure prise en compte de la vie intime, affective et sexuelle des personnes handicapées. Il est composé de l’AFM (Association Française contre les Myopathies), de l’APF (Association des Paralysés de France), de CHA (Coordination Handicap Autonomie), du GIHP (Groupement pour l’Insertion des Personnes Handicapées physiques) et d’Handicap International.
Consulter le texte fondateur de l’association.
--  L’association CH(S)OSE : pour un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap.
Elle a été créée le 5 janvier 2011 à l’initiative du Collectif Handicaps et Sexualités (CHS). Son objectif est de militer en faveur d’un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap, notamment à travers la création de services d’accompagnement sexuel.
Lire le communiqué de presse de la création de l’association , qui présente ses arguments en faveur de l’assistance sexuelle.
Consulter le site internet de l’association.

Contre :
--  l’association FDFA (Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir) regroupe des femmes en situation de handicap qui militent pour une meilleure reconnaissance des droits des personnes concernées dans la société, au même titre que tout autre citoyen.
--  le Mouvement du Nid et la Fondation Scelles sont des associations qui luttent contre la prostitution et défendent la position abolitionniste.

Les organismes institutionnels :
Pour :
--  Le CNCPH (Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées), dans son rapport de 2010, affirme le principe du droit à la sexualité des personnes handicapées en se basant sur des textes internationaux et nationaux. Il revendique la légitimité de la création d’un service d’assistance sexuel, car il répond à la notion de droit de compensation due au handicap. Il mène une réflexion sur la nécessité d’organiser ces prestations dans un cadre défini, garantissant la déontologie de cet accompagnement, par la création d’une commission nationale qui aurait pour mission la délivrance d’un agrément pour exercer ce service, en respectant des règles précises.
Consulter l’extrait Vie affective, sexualité et parentalité du rapport qui traite de l’assistance sexuelle

Contre :
--  dans un chapitre intitulé La question de l’assistance sexuelle pour les personnes en situation de handicap extrait du rapport d’information sur la prostitution en France (avril 2011), l’assemblée nationale considère qu’il n’existe pas, d’un point de vue juridique, de droit à la sexualité. Il est contre la mise en place d’un service d’assistance sexuelle contre rémunération qui porterait atteinte au principe de non marchandisation du corps humain, mais se montre favorable à l’existence de ce service dans un cadre bénévole. Il reconnait l’importance de la promotion de l’éducation affective et sexuelle des personnes handicapées dans les institutions.

Les prises de positions dans la presse : quelques articles
Pour :
--  Pour l’assistance sexuelle des handicapés / par le magazine Faire face (le magazine des personnes ayant un handicap moteur et de leur famille) et l’association CH(s)OSE, Libération, 14 septembre 2011
Présentation du Manifeste pour l’assistance sexuelle en France
--  Sexe et handicap : ma réponse à Roselyne Bachelot / Alexis GIRSZONAS (étudiant en master de sciences politiques (Paris-X), conseiller municipal (PS) Ville-d’Avray, secrétaire fédéral chargé de la lutte contre les discriminations -Fédération des Hauts-de-Seine du PS), Libération, 26 avril 2011
--  Handicap et sexualité : que ceux qui en ont envie puissent en bénéficier/ Marcel Nuss, Libération, 25 février 2011

Contre :
--  Les aidants sexuels ou perpétuer la ghettoïsation / Claudine Legardinier, (représentante du collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité), Libération, 20 septembre 2011.
Tribune cosignée par des intellectuels et féministes.
--   L’assistance sexuelle n’est pas un travail/Roselyne Bachelot, Libération, 21 avril 2011
--  La sexualité des personnes handicapées relève du social et... du droit ? / Henri Saint Jean

 


20/06/2012
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LE DROIT A LA SEXUALITE POUR LES PERSONNES HANDICAPEES

L’accompagnement érotique et/ou sexuel des personnes en situation de handicap

L’accompagnement érotique (également appelé assistance sexuelle) des personnes en situation de handicap est un sujet controversé qui soulève des questions éthiques, idéologiques, juridiques et humaines complexes.
Ce servie est légalisé dans de nombreux pays européens. En France, des associations ou personnes concernées militent pour une mise en place réglementée de ce service. D’autres s’y sont farouchement opposées.
Cet article tente d’apporter des éléments d’information objectifs sur le sujet en abordant les points suivants : 

--  Qu’est ce que le handicap ? 
--  Le droit des personnes handicapées à la sexualité 
--  L’accompagnement érotique 
--  Les argument des opposants 
--  Les arguments des défenseurs 
--  D’autres pistes pour améliorer l’accès à la sexualité 
--  Ressources

Qu’est ce que le handicap ?

D’après la loi française, le handicap est défini comme " toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant." (article L114 du code l’action sociale et des familles).
Le handicap recouvre ainsi des réalités très diverses : il peut être mental, psychique, physique ou moteur. 
S’intéresser à la sexualité des personnes concernées par le handicap nécessite de prendre conscience de ces situations très hétérogènes. Chacune recouvre des besoins différents et nécessite des réponses adaptées particulières.

Le droit des personnes handicapées à la sexualité

La vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap a longtemps été taboue et peu prise en compte par les politiques sanitaires et sociales.
Des textes législatifs internationaux et nationaux traitent de la nécessité de reconnaitre ce droit à la sexualité aux personnes concernées et de mettre en œuvre les moyens de leur en assurer l’accès : 
--  la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations Unies (articles 23 et 25) reconnait aux personnes handicapées le droit de se marier, d’avoir des enfants, d’avoir accès à l’information à l’éducation en matière de procréation et de planification familiale. Le texte précise que les moyens nécessaires à l’exercice de ces droits doivent être fournis. 
--  en France, la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées instaure la notion de compensation des conséquences liées au handicap : "La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l’origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie." (article 11). Si la sexualité n’est pas mentionnée de façon explicite, c’est sur cette notion de compensation que les défenseurs de l’assistance sexuelle se basent pour légitimer, d’un point de vue juridique, la mise en place de l’accompagnement sexuel dont le but est de permettre l’accès à ce droit fondamental.
A contrario, les opposants estiment qu’il n’existe pas de droit à la sexualité d’un point de vue juridique : celle-ci est une liberté relevant de la sphère privée, où l’état n’a pas à intervenir.

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L’accompagnement érotique et/ou sexuel

L’accompagnement érotique et/ou sexuel consiste à proposer, dans le respect et l’écoute, des services sensuels, érotiques et/ou sexuels à des personnes en situation de handicap, afin de leur permettre de se réapproprier leur corps et d’accéder à la sexualité. Il est exercé par des professionnels rémunérés ayant reçu une formation aux aspects physiques et psychologiques des différents handicaps et qui bénéficient d’un suivi lors de l’exercice de leur activité. L’accompagnant peut prodiguer des services sous forme de massages, caresses, et, dans certains cas, aller jusqu’à l’acte sexuel, qui n’est pas une fin en soi et reste rare. Il peut également aider à la réalisation d’un acte sexuel entre deux personnes étant dans l’impossibilité, du fait de leur handicap, de l’accomplir.
Ce service est légalisé dans de nombreux pays européens (en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Suisse).

En France, la mise en place de ce service soulève des questions juridiques, car il nécessiterait la modification du code pénal concernant deux aspects : 
--  les abus sexuels sur personne vulnérable (articles 222-24 et 222-29 du code pénal) 
--  la prostitution et le proxénétisme (articles 225-5 à 225-12 du code pénal).
Il se heurte également à de fortes oppositions d’ordre idéologique de la part de personnes l’assimilant à de la prostitution.
L’homme politique Jean-François Chaussy est le porte-parole des associations et organismes défenseurs de l’assistance sexuelle auprès du gouvernement.
Dans un rapport , il présente un plaidoyer pour la règlementation de ce service en France, et en définit le cadre : l’accompagnement sexuel serait réservé aux personnes "n’ayant pas accès à leur propre corps" et exclurait l’acte sexuel. La mise en place d’un cadre éthique et juridique est jugée indispensable pour éviter toute dérive. De même, la notion du consentement éclairé de la personne demandeuse est présentée comme fondamentale. 
--  Pour aller plus loin sur les propositions en France en faveur de l’assistance sexuelle, consulter le chapitre Vie affective et sexuelle consacré au sujet (extrait du rapport sur l’amélioration de vie des personnes en situation de handicap, présenté à l’assemblée nationale par Jean François Chossy, novembre 2011).

En Suisse, l’assistance sexuelle est reconnue et réglementée depuis 2007. Elle est prodiguée par des personnes ayant eu une formation spécifique et qui exercent parallèlement une autre profession. Ce service est accessible également aux personnes handicapées mentales. 
--  Pour en savoir plus sur le métier d’assistant sexuel, lire l’article Assistants sexuels : corps solidaires pour corps solitaires, (magazine Faire Face, n° 684, février 2011).

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Les arguments de ceux qui sont contre

Pour ses détracteurs, ce service, en proposant des prestations "sexuelles" tarifées, s’apparente à de la prostitution, et est contraire aux principes de la dignité humaine.
Par ailleurs, ils déplorent une vision réductrice et discriminante de la vie affective et sexuelle des personnes handicapées. Selon eux, cette mesure n’est pas représentative des demandes, mais émanerait d’une minorité, principalement masculine, dans le but de satisfaire des besoins sexuels. La majorité des personnes concernées ne réclameraient pas un service sexuel, mais la possibilité de vivre une vraie relation affective et sexuelle. 
Ils s’inquiètent également d’une ghettoïsation et d’un maintien dans l’assistanat des personnes handicapées, qu’ils considèrent dégradants.
Enfin, ils s’interrogent sur les risques et effets négatifs de ce service : la difficulté à apprécier le consentement de la personne concernée dans certains cas ; le choix d’un assistant sexuel à sa convenance ; la gestion délicate des liens affectifs qui pourraient se créer et les éventuels abus qui pourraient avoir lieu. 

Les arguments de ceux qui sont pour

Pour ses défenseurs, l’accompagnement érotique et/ou sexuel est une réponse parmi d’autres, adaptée à certaines situations précises qui n’a pas la prétention de résoudre toutes les questions relatives à la sexualité des personnes handicapées.
Elle répond à une demande légitime de certaines personnes qui sont dans l’impossibilité, due à leur handicap, d’utiliser leur corps et de vivre leur sexualité. Cette incapacité est une cause de grande souffrance. Le droit français précise que toute personne souffrant d’un handicap a droit à la compensation de celui-ci.
Une aide humaine extérieure est dans ces cas là indispensable. Si elle est prodiguée par des professionnels formés aux spécificités du handicap et à la psychologie, avec un suivi, dans un cadre éthique et juridique précis, les dérives dont s’inquiètent les opposants devraient selon eux, être écartées.
Ce service permettrait de répondre à des situations difficiles à gérer par des tiers (professionnels et parents démunis face aux demandes sexuelles et à la souffrance des personnes concernées, recours illégal à la prostitution...).
Enfin, ils considèrent que la rémunération est justifiée par une prestation professionnelle réglementée, alors que des initiatives non cadrées peuvent ouvrir la porte à des dérives. 

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D’autres pistes pour améliorer l’accès à la sexualité

Aujourd’hui, la question de la sexualité des personnes en situation de handicap est encore taboue et trop peu traitée. Elle nécessite d’être reconnue et défendue. 
D’autres moyens pour permettre l’accès des personnes en situation de handicap à une vie affective et sexuelle épanouie sont à développer : 
--  mettre en place une éducation affective et sexuelle dès le plus jeune âge adaptée aux besoins et aux formes de handicap 
--  travailler à la possibilité d’avoir une vie sexuelle dans les institutions, à des aménagements pour des vies en couple 
--  lutter pour une meilleure intégration des personnes handicapées dans la société, afin qu’elles aient une vie sociale comme tout un chacun, leur permettant de faire des rencontres amicales ou amoureuses.

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Des ressources pour aller plus loin :

 

Ouvrages de référence : 
--   Handicaps et sexualités : le livre blanc / NUSS Marcel, directeur Paris : Dunod, 2008. 260 p
Disponible au Crips Ile-de-France 
--   Accompagnement érotique et handicaps : au désir des corps, réponses sensuelles et sexuelles avec cœur / AGTHE DISERENS C , VATRE F 
Lyon : Editions de la Chronique Sociale, 2006 ; coll. : Comprendre les personnes. 157 p
Disponible au Crips Ile-de-France

Sur le métier d’assistant sexuel

En France : 
--  Témoignage d’un assistant sexuel bénévole en France : Moi, Pascal, 50 ans, assistant sexuel, Le parisien, 26 novembre 2010 

En Suisse : 
--  Assistant sexuel en Suisse allemande / Lien social, n° 843, 2007 
--  La formation en assistance sexuelle : toute innovation implique des risques ! / AGTHE DISERENS C (in Reliance, n° 29, septembre 2008).
Ce document présente la formation d’assistant sexuel aux personnes handicapées (concept, démarche pédagogique...) proposée par l’association suisse SEHP (Sexualité et Handicaps Pluriels). 
--  Assistance sexuelle : un site de Suisse romande dédié à la question

Des documentaires : 
--  Sexe, amour et handicap / Jean-Michel Carré, Les films Grain de sable / France télévision, 2009, 74 minutes 
Visualiser la présentation et quelques extraits 
--  L’amour sans limites / Samantha Campredon, François Chayé, Production France 5 / System TV / AFM Productions, 2008, 52 minutes
Lire la description du documentaire sur le site de France 5

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Sur les défenseurs et les détracteurs

Des dossiers : 
--   Pour : Assistance sexuelle : oser passer à l’acte /in Faire Face, n° 694, février 2011 
--  Contre : Handicap : "accompagnement sexuel" ou prostitution ? in Bulletin de Prostitution et société, n° 160, janvier 2008

Les organismes associatifs : 
Pour : 
--  Le CHS (Collectif Handicaps et Sexualités) a été créé le 7 mars 2008 pour échanger et construire avec les personnes handicapées concernées et les pouvoirs publics, des propositions d’actions pour une meilleure prise en compte de la vie intime, affective et sexuelle des personnes handicapées. Il est composé de l’AFM (Association Française contre les Myopathies), de l’APF (Association des Paralysés de France), de CHA (Coordination Handicap Autonomie), du GIHP (Groupement pour l’Insertion des Personnes Handicapées physiques) et d’Handicap International.
Consulter le texte fondateur de l’association. 
--  L’association CH(S) OSE : pour un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap.
Elle a été créée le 5 janvier 2011 à l’initiative du Collectif Handicaps et Sexualités (CHS). Son objectif est de militer en faveur d’un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap, notamment à travers la création de services d’accompagnement sexuel.
Lire le communiqué de presse de la création de l’association, qui présente ses arguments en faveur de l’assistance sexuelle.
Consulter le site internet de l’association.

Contre : 
--  l’association FDFA (Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir) regroupe des femmes en situation de handicap qui militent pour une meilleure reconnaissance des droits des personnes concernées dans la société, au même titre que tout autre citoyen. 
--  le Mouvement du Nid et la Fondation Scelles sont des associations qui luttent contre la prostitution et défendent la position abolitionniste. 

Les organismes institutionnels : 
Pour : 
--  Le CNCPH (Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées), dans son rapport de 2010, affirme le principe du droit à la sexualité des personnes handicapées en se basant sur des textes internationaux et nationaux. Il revendique la légitimité de la création d’un service d’assistance sexuel, car il répond à la notion de droit de compensation due au handicap. Il mène une réflexion sur la nécessité d’organiser ces prestations dans un cadre défini, garantissant la déontologie de cet accompagnement, par la création d’une commission nationale qui aurait pour mission la délivrance d’un agrément pour exercer ce service, en respectant des règles précises.
Consulter l’extrait Vie affective, sexualité et parentalité du rapport qui traite de l’assistance sexuelle

Contre : 
--  dans un chapitre intitulé La question de l’assistance sexuelle pour les personnes en situation de handicap extrait du rapport d’information sur la prostitution en France (avril 2011), l’assemblée nationale considère qu’il n’existe pas, d’un point de vue juridique, de droit à la sexualité. Il est contre la mise en place d’un service d’assistance sexuelle contre rémunération qui porterait atteinte au principe de non marchandisation du corps humain, mais se montre favorable à l’existence de ce service dans un cadre bénévole. Il reconnait l’importance de la promotion de l’éducation affective et sexuelle des personnes handicapées dans les institutions.

Les prises de positions dans la presse : quelques articles 
Pour : 
--  Pour l’assistance sexuelle des handicapés / par le magazine Faire face (le magazine des personnes ayant un handicap moteur et de leur famille) et l’association CH(s)OSE, Libération, 14 septembre 2011
Présentation du Manifeste pour l’assistance sexuelle en France 
--  Sexe et handicap : ma réponse à Roselyne Bachelot / Alexis GIRSZONAS (étudiant en master de sciences politiques (Paris-X), conseiller municipal (PS) Ville-d’Avray, secrétaire fédéral chargé de la lutte contre les discriminations -Fédération des Hauts-de-Seine du PS), Libération, 26 avril 2011 
--  Handicap et sexualité : que ceux qui en ont envie puissent en bénéficier/ Marcel Nuss, Libération, 25 février 2011

Contre : 
--  Les aidants sexuels ou perpétuer la ghettoïsation / Claudine Legardinier, (représentante du collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité), Libération, 20 septembre 2011.
Tribune cosignée par des intellectuels et féministes. 
--   L’assistance sexuelle n’est pas un travail/Roselyne Bachelot, Libération, 21 avril 2011 
--  La sexualité des personnes handicapées relève du social et... du droit ? / Henri Saint Jean (formateur à l’Institut Méditerranéen de Recherche et de Formation en travail Social, Marseille), Le Monde, 15 mars 2011 

Dossier de synthèse réalisé par Elisabeth Selig, documentaliste et Fabrice Selly, animateur de prévention.

 

Assohandicap

54, rue blanquerie

11300 Limoux

assohandicap@live.fr

http://sexotherapeute.onlc.fr

http://handi-libertin.onlc.fr

http://disgrace-physique-handicap-et-sexe.blog4ever.com

 


22/06/2012
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Les beaux sortent avec les beaux et les laids avec les laids

Les beaux sortent avec les beaux et les laids avec les laids

 

Qui se ressemble s'assemble: les études confirment l'adage. Et encore, ce n’est pas toujours le cas. Comme pour tout, il y a des exceptions.

 

- -

Elle s'appelle Roxane, Marie-Amélie, Bénédicte, ou Thierry Ménager,  peu importe. Ce qui compte, c’est qu’en général, elles ou ils sont juges sur leur apparence, une apparence générale disgracieuse. Et bien, avez-vous déjà vu ces filles, ou cet homme,  embrasser ou se faire embrasser goulûment à la sortie des cours  par un beau mec, ou une jolie femme.   Avez-vous souvent vu, une personne avec un physique dit « normal », sortir et embrasser une personne, avec un « mauvais » physique, binoclard rondouillet aux pantalons trop courts? Sauf exception, la beauté du bahut, de l’entreprise, ou seulement de votre ville. La belle fille, finit dans les bras de son homologue masculin, le beau gosse que les garçons jalousent dans les vestiaires et que les filles se disputent.

 

La dure réalité du collège vaut-elle pour toute la vie? Les beaux tombent-ils amoureux des beaux et les laids des laids? A en croire les enquêtes d'opinion, non, puisque l'importance accordée à l'apparence physique arrive bien derrière d'autres qualités jugées essentielles comme le sens de l'humour ou la gentillesse. Et bien cela n’est en aucun cas valable pour tous.

 

Mais pour Jean François Amadieu, auteur du Poids des apparences, les sondés se sentent obligés de mentir: «Il est presque obligatoire de déclarer que le miracle de l'amour a opéré et que son partenaire est merveilleux (...). On ajoutera ensuite, que de toute façon la beauté n'a pas été un élément déterminant du choix. Même si tout cela est faux, c'est socialement ce qu'il faut dire.»

 

Le calvaire des laids, ou plus particulièrement d’un laid.

 

Cruelle injustice pour ceux les laids, le calvaire d'un homme au visage disgracieux qui se sent obligé  de tenter, de ne séduire que des femmes qu'il trouve aussi laides que lui, ou légèrement handicapées, un peu plus âgées, mais encore autonomes,  et pouvant comme lui,  souffrir de frustration. Et encore, ces femmes, souvent, « gentiment », lui répondent, qu’elles ont déjà un copain, qu’elles sont pressées, ont un rendez-vous, etc.…Pourtant, rien n’est plus faux, dans ce type de cas.

 

«Les beautés que je croisais ça et là me tiraient des larmes, qui m'avait abordé rue des Archives, une fille au visage étroit extraordinairement jolie dans une courte robe de soie marron glacé (...) je l'ai écoutée me demander une cigarette, en rigolant avec ses amis, que je ne pouvais pas lui donner, ne fumant pas moi-même. Elle est repartie en se moquant. moi, pleurant de voir cette belle fille me tournant le dos, oui pleurant comme il m'arrive de le faire lorsque je suis cloué à moi-même par cette forme d'espérance négative qu'est la plupart du temps le désir.»

 

Faut il croire que l'amour n'est réservé qu'à une poignée de belles personnes et que le reste doit trouver à se satisfaire à côté d'aussi moche que soi? Faut-il croire Paul Léautaud qui affirme que «la majorité des unions sont faites de laissés-pour-compte qui se rencontrent et trompent ensemble leurs regrets»? Il existerait un Martyr des affreux, comme l'explique l'historien Jean Héritier dans son ouvrage du même nom: la laideur suscite répulsion et, à travers l'histoire, les laids sont moins aimés. La mocheté, carton rouge de l'amour? «Si le physique est un critère important dans la séduction. et A l'image de Jean-Paul Sartre qui parviendra à travers son génie à faire oublier sa laideur. Mais la route est indéniablement plus longue et semée d'embûches pour qui n'a pas un visage gracieux.

 

Les moyens avec les moyens

Seulement, voilà: la majorité des gens ne sont ni beaux ni moches, mais entre les deux. Des personnes qui sont belles quand elles sont reposées, de bonne humeur ou bronzées et moches quand elles tirent la gueule ou ont mal dormi. Les «entre les deux», appelons-les «les moyens» iraient s'acoquiner du côté d'aussi moyens qu'eux.

Les études menées sur les motivations d'une union entre deux personnes viennent confirmer le vieil adage: qui se ressemble s'assemble.

 

La passion amoureuse aime à se présenter comme fulgurante et au-dessus des lois psychologiques ou sociologiques, comme le décrit Montaigne «parce que c'était lui, parce que c'était moi». La réalité n'est pas aussi glamour. Nous ne sommes pas égaux devant l'amour, et mieux vaut être pas trop mal fichu si l'on veut trouver et garder sa moitié.

 

 

 

 

 

 

 


23/06/2012
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SI JE SUIS GROSSE, PERSONNE NE VOUDRA DE MOI !

     

 


SI JE SUIS GROSSE, PERSONNE NE VOUDRA DE MOI !

 

Si cela est le cas pour vous, contactez : assohandicap@live.fr

 

http://disgrace-physique-handicap-et-sexe.blog4ever.com

 



J’avais inconsciemment tout bien programmé, et voilà que mon corps, ma vie m’échappent… 


J’avais inconsciemment tout bien programmé, et voilà que mon corps, ma vie m’échappent… 

Toute petite déjà, j’avais compris que les hommes désiraient les femmes, et qu’’un jour, ils se mariaient, et partaient de chez leurs parents pour fonder, à leur tour, leur propre famille… 

J’avais bien compris que l’attirance passait d’abord par un corps… Des seins, des fesses, un visage, des yeux 

J’avais bien compris que grandir, c’était devenir adolescente, puis femme… 

J’avais bien compris que devenir femme, c’était justement avoir des fesses, des hanches, des fesses, devenir désirable, sexuellement attirante 

J’avais bien compris, et j’avais décidé de renoncer à ça ! 

À l’adolescence, je cacherais cette féminité sous les monceaux de graisse, je ne serais pas désirable… 

À l’adolescence, je grossirais, je deviendrais asexuée, pas baisable, pas désirable, moche, ainsi… Je resterais auprès de ma mère ! 

J’avais tout calculé, en grossissant, aucun garçon ne voudrait de moi, c’était certain. 

En devenant grosse, je pourrais rester auprès de ma mère et obtenir… Qui sait… L’amour que j’attendais, les caresses dont j’avais besoin, le regard bienveillant qui dit « qui, et quoi que tu sois, je t’aime d’un amour inconditionnel »… 

Oui, c’était certain, en faisant ce sacrifice du départ, en ne la quittant pas, cela finirait par arriver, et alors… Enfin… Je serais heureuse ! 

Le plan était bien au point. J’avais bien noté, déjà, que les grosses ne plaisaient pas, qu’’elles était l’objet de moqueries à l’école, et qu’’elles n’avaient pas d’amoureux. 

Et puis, chez les « grands », c’était pareil. Les chanteuses, les actrices… Elles aussi, elles étaient minces… Pas de place pour les grosses ! 

Patiemment, avec méthode, j’ai donc mangé… Mangé jusqu’’à n’en plus pouvoir… Mangé à hurler… Mangé pour faire disparaître toute féminité en moi… Mangé pour rester à jamais une enfant. 

D’ailleurs, j’ai continué à manger comme une enfant, les mêmes aliments… 

Tout fonctionnait bien… J’ai pris du poids, beaucoup de poids. 

Petit à petit, les traits de mon visage disparaissaient, mon corps devenait monobloc, et mon sexe devenait « inatteignable », caché entre d’énormes cuisses, sous un ventre tombant. 

Les hommes ne s’intéressaient pas à moi, j’avais gagné… Je me perdais… 

Je mangeais pour ne pas grandir… Et je grossissais à n’en plus finir… 

Et puis, un jour, un homme m’a regardé… 

J’ai senti dans son regard quelque chose de différent, un « truc » qui me disait qu’’il y avait du danger… Du désir ! 

Lui, il désirait ce gros corps 

Il adorait ces gros seins tombants, coincés dans un soutien gorge, souvent trop petit, inconfortable, rarement sexy, et toujours trop cher ! 

Il kiffait sur ce ventre plein de vergetures, tombant tel un tablier épais et mou, enveloppé dans une culotte de grand-mère ! 

Il n’en pouvait plus de ces cuisses et de ces fesses pleines de cellulites, qui ne rentraient jamais dans les chaises ! 

Il craquait pour ce nombre incalculable de mentons qui dissimulaient mon visage ! 

Il adorait ce corps toujours mal fagotée, dissimulé dans des vêtements informes, mal coupés, jamais vraiment à la mode, me donnant l’impression d’être sans âge… 

Bref, il bandait pour ce corps !!! 

C’était probablement un malade, un pervers sexuel ! 

Impossible de désirer « ça »… Ce « non-corps », cette « non-féminité », cette « morbidité » ! 

Pourtant, quand il touchait, il avait l’air de prendre un vrai plaisir… Et petit à petit, avec lui, je découvrais que ce corps pouvait donner du plaisir, et prendre du plaisir… 

Ce corps si encombrant, source de douleurs, de handicap, ce « corps là » pouvait également jouir 

Oh, il connaissait déjà cette jouissance solitaire, mais jamais, justement, il n’avait joui d’être touché, caressé… Jamais ce corps n’avait donné à personne l’envie de le toucher, de le caresser, de l’aimer… Même sans sexualité… Juste par amour… 

Même par ma mère, ce corps n’avait jamais été touché, caressé, cajolé… Justement ! 

Quelle tornade 

Plus rien de tournait rond 

On s’aimait, il m’aimait entièrement, mon corps, moi… 

Il aimait même ce tout petit moi, cet « enfant moi » qui était caché derrière toute cette graisse 

Il aimait ce gros corps écrin, et il aimait aussi ce qu’’il avait protégé depuis tant d’années… 

Comment comprendre, comment s’en sortir… 

On lutte, et puis on accepte 

Mais vient alors le temps du deuil de cette affection que l’on n’a pas ressentie durant l’enfance… Le temps d’accepter, le temps de tenter de refermer une plaie béante, le temps de pardonner… 

Pas facile 

On finit par y arriver, et puis… Malgré tout, le corps a définitivement échappé. 

On accepte de partager du désir, du plaisir, mais le plus souvent, ce corps nous est devenu comme étranger 

Il nous empêche de nous déplacer, de bouger, il fait mal, il est malade 

Ce que nous avions tant l’impression de contrôler au départ nous a totalement échappé… 

Il a comme une vie à lui, sans que nous puissions plus rien contrôler sur lui 

Longtemps on a espéré qu’’une fois qu’’on aurait pardonné, qu’’on aurait accepté, qu’’on aurait compris, tout rentrerait dans l’ordre, et que ce corps reviendrait « à la normale », puisqu’’il n’avait plus besoin de nous protéger à ce point, de former cette carapace ! 

Et puis, malgré les années d’analyse, malgré l’amour des proches, malgré la connaissance, malgré les tentatives d’amincissement… Rien n’y fait 

Alors, que faire, le contraindre encore en coupant cet estomac, cet intestin… Le martyriser encore… Ou le laisser continuer à vivre sa vie… Notre vie… 

Mais comment trouver une harmonie, et la sensation de n’être plus morcelée… De ne faire qu’’une… Un corps, un esprit, un cœur, une histoire, un présent, un futur, un enfant devenu adulte… 

Comment… Quand ce corps manifeste sa souffrance d’avoir si longtemps été malmené, et son incapacité à revenir en arrière

Et comment gérer les regrets d’avoir agit ainsi, d’avoir si mal pensé, d’avoir si mal compris que ce corps-carapace deviendrait un corps-prison… 

J’ai parfois l’impression d’avoir pris perpette… Sans remise de peine… Sans aménagement de peine… 


Parfois, dans mes rêves, je suis mince, et j’imagine la vie que j’aurais eue avec 80 kilos de moins… 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 



24/06/2012
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Le libertinage, et les soirées privées avec des femmes handicapées....

 

Le libertinage, et les soirées privées avec des femmes handicapées...

 

Salut tout le monde, je  confronté à un petit problème...je rencontre souvent des problèmes avec les filles , j'ai souvent été nul pendant mes relations amoureuses, du moins je l’ai longtemps pensé, mais après y avoir réfléchi, ce n’est pas à ce point, car, pour certaines, je sais qu’elles ont apprécié. 

 

Ça ne durait jamais plus de 4 ou 5 jours, à un mois maximum. Parfois Je me demandais si cela était de ma seule faute, je me disant aussi en y réfléchissant, que cela ne pouvait pas être de ma seule  faute, mais la faute des filles avec qui je suis sortis  je vis dans mon propre appartement.  

 

j'ai connu véritablement 4 partenaires réparties en plusieurs mois et années. J’en éprouve un certain plaisir. C'est justement ça qui me dérange, j'ai toujours été un garçon romantique , fidèle, et qui voulait des relations stables  et longues . Alors j'ai deux questions à vous poser: 

1) Est-ce que le fait de ne pas avoir trouvé la fille avec qui rester toute une vie aurait pu me faire changer et devenir plus libertin? 

2) Est ce que ce mode de vie est négatif? C'est irrespectueux envers les filles et envers moi même? 

Et bien non, j’estime qu’être libertin, n’est pas être irrespectueux, de sa partenaire, ni de sois même. Mais peut faire connaitre, un palliatif à la routine quotidienne, qui peut envahir la vie sexuelle du couple. Je suis handicapé léger, je suis célibataire, et n’ai pas touché une fille depuis près de 4 ans, il est normal que cela me manque.

 

J’aime le sexe, et j’aime les femmes, quelque soit leur apparence, leur physique, même si elles sont handicapées, à condition bien sur qu’elle soit toujours autonome, et libre. Je pense que le libertinage permet, de mieux se connaitre aussi soi-même, et ses propres limites.

J’ai déjà prodigué des cunnilingus à des femmes, dont pour certaines, allaient jusqu'à la jouissance, je les sentais mouiller, puis légèrement « suinter » j’ai adoré cette situation, pourtant je n’ai connu que 6 femmes au total, dont deux prostitués, l’une d’entre elles m’a d’ailleurs dépucelé à l’âge de : 27 ans, sinon, je n’ai connu que 4 femmes, toutes handicapées à des niveaux différents, et de toutes tailles, petites, grandes, minces, fortes, toutes m’ont donné l’impression d’avoir aimé mes prestations. J’ai également connu quelques expériences avec des hommes, il ne s’agissait que de pratiquer des fellations complètes, avec masturbation, et ingestion totale de leur sperme. En fait, cela n’est pas si terrible que cela, et avaler le sperme d’un homme, n’est pas « dégoutant ».Mais, à choisir, je préfère nettement les femmes.

 

Je possède, plusieurs sites et blogs pour adultes, certains sont destinés et ne concernent pratiquement que des personnes handicapé(es), et je propose d’organiser moi-même, à mon domicile, des soirées dites « privées », uniquement pour et avec des personnes reconnues en situation de handicap. Je souhaite qu’il y ait des filles à ces soirées.

 

Intimement, particulièrement sur ma « bite », je ne pense pas avoir à envier d’autres hommes, assez bien membrés dit-on ! Et je pense être en mesure de le prouver.

 

 


22/07/2012
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PHYSIQUE DISGRACIEUX, HANDICAP, VOUS POUVEZ LE SURMONTER, AVEC MON AIDE

SI VOUS AUSSI SURTOUT EN TAN QUE FEMME, VOUS NE VOUS SENTEZ PAS ATTIRANTES, EN RAISON D’UN HANDICAP OU D’UNE DISGRACE PHYSQIUE, ETANT MOI-MEME DANS CE CAS, JE PENSE POUVOIR CONNAITRE VOS SENTIMENTS SUR CES DIFFICULTES. C’EST POUR CETTE RAISON QUE JE VOUS PROPOSE MON AIDE.

 

JE NE JUGE PERSONNE SUR SON APPARENCE PHYSIQUE OU GENERALE, JE PEUX JE PENSE DONC VOUS AIDER A VOUS SENTIRE MIEUX, ET PLUS AIMEE.

 

assohandicap@live.fr

 

handicap-benevolat@hotmail.fr


 

 

Chez les espèces utilisant la reproduction sexuée, une attirance sexuelle (ou sex-appeal chez l'humain) désigne l'attirance vers d'autres membres de la même espèce pour des activités sexuelles et/ou érotiques. Ce type d'attirance est souvent important pour la survie de l'espèce ; tandis que chez de nombreuses espèces, elle ne sert qu'à un but de reproduction immédiat, chez les humains, elle est également considérée comme un caractère social.

La théorie de l'évolution suggère que l'attirance sexuelle a été développée pour augmenter les chances de reproduction avec le partenaire le plus approprié. Cependant certaines formes d'attirance sexuelle telles que le fétichisme sexuel ou l'homosexualité ne semblent pas suivre ce but. Dans le cas de l'espèce humaine, des éléments culturels et psychologiques jouent un rôle fondamental dans le choix du modèle sexuel principal. La nature de l'attirance sexuelle n'est pas encore complètement comprise.

Sommaire

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Éléments communs chez les humains [modifier]

En général, l'attirance sexuelle concerne une personne étant attirée par une autre afin d'établir une relation sociale à but sexuel. La signification concrète de la relation sociale à but sexuel diffère à travers les cultures et a changé à travers le cours de l'histoire. Parce que le comportement social humain est souvent hautement complexe, une relation sociale à but sexuel peut ne commencer qu'avec peu ou sans comportement sexué. Un comportement sexuel tel qu’embrasser est commun à toutes les cultures humaines. Après une période de temps de type faire la cour ou draguer ou même un évènement tel que le mariage, une activité sexuelle peut se développer dans le cadre des interactions.

Une apparence sexuellement attirante est généralement composée de :

– une forme générale du corps en accord avec la culture locale ;

– une absence de malformation visible ou maladie repérable extérieurement ;

– une forte symétrie entre le côté gauche et le droit, en particulier la symétrie du visage ;

– une posture corporelle en accord avec la culture locale.

Différence [modifier]

Certains aspects de ce qui est sexuellement attirant chez les humains sont généralement reconnus à travers les espèces, mais peuvent différer pour certaines cultures ou selon les régions géographiques. D'autres facteurs peuvent être déterminés localement parmi les sous-cultures ou simplement d'après les préférences individuelles. Ces préférences résultent de la variété de facteurs génétiques, psychologiques et culturels. L'attirance d'une personne envers une autre dépend de l'interaction entre ces deux personnes.

Physique [modifier]

Une grande part de l'attirance est gouvernée par l'attirance physique. Cela implique l'impact de l'apparence de l'un sur les sens :

 perception visuelle (à quoi l'autre ressemble) ;

 perception olfactive (ce que l'autre sent, naturellement ou artificiellement ; une odeur désagréable peut être repoussante) ;

 perception auditive (comment est perçue la voix).

 

Les phéromones peuvent aussi entrer en jeu, bien que moins significativement. Théoriquement, la « mauvaise » phéromone devrait faire que quelqu'un est malaimé, même si attractif, pour les autres critères. Souvent un parfum plaisant est utilisé pour encourager les membres du sexe opposé à respirer plus profondément l'air environnant, augmentant la probabilité que les phéromones de l'individu soient aussi inhalées. L'importance des phéromones dans les relations humaines est probablement limitée et largement débattue2, bien qu'elle apparaisse avoir des bases scientifiques3.

Une étude génétique en 2006 suggère que l'attirance est d'autant plus forte que les partenaires ont un système immunitaire différent4.

Quoi qu'il en soit, des facteurs sont à ajouter. Il peut y avoir chez certaines personnes un caractère particulièrement attirant comme la poitrine, les jambes, les cheveux ou la musculature.

Vers les femmes [modifier]

Certaines études suggèreraient qu'une source de l'attirance physique d'une femme à un homme est dépendant d'une proportion entre la largeur des hanches et la largeur de la taille (connu sous le nom de rapport taille-hanche) (voir Golden ratio pour d'autres exemples de proportions esthétiques).

Pilosité [modifier]

Dans les sociétés occidentales, des cultures variées semblent converger vers une préférence pour les partenaires féminines ou les femmes qui, bien qu'adultes, ont conservé des caractères juvéniles[réf. nécessaire], ce qui entraîne chez les femmes des pratiques dépilatoires, c'est-à-dire qu'elles enlèvent intentionnellement leurs poils.

Silhouette et proportion [modifier]

Une exigence d'un ventre plat et de hanches minces (éléments non spécifiquement, mais typiquement infantile) est également notée.

Un autre aspect fort de l'attirance sexuelle est la proportion du corps (qui est culturelle). Les chirurgiens plastiques opèrent ces proportions. Par exemple la rhinoplastie qui consiste à modifier la forme du nez, ou les implants mammaires pour rendre la poitrine plus importante. Mais cela peut également verser dans l'excès comme pour certaines danseuses exotiques.

L'appareil génital féminin, l'esthétique consensuelle met en valeur la rondeur et la largeur des lèvres supérieures et la symétrie des lèvres [réf. nécessaire].

Apparence [modifier]

L'apparence de la santé joue aussi une partie dans l'attraction physique. Souvent, de longs cheveux sont considérés comme beaux ou signe de bonne santé [réf. nécessaire]. Une autre indication de la santé d'un individu est sa capacité à avoir des ongles longs, forts et paraissant en bonne santé. La conséquence de cet intérêt est l'apparition des ongles artificiels et de la manucure. Les ongles des orteils sont également actifs dans l'attirance sexuelle. La peau en bonne santé est considérée comme un signe de beauté.

Corpulence [modifier]

Le poids, ou plus exactement la corpulence et sa répartition sur la silhouette, joue un rôle significatif mais variable selon les époques, dans l'attrait sexuel. En général, en Occident, les individus avec de la graisse au dessous ou au-dessus de la moyenne sont considérés moins attirants. Cependant, dans certaines sociétés, un poids au-dessus de la moyenne de graisse est considéré comme sexuellement attirant. L'une des théories est que certaines quantités limitées de graisse visible peuvent être un signe de vie saine et d'absence de malnutrition. Une autre théorie est que la graisse peut être la conséquence d'une alimentation riche qui vient d'une vie aisée et ainsi socialement désirable. Une observation des modes a montré que les hommes préféraient les femmes rondes en période de crise (par exemple la guerre de 14-18), mais développaient une attirance pour les femmes minces en période de développement accéléré (années 1920).[Réf. nécessaire]

Vers les hommes [modifier]

L'attirance initiale commence usuellement par le physique de l'humain et l'attirance, et par une expression positive de la tête et du corps.

Apparence [modifier]

Pour les femmes hétérosexuelles et bisexuelles comme pour les hommes homosexuels et bisexuels à travers le monde, indépendamment de la culture, un trait presque universel d'attirance est un torse en V : une taille plutôt étroite et des épaules larges. Bien que certaines cultures préfèrent les hommes larges et d'autres plus maigres, la règle de la forme en V reste vraie.[Réf. nécessaire]

Il a été étudié que les femmes préfèrent les hommes 'masculins' durant leur période fertile et les hommes plus 'féminins' le reste du temps. Les caractéristiques faciales mâles se caractérisent par des sourcils forts et une mâchoire large alors que les caractéristiques féminines sont moins prononcées.[Réf. nécessaire]

Musculature [modifier]

Ceux qui trouvent que la forme musculaire d'un homme est attirante choisissent des mâles avec des muscles bien visibles.[Réf. nécessaire]

Taille [modifier]

Dans la culture moderne il est souvent important que l'homme soit plus grand que la femme pour qu'une relation de longue durée s'instaure.[Réf. nécessaire] Certaines femmes préfèrent que l'homme soit un peu plus grand que la moyenne de la population car inconsciemment elles considèrent cela comme un signe de domination et de masculinité. La taille apprend très peu sur la santé et la forme physique dans la plupart des endroits du monde où la grande majorité des personnes atteignent leur potentiel de croissance génétique.

Pilosité [modifier]

À diverses périodes de l'histoire et dans diverses cultures la croissance, entretien et affichage des poils du visage comme sous-produit d'activité de testostérone dans le corps masculin ont été considérés comme une caractéristique primaire de l'attraction sexuelle, et d'un affichage de masculinité en général.

Le développement culturel semble osciller entre des cycles de générations d'un pôle à l'autre : la croissance extrême de poils, particulièrement des poils faciaux accompagnés des rituels raffinés de toilettage, est souvent suivie dans la génération suivante d'une antipathie aux poils et l'adoption répandue des pratiques dépilatoires. La cause de cette oscillation sociale n'a pas été établie. Les différences dans la caractérisation simultanée de l'attraction des poils dans une culture entre différentes classes sociales peuvent indiquer que la force qui conduit à la diffusion des pratiques sociales vient en fait du choix de compagnon par des femelles.[Réf. nécessaire]

Autres aspects [modifier]

Beaucoup de gens montrent des niveaux élevés de fétichisme sexuel (seins, fesses, mais aussi jambes, pieds, ventre, etc.) et sont sexuellement excités par d'autres stimuli non-ordinaires de l'éveil sexuel. Le degré auquel du fétichisme existe ou a existé dans différentes cultures est controversé.

Souvent, le résultat de l'attirance est l'excitation sexuelle.

 

 


03/09/2012
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EXCITATION SEXUELLE MAIGRES UN PHYSIQUE DISGRACIEUX

 

Excitation sexuelle

 

Une excitation sexuelle est une stimulation du désir sexuel, pendant ou dans l'anticipation d'une activité sexuelle. Les tendances précipitant l'activité sexuelle humaine sont appelées stimuli érotiques. Il existe certains stimuli potentiels, tous deux physiques et mentaux, qui peuvent causer l'excitation d'un individu. L'excitation sexuelle conduit souvent à des changements physiologiques chez l'individu excité, dont certains de ces changements se prononcent grandement tandis que d'autres sont plus subtils.

L'excitation sexuelle ne peut conduire à une activité sexuelle, au-delà d'une excitation mentale et des changements physiologiques qui l'accompagnent. Lors de fortes ou suffisantes stimulations, l'excitation sexuelle finit typiquement en un orgasme; mais l'excitation peut être perçue physiologiquement, même en l'absence d'un orgasme.

Sommaire

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Chez les humains [modifier]

Aux dépens de la situation, un individu peut-être sexuellement excité par une variété de facteurs aussi bien physiques que mentaux. Un individu peut être sexuellement excité par une personne ou les aspects particuliers d'une personne ou par des objets non-humains. La stimulation physique d'une zone érogène ou des actes de préliminaires peuvent résulter en une excitation, spécialement si elle est accompagnée par une anticipation d'une activité sexuelle imminente. L'excitation sexuelle peut être accompagnée par une romance, musique ou autres situations romantiques et excitantes. Les stimuli potentiels de l'excitation sexuelle varient de personne en personne, et d'une période à une autre, selon l'intensité de l'excitation. Les stimuli sont généralement classifiés d'après les sens impliqués : somatosensoriels (toucher), visuels, et cofacteur (parfum). Les stimuli sonores sont également possible, bien qu'ils soient généralement considérés comme étant un rôle secondaire à la différence des trois sens précédemment mentionnés.

Les stimuli érotiques durant lesquels résultent de l'excitation sexuelle peuvent inclure la conversation, la lecture, les films ou images, odeurs et autres, ayant la possibilité de générer des pensées et souvenirs érotiques. Dans ce contexte, cela peut conduire à un contact physique d'un individu, incluant baiserscâlins, et caresses des zones érogènes. Cela peut en retour sexuellement exciter les parties du corps d'un individu qui sont normalement tenus à l'écart, telles que les seins, les tétons, les fesses et/ou les parties génitales, jusqu'à une relation sexuelle.

Les stimuli érotiques peuvent provenir d'une autre source provoquant un intérêt sexuel. Par exemple, certains individus peuvent trouver la nudité, l'érotisme ou la pornographie sexuellement attirants1, ce qui peut générer un intérêt sexuel généralisé qui peut satisfaire les relations sexuelles. Lorsque l'excitation sexuelle est classifiée sous la dépendance et/ou l'utilisation d'un objet, elle se réfère en tant que fétichisme sexuel, ou dans certaines circonstances, une paraphilie. Un individu peut être impliqué dans une activité sexuelle sans être sexuellement excité.

Troubles de l’excitation [modifier]

L'excitation sexuelle est une expérience positive chez une grande partie des individus et de l'aspect de leur sexualité. Un individu peut en général contrôler sa réponse envers la sexualité. Ils savent habituellement ce qu'il faut faire lorsque des objets ou situations les excitent sexuellement, et peuvent, si choisi, éviter ou créer ces situations. D'une manière similaire, un partenaire sexuel peut également faire de même. Certains individus se sentent gênés de leur excitation sexuelle.

Certains individus peuvent ne pas être sexuellement excités à chaque fois qu'ils sont exposés à leurs stimuli érotiques. Ces situations sont considérées normales, mais dépendent de la maturité, de l'âge, de la culture et d'autres facteurs influençables. Cependant, lorsqu'un individu n'est sexuellement pas excité lors d'une situation qui le stimule habituellement et qu'un manque d'excitation reste persistent; cela peut être dû à un trouble de l'excitation sexuelle ou d'une frigidité. Il existe plusieurs raisons, incluant certains troubles mentaux, tels que la dépression, l'abus substantiel, ou autres conditions médicales ou physiques. Le manque d'excitation sexuelle peut être dû à un manque général de désir sexuel.

Contrairement au manque d'excitation sexuelle, un individu peut engager des activités sexuelles considérées comme anormalement élevées (hypersexualité) et ne peut ainsi contrôler ses pulsions et excitations sexuelles spontanées et persistantes (Syndrome d'excitation génitale persistante).

Changements physiologiques [modifier]

L'excitation sexuelle cause de différents changements physiques, plus significativement les organes génitaux. L'excitation sexuelle chez l'homme est habituellement indiquée par le gonflement et l'érection du pénis lorsque le sang afflue dans le corps caverneux. C'est habituellement le signe notable de l'excitation sexuelle chez les hommes. Chez les femmes, l'excitation sexuelle conduit souvent à une sécrétion dans l'anticipation d'une relation sexuelle.

Chez les femmes

 

 


Excitation sexuelle féminine. Sur l'image de gauche, les parties génitales restent normales. Sur l'image de droite, elle est sexuellement excitée, la vulve est humide et les lèvres sont légèrement engorgées.

 

Ces modifications physiologiques permettent et facilitent la pénétration vaginale du pénis, indispensable à la fécondation.

Chez les femmes [modifier]

Au départ, l'excitation sexuelle dans le corps d'une femme est habituellement marquée par une sécrétion vaginale (humidité), le gonflement et l'engorgement des parties génitales externes, ainsi que l'élargissement du vagin2,3.

Une plus grande stimulation peut conduire à une plus grande sécrétion vaginale et un plus grand engorgement et gonflement du clitoris et de la vulve, parmi un rougissement ou noircissement de la peau dans certaines zones. D'autres changements peuvent survenir incluant le changement interne du vagin et à la position de l'utérus3. D'autres changements incluent des battements de cœur et une pression sanguine élevée, et des sensations de chaleur et d'humidité4.

Bien que les jeunes femmes peuvent facilement être excitées, et atteignent un orgasme relativement rapide avec une bonne stimulation dans de bonnes circonstances, il existe des changements physiologiques et psychologiques lors d'excitations sexuelles et de réponses selon leur âge. Les femmes plus matures produisent moins de sécrétion vaginale et des études ont perçu des changements dans la satisfaction, la fréquence de l'activité sexuelle, du désir, des pensées sexuelles et des fantasmes, l'excitation sexuelle, croyances et attitudes envers le sexe, douleurs, et capacité d'atteindre un orgasme chez les femmes âgées de la quarantaine et après la ménopause. D'autres facteurs ont également été étudiés incluant les variantes sociodémographiques, la santé, la variante psychologique, les variantes du partenaire tels que sa santé ou les troubles sexuels, et les variantes du style de vie. Il apparaît que ces autres facteurs aient un plus grand impact sur la sexualité des femmes que leur statut ménopausique. Il est cependant important de toujours comprendre le « mode de vie des femmes » lors d'étude sur leur sexualité.

Chez les hommes [modifier]

 

 

Préparation d’un préliminaire.

 

Il est normal de corréler l'érection du pénis à l'excitation sexuelle masculine. La stimulation physique ou psychologique (ou les deux), conduit à une vasodilatation et à une forte pression sanguine dans les trois zones spongieuses situées sur la longueur du pénis (les deux corps caverneux et le corps spongieux). Le pénis grandit et s'élargit, la peau du scrotum est plus claire, et les testicules sont poussées contre le corps5. Cependant, la relation entre érection et excitation reste différente. Lors de la quarantaine, certains hommes rapportent qu'ils n'ont pas forcément d'érection lorsqu'ils sont sexuellement excités6. Également, l'érection chez l'homme peut survenir lors de son sommeil (tumescence pénienne nocturne) ou simplement à cause d'une vessie pleine. Un jeune homme peut expérimenter assez d'excitation sexuelle pour avoir une érection survenue lors d'une simple pensée stimulante ou à la vue d'une personne. Une fois en érection, son pénis peut gagner assez de stimulation durant le contact avec l'intérieur de ses vêtements pour le maintenir durant quelque temps7.

Après l'orgasme et l'éjaculation, les hommes, comme chez les femmes, font habituellement l'expérience d'une période réfractaire caractérisée par une perte d'érection, d'une diminution du sexe, perte d'intérêt pour le sexe, et un sentiment de relâchement qui peut contribuer auxneurohormones oxytocine et prolactine8. L'intensité et la durée de la période réfractaire peut être de courte durée5.


03/09/2012
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vie affective et sexuelle des personnes handicapées physiques

 Représentations sociales, vie affective et sexuelle des personnes handicapées physiques

E-Mail:

 

assohandicap@live.fr

 

Handicap-benevolat@hotmail.fr

Notre objectif est de prendre en compte les spécificités du vécu affectif et sexuel de la personne vivant avec un handicap physique, tout en reconnaissant l'ensemble des similitudes qu'elle partage, dans le domaine affectif et sexuel, avec tout un chacun. De plus, à l'encontre de stéréotypes liés aux représentations sociales du handicap, nous voudrions mettre en évidence la capacité de la personne handicapée physique à gérer elle-même sa vie affective, au même titre que les valides, et de faire valoir ses droits à une promotion de la santé sexuelle où elle est le premier acteur responsable du processus. Notre but est de respecter les différences en reconnaissant les similitudes, afin de créer de nouveaux liens sociaux, par lesquels nous sommes tous concernés, dans le champ de la sexualité.

Chacun a droit à une vie sexuelle et affective épanouissante ; le droit aux relations de plaisir doit être respecté, pour tous, dans les sociétés démocratiques. En matière de vie sexuelle et affective, les personnes handicapées ont droit à la liberté, à l'égalité et à la solidarité. De tels présupposés éthiques peuvent, à notre avis, trouver des fondements dans une réflexion critique menée à partir des sciences biologiques, des sciences humaines et des sciences médicales.

Dans ce qui suit, nous mettrons brièvement l'accent sur quelques éléments :

le corps et les comportements sexuels, dans leurs aspects fonctionnels, psychologiques et sociaux ;

la réadaptation fonctionnelle, dans son ouverture à la vie sexuelle et affective ;

le changement des représentations sociales de la sexualité des personnes handicapées, en tant que condition d'une approche éthique qui tient compte des déficiences, des différences et des compétences de chacun.

 

Nous terminerons notre exposé en évoquant l'association Sexualité et Handicap Physique, qui regroupe des personnes directement concernées par le handicap et des professionnels, qui mettent en oeuvre, ensemble, des perspectives de prises de responsabilités des personnes handicapées elles-mêmes dans les processus de sensibilisation, de réflexion et de formation, ainsi que dans la définition des positions éthiques, sociales et politiques.

 

 


05/09/2012
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LA VIE AFFECTIVE et SEXUELLE

EN CLIQUANT SUR CE LIEN, VOUS AUREZ ACCES A UN FORMULAIRE SUR L'AIDE SEXUELLE

 

 

CHARTE * relative à

LA VIE AFFECTIVE et SEXUELLE

 

" Le milieu mixte est le milieu le plus humain et le plus vrai pour des personnes ayant un handicap mental. Il apporte une paix, une harmonie... Il y a comme une délicatesse plus grande."

                                   Jean VANIER

 

 

            Le but de la présente Charte, adoptée par le Conseil d'Administration du 6 décembre 1997, est de fournir un cadre de références communes en matière de reconnaissance et d'accompagnement de la vie affective et sexuelle de la personne handicapée mentale. Celui-ci est envisagé dans le cadre d'un partenariat professionnel - famille - personne elle-même. Cette charte mentionne quelques principes relatifs à l'éducation sexuelle, la mixité, la relation amoureuse. Ces options générales, nécessaires dans un contexte institutionnel offrent la possibilité de cheminer ensemble, ouvrent la réflexion de chacun, mais n'écartent pas pour autant l'individualité. Tout accompagnement se réfléchit en fonction des spécificités et des attentes de chaque personne.

 

 

I - PREAMBULE

 

            Traiter du thème de la sexualité des personnes handicapées mentales n'est pas chose aisée. Le sexuel touche à nos affects les plus intimes et ne nous laisse jamais indifférent. Les manifestations sexuelles des personnes handicapées mentales nous interpellent, nous questionnent, résonnent en nous, et souvent nous renvoient à nos propres difficultés plus ou moins bien surmontées. Mais si nous voulons reconnaître la personne déficiente mentale comme un être sexué, nous devons nous efforcer de questionner nos pratiques institutionnelles, notre politique en matière de sexualité.

 

Qu'entendons-nous par sexualité ?

 

            Dans nos sociétés, nous reconnaissons une place de plus en plus importante à la sexualité. Elle est intégrée au développement global de l'être humain et participe à l'équilibre physique, affectif et social de tout individu.

 

            La psychanalyse, avec S. Freud, a étendu la sexualité au développement de l'enfant. La sexualité commence dès la naissance. Elle ne désigne pas seulement les activités et le plaisir qui dépendent du fonctionnement de l'appareil génital, mais aussi un mode de satisfaction non directement lié à la génitalité et qui s'exprime dès l'enfance. Par conséquent, la sexualité ne se limite pas à la seule génitalité.

 

            De même, selon Haeberlé, le concept de sexualité ne se limite plus à la procréation et au plaisir érotique, mais englobe le besoin d'amour, de réalisation personnelle. L'être humain est par essence un être de relation. "La personne, écrit E. Mounier, n'existe que vers autrui. Elle ne se connaît que par autrui, elle ne se trouve qu'en autrui. L'expérience primitive de la personne est l'expérience de la seconde personne. Le "tu", et en lui le "nous" précède le "je" ou au moins l'accompagne. On pourrait presque dire que je n'existe que dans la mesure où j'existe pour autrui et à la limite  "être, c'est aimer". Ainsi, on ne peut devenir soi-même sans relation à l'autre. C'est l'autre qui nous fait devenir.

 

* Le mot CHARTE est à prendre non dans son sens ancien de "titre accordant des privilèges ou des franchises" mais dans son sens moderne d'"énoncé des principes fondamentaux d'une entreprise, d'une société" (Quillet).

 

            Cette compréhension trouve son fondement dans la Bible, où le récit de la création de l'homme suggère dès le début des Ecritures Saintes la nature relationnelle de l'homme. "Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa." (Genèse 1, 27)

 

            En résumé, la sexualité est un concept large englobant à la fois tout ce qui est du ressort de la génitalité, mais aussi tout ce qui a trait aux besoins relationnels, affectifs de tout être humain. Rappelons-le, réduire la sexualité à l'acte génital conduirait bien souvent à méconnaître les besoins pulsionnels propres à certaines personnes handicapées mentales.

 

            L'objectif de la présente charte est de préciser ce que nous pensons être en mesure de favoriser, d'accepter, d'encourager, ou a contrario ce que nous pensons devoir déconseiller, interdire. Ce document doit nous aider à édifier un cadre où seront mis en place un certain nombre de repères, avec comme objectif principal de permettre à la personne handicapée mentale de vivre sa sexualité d'une manière aussi épanouissante que possible.

 

            Ces prises de position, ces limites ne sont pas définitives, édictées une fois pour toutes, mais elles doivent être, au contraire, sans cesse réinterrogées en fonction de l'évolution des situations, de l'évolution du concept de sexualité.

 

            Par ailleurs, si nous cherchons à délimiter, à préciser nos positions face à la sexualité des personnes déficientes mentales, c'est dans la perspective qu'elles servent de garant, et de ce fait, nous aident à accompagner d'une manière structurée et structurante la sexualité de la personne handicapée mentale. Notre objectif est de l'amener à se construire et à adopter un comportement sexuel socialement accepté et ainsi valoriser son propre rôle social. Il est évident que la situation de chaque personne est à considérer dans son individualité.

 

 

II - FONDEMENTS BIBLIQUES ET ANTHROPOLOGIQUES

 

  1. La Bible a une approche extrêmement positive de la sexualité. Dès les premières pages de la Genèse, elle apparaît comme constitutive de l'être humain : "Homme et femme il les créa". Genèse 1, 27. De même, l'élan vital qui enrichit et féconde l'être humain, bien plus largement que dans la seule procréation, à travers le désir qui le porte vers un autre être, est-il tout entier contenu dans le cri d'admiration d'Adam découvrant la compagne que le créateur lui a donnée : "Voici désormais celle qui est chair de ma chair et os de mes os". Genèse 2, 23.
  2. Le désir qui porte un être vers un autre est valorisé au point qu'il fait l'objet d'un livre entier de la Bible, le Cantique des Cantiques, dans lequel on a vu quelquefois une allégorie de l'amour de Dieu pour son peuple. Dans le Nouveau Testament d'ailleurs, l'apôtre Paul utilise l'image du couple pour caractériser les relations entre le Christ et l'Eglise.
  3. Pour autant, la Bible ne nie pas que la sexualité puisse être à l'origine de débordements et de déviations qui peuvent aller à l'encontre de l'épanouissement voulu par Dieu pour sa créature. Elle fixe donc un certain nombre de limites et d'interdits. La sexualité s'exprime normalement dans le cadre d'une relation entre un homme et une femme. L'homosexualité est considérée comme anormale et pour l'apôtre Paul, elle est même une des conséquences de la révolte de l'humanité envers Dieu (Rom. 1, 26 - 27). Mais les interdits vont beaucoup plus loin que la nature du partenaire. Dans l'Ancien Testament, de nombreuses prescriptions rituelles concernent les notions de pureté et d'impureté, liées à la menstruation ou à l'épanchement séminal. Ces interdits sont l'expression, en grande partie, d'influences culturelles des milieux où les textes ont été rédigés, voire de leurs auteurs. Dans l'Ancien Testament par exemple, la polygamie est admise (cf. Léa et Rachel), et dans le nouveau, de nombreux commentateurs ont souligné une certaine misogynie de l'apôtre Paul. Il n'y a donc pas un "modèle biblique" de couple ou de relations sexuelles idéales, qu'il suffirait de mettre en oeuvre aujourd'hui.
  4. Les Eglises chrétiennes, elles aussi marquées par diverses influences culturelles comme le platonisme grec, ont malheureusement davantage insisté sur les interdits que sur les aspects positifs de la sexualité, au point que dans le vocabulaire ecclésial le mot péché est devenu synonyme de sexualité. Cette dérive est une grave perversion du message chrétien, pour lequel le seul péché est le refus de Dieu et la volonté d'autonomie (= je suis à moi-même ma propre loi) de l'homme. Ce rejet de Dieu a certes des conséquences sur le plan sexuel, mais aussi de manière beaucoup plus large (oppression, injustice, violence, ...)
  5. Les personnes handicapées, dans la mesure où nous les reconnaissons comme frères et soeurs en humanité, créées à l'image de Dieu, participent à l'ambivalence de la vie sexuelle, source potentielle de joie et d'épanouissement, mais aussi de culpabilité, de déviances voire de violence. Pour ces "plus petits d'entre les frères de Jésus" l'Evangile exige une attention, un respect et une délicatesse particulière, qui devront tout particulièrement s'exprimer dans le domaine sensible de la sexualité.
  6. En conclusion, nous pouvons retenir que, dans une optique biblique et chrétienne :
  • La sexualité est fondamentalement bonne et épanouissante pour l'être humain dans le projet créateur de Dieu.
  • Ce projet de Dieu pour sa création a été perturbé par la révolte de l'homme, qui a pour conséquences toutes sortes de dérèglements : sociaux, économiques, écologiques, éthiques et sexuels.
  • En donnant la Loi à Moïse, Dieu propose aux humains un chemin de vie, marqué par des limites et des interdits (Voici je place devant toi la mort et la vie. Choisis la vie....). Mais l'humanité s'avère incapable de suivre ce chemin. Seule l'intervention décisive de Dieu lui-même, incarné en Jésus Christ, peut conduire l'humanité au salut par pure grâce, lorsque celle-ci y adhère par la foi. Désormais c'est l'amour qui est la norme de toutes choses.
  • Pour les chrétiens, la Loi et les principes moraux qui en découlent sont un guide pour la vie, mais non un chemin de salut. Il convient de s'en souvenir en matière de morale sexuelle, qui ne saurait être fixée par un code intangible, la norme suprême étant l'amour. Cela d'autant plus lorsqu'il s'agit de personnes handicapées mentales, fragiles et influençables. Elles sont moins que d'autres en mesure de s'approprier des principes moraux pour opérer des choix personnels. Les principes qui leur sont imposés "de l'extérieur", tout particulièrement en institution, doivent donc, dans une optique chrétienne, viser à :

- les responsabiliser chaque fois que c'est possible, sans les culpabiliser ou susciter la honte

- les protéger chaque fois que c'est nécessaire, sans les étouffer ou les infantiliser

- faire place à la compassion et à l'amour, sans céder au laxisme ou à l'angélisme.

  • En ce qui concerne les relations de couple, nous souscrivons à l'affirmation que "le respect, l'amour et la fidélité sont constitutifs de tout couple qui s'engage dans un projet commun ; cela vaut tant pour les couples de cohabitants que pour les couples mariés civilement" (Synode de l'E.R.F. 1984).

 

 

III - PRINCIPALES REGLES

 

            La vie sexuelle des résidents du Sonnenhof comporte une dimension personnelle et intime, mais aussi une dimension sociale, qui, en institution, concerne particulièrement le personnel et les familles. Chacun de ces acteurs -résident, personnel, familles, - dispose  de droits et de devoirs que le présent document vise à définir dans ses grandes lignes. La question ne se posant pas de la même manière pour un enfant polyhandicapé que pour un adulte travailleur, des disposition particulières pourront être prises dans chaque unité et formalisées dans les projets d'établissement. A travers ses organes de direction - Conseil d'Administration et équipe de direction - la Fondation doit veiller à l'application de ces principes et s'en porter garante.

 

            1. Les résidents

 

            1. 1. L'éducation sexuelle

 

            L'éducation sexuelle ne se résume pas à une instruction sexuelle. Grande est la tentation de la réduire souvent à une transmission de connaissances, d'un savoir  concernant les organes sexuels et leur fonctionnement. L'éducation sexuelle doit avant tout reconnaître l'autre comme sujet de désir.

            En matière d'éducation sexuelle, il convient d'établir un partenariat entre la personne handicapée mentale et un adulte de son choix (éducateur, thérapeute, ou autre). Donner la parole à la personne handicapée, ne pas savoir à sa place, cheminer avec elle, reconnaître ses difficultés spécifiques, ne pas porter de jugements de valeurs, sont autant d'objectifs visés par un tel partenariat. Il s'agira, par conséquent, comme dans tout accompagnement, de trouver la juste distance relationnelle qui favorise le dialogue. Deux dangers peuvent nous guetter. Une trop grande proximité peut conduire à la fusion. Dans ce cas, l'autre n'existe plus pour lui-même mais pour l'autre. A l'inverse, une trop grande distance risque d'amener l'ignorance, le rejet des préoccupations, des attentes de la personne handicapée mentale.

 

            Adopter une attitude de vigilance en matière d'éducation sexuelle revient à favoriser, à proposer le dialogue sans l'imposer, à saisir le moment opportun (ni trop tôt, ni trop tard) pour se mettre à l'écoute de l'autre et rendre accessible le dialogue. Toute éducation sexuelle doit tenir compte du vécu de la personne, de ses réelles préoccupations. Il ne s'agit pas de devancer les questions de la personne, mais bien au contraire de respecter, tenir compte de son besoin légitime de reconnaître, comme celui tout aussi légitime de méconnaître, de ne pas savoir. La méconnaissance, qualifiée souvent d'un "savoir sans savoir", est à accepter, et constitue parfois une étape nécessaire dans la vie de l'individu.

 

            L'éducation sexuelle doit être souple et individualisée. Ainsi, lorsqu'elle s'adresse à des personnes déficientes intellectuelles, elle doit être adaptée et prendre en compte les décalages existant entre le développement physique, affectif et cognitif. Toute intervention en matière d'éducation sexuelle doit se faire en considérant l'ensemble du développement de la personne handicapée mentale. Dans le respect des principes énoncés ci-dessus, l'éducation sexuelle, s'appuyant sur des supports éducatifs adaptés, est à mettre en place dès l'enfance ou l'adolescence.

 

            L'intervention en matière d'éducation sexuelle s'articulera autour de trois axes : le savoir, le savoir-faire, le savoir-être.

 

            Le savoir : il s'agit de fournir les connaissances, les renseignements relatifs à la sexualité en général, de compléter voire de rectifier des informations glanées ailleurs (TV, médias) qui peuvent souvent être mal comprises, mal assimilées et de ce fait pas maîtrisées. Parallèlement, fournir aux personnes handicapées tous les renseignements concernant la contraception, les MST, le sida. Il va de soi que toutes les informations doivent être données dans un climat de confiance, de respect, sans culpabiliser la personne.

 

            Le savoir-faire : autre versant de cette intervention, il vise les modalités habituelles de l'expression de la sexualité, les comportements sexuels socialement admis.

 

            Le savoir-être : au cours de cette éducation sexuelle, il faut responsabiliser la personne handicapée, l'amener à adopter et à mettre en place une manière d'être valorisante pour elle-même, l'aider à construire une image de soi positive.

 

            1. 2. La mixité

 

            La mixité est souhaitable comme une des composantes de la diversité voulue au sein de notre village. Elle est amenée à se généraliser dans tous les secteurs. Il s'agira d'une mixité relative, dans la mesure où les chambres et les sanitaires ne seront pas mixtes. Là où la disposition de sanitaires distincts n'est pas possible, il faudra gérer leur utilisation dans le temps de façon à préserver au mieux l'intimité des personnes.

 

            Dans les secteurs (M.A.S., secteur d'enfants polyhandicapés, etc ...) où les personnes sont très dépendantes du fait de la gravité du handicap, il convient d'être particulièrement attentif à la dimension sexuée de chaque être humain. Nos attitudes, notamment dans des situations de nursing, méritent d'être réfléchies en incluant cette réalité, afin de respecter la dignité de la personne handicapée mentale.

 

            1. 3. Relation amoureuse, cohabitation et mariage

 

            Ce paragraphe concerne uniquement les secteurs adultes.

 

            La fréquentation de couples existe de longue date. Elle est souvent exemplaire de fidélité et de délicatesse. Des manifestations publiques de tendresse sont autorisées, dans la limite de la bienséance, en dehors des lieux de travail. Le personnel dans son ensemble veillera à limiter les excès avec tact et fermeté. L'autorisation de recevoir un ou une amie dans sa chambre pourra être donnée dans une certaine plage horaire, et au cas par cas, en tenant compte des personnes.

 

            Pour des couples stables, la cohabitation pourra être envisagée. En règle générale, le projet de cohabitation sera l'aboutissement d'un processus d'accession à l'autonomie et se concrétisera à l'extérieur de la Fondation, avec un suivi du SAVS en tant que de besoin. Il faudra veiller toutefois à ce que "accession à l'autonomie" et "cohabitation" ne deviennent pas synonymes. Dans certains cas particuliers, une cohabitation interne au Sonnenhof pourra être envisagée, dans une structure adaptée (ex : Le Bosquet) et un cadre semi-encadré. Elle pourra constituer une préparation et une situation transitoire pour des couples amenés à vivre plus tard à l'extérieur, ou une situation durable pour des couples stables n'ayant pas les capacités à vivre de façon autonome.

 

            De manière générale, nous devons favoriser l'idée que fréquentation et cohabitation s'inscrivent dans la durée. Pour certains couples stables et autonomes, vivant à l'extérieur du Sonnenhof, le mariage pourra être envisagé. Une telle officialisation du couple pourra relever de l'accompagnement du SAVS. En cas de tutelle ou de curatelle, le mariage nécessite l'autorisation du tuteur ou du curateur. La bénédiction religieuse d'un couple relève de l'accompagnement pastoral et pourra être préparée avec l'aumônier du Sonnenhof.

 

            1. 4. Procréation et contraception

 

            La procréation de couples de personnes handicapées pose un problème d'ordre éthique et social. S'il n'y a aucune certitude qu'un enfant né de parents handicapés soit lui-même handicapé, la constitution de la personnalité de l'enfant risque cependant de souffrir du handicap des parents et il y a de fortes probabilités pour que la société doive suppléer durablement la déficience parentale. La procréation devra donc être évitée pour les résidents du Sonnenhof et déconseillée à ceux qui sont suivis par le SAVS. Nous reconnaissons là les limites de nos affirmations concernant l'égalité de droit et de dignité des personnes handicapées mentales.

 

            Dans cette optique, la contraception devra faire l'objet d'une attention toute particulière. Chaque fois que cela sera possible, le consentement éclairé de la personne, ainsi que l'avis de la famille ou du tuteur seront recherchés. Dans les cas à risque où le consentement n'est pas possible, le médecin pourra agir en appliquant le principe du moindre mal. (Une contraception non comprise vaut mieux qu'une grossesse non assumée). Dans les cas difficiles (contraception impraticable, grossesse non désirée,...), le médecin pourra s'appuyer sur l'avis d'un comité constitué d'un membre du Conseil d'Administration, du directeur général, du responsable d'unité, du médecin-chef, d'un membre de la famille ou du tuteur et d'une personne extérieure (juriste).

 

            De manière générale, toute démarche se référera aux recommandations du Comité Consultatif National d'Ethique notamment à son avis du 3.4.1996 sur la contraception des personnes handicapées mentales ainsi qu'à la résolution sur les droits des handicapés mentaux adoptée par le Parlement Européen du 16.9.1992.

 

            Si la question de la contraception se pose pour une personne n'ayant pas atteint sa majorité légale, toute démarche devra sa faire avec l'accord explicite des parents.

 

 

 

            1.5. Homosexualité

 

            L'homosexualité peut être l'expression d'une sexualité qui s'oriente par nature vers un individu de même sexe. Mais elle peut également être liée à un environnement restrictif où il n'y a pas de mixité. L'ouverture à la mixité de certaines structures adultes amènera peut être certaines personnes à privilégier d'autres choix.

 

            Quelle que soit l'origine de cette homosexualité, nous acceptons la possibilité de telles relations, sans pour autant les considérer comme normales, dans la mesure où il y a consentement mutuel des deux partenaires et acceptation réciproque de la situation. Lorsque l'un des protagonistes subit la relation, notre devoir est de ne pas la tolérer (ce qui est vrai aussi dans le cas d'une relation hétérosexuelle).

 

            1. 6. Masturbation

 

            Les comportements liés à la masturbation apparaissent à l'âge de l'enfance. Manifestation d'auto-érotisme, la masturbation est considérée comme une manifestation normale de la sexualité. Elle est fréquente chez un grand nombre de personnes déficientes mentales. On l'observe aussi bien chez des personnes polyhandicapées que chez des personnes moins déficientes.

 

            Pratiqués dans l'intimité, dans un endroit privé, dans un contexte ne gênant pas les autres personnes, les comportements de masturbation sont acceptables. Ils peuvent être reconnus comme étant l'un des plaisirs auquel la personne handicapée peut accéder. Dans l'optique de la valorisation du rôle social de la personne handicapée, il convient de la responsabiliser face à ses activités masturbatoires. Il est souhaitable de la sensibiliser à ce qui est acceptable au niveau social. Ainsi, de telles activités ne sont tolérées que dans les lieux d'habitation où l'intimité de la personne est sauvegardée.

 

            En revanche, il est souhaitable de fixer des limites restrictives à ce type de comportements, dès que ceux-ci mettent en danger la personne handicapée. Dès que l'activité masturbatoire entraîne des lésions, des blessures corporelles au niveau des organes génitaux, nous devons protéger la personne et ne pas les accepter.

 

            1. 7. Les maladies sexuellement transmissibles (MST)

 

            Une étude menée en Ile de France indique que 50 % des personnes handicapées mentales ont des relations sexuelles et 75 % d'entre elles les ont avec d'autres adultes handicapés mentaux, le plus souvent à travers des relations multiples. Bien que non transposables au Sonnenhof, ces chiffres indiquent une nécessaire vigilance vis à vis du risque de MST, en particulier l'infection par VIH. Les résidents seront informés de ce risque, dans le cadre plus large de l'éducation sexuelle, et sans faire de ce thème une entrée en matière pour parler de la sexualité sous l'angle de la peur.

 

            Les mesures prophylactiques et les instructions des autorités sanitaires, visant notamment la protection du personnel médical, seront mises en place sous la responsabilité du médecin-chef.

 

            1. 8. Le cas particulier des enfants et adolescents

 

            Les secteurs d'enfants de la Fondation ont une responsabilité particulière dans la préparation et l'éducation des jeunes en vue d'une maturité sexuelle et affective. Tout ce qui est dit sur l'éducation sexuelle (§1.1.) s'applique donc tout particulièrement à eux. Il faudra veiller en particulier à instaurer un climat sain et équilibré, où le langage et les images ayant trait à la sexualité ne rangent pas celle-ci dans un registre du "sale" ou du "honteux".

 

            En favorisant la mixité dans les secteurs d'enfants, on les préparera d'autant mieux à vivre celle-ci en milieu adulte.

 

            2. Le personnel

 

            Il ne saurait être question de traiter de la sexualité des résidents en excluant de la réflexion le personnel de la Fondation. Par son comportement et ses propres représentations, celui-ci induit en effet des comportements et des représentations auprès de certains résidents.

 

            2. 1. Le comportement

 

            L'ensemble du personnel - en particulier le personnel éducatif, mais pas seulement lui - veillera à avoir en permanence un comportement correct dans son attitude générale, dans son langage et dans son habillement. Dans l'esprit de l'article 2.1.1. du Règlement Intérieur sur le respect des personnes handicapées, les tenues provocantes et le langage équivoque sont prohibés.

 

            2. 2. L'action sur l'environnement

 

            Le personnel éducatif veille à maintenir dans les groupes de vie et de façon générale à l'intérieur du Sonnenhof un environnement et un climat sains et équilibrés, en particulier dans le choix des revues ou des émissions télévisées qui leur sont proposées, dont seront exclues les émissions ou cassettes à caractère érotique ou pornographique.

 

            2. 3. La formation

 

            Dans le domaine de la sexualité, la formation doit constituer l'axe de travail majeur du personnel tant pour son information - formation propre par rapport aux questions touchant à la sexualité que pour l'élaboration de réponses adaptées aux besoins ou aux difficultés rencontrées par les résidents. Elle pourra porter en particulier sur la question des MST, en vue de dédramatiser certaines craintes. Les responsables d'unités veilleront à prévoir régulièrement des séquences de formation continue adaptées à la problématique particulière de leurs services.

 

            3. Les familles

 

            L'attitude des familles vis à vis de la sexualité de leur enfant handicapé mental est très variable : fréquemment cette question est évacuée, voire niée, du fait que la personne handicapée, même devenue adulte, continue à être considérée par ses parents comme un enfant, qui a, avant tout, besoin d'être protégé. Pour d'autres parents, au contraire, les manifestations de la sexualité de leur enfant sont perçues comme un signe de "normalité" et peuvent même être sujet de fierté. Si certaines familles sont favorables aux fréquentations amoureuses, voire aux relations sexuelles, de leur enfant, la procréation est très majoritairement redoutée. Toutes ces attitudes doivent être considérées avec respect. Elles peuvent être l'une des façons dont les parents réagissent contre la souffrance causée par le handicap de leur enfant. L'information et le dialogue doivent donc être constamment recherchés, sur ce plan comme sur tous les autres aspects de la vie en institution.

 

            3.1. L'information des familles

 

            Les orientations et les choix institutionnels de la Fondation, les projets de vie et d'organisation des unités et des groupes de vie ou de travail, doivent être présentés aux familles collectivement (lors des réunions de parents) ou individuellement. Cela est vrai pour l'ensemble des aspects de la vie (matérielle, sociale, spirituelle) donc aussi de la vie sexuelle. Il importe que les familles soient conscientes des projets et des options proposés à leur enfant (donc aussi des risques encourus). L'évolution réglementaire va vers l'établissement de véritables  "contrats de séjour" qui pourront préciser notamment les aspects relatifs à la vie sexuelle des résidents.

 

 

 

 

 

            3. 2. Le dialogue avec les familles

 

            Les choix importants concernant la vie des résidents, en particulier s'ils concernent leur vie affective et sexuelle, doivent être faits en recherchant la plus grande concertation avec les familles.

 

            Il importe en particulier de cheminer avec les familles dans la réflexion, car dans le domaine de la sexualité moins que dans tout autre, le professionnel ne saurait se poser comme "celui qui sait". La connaissance plus affective et intuitive des parents doit rencontrer la connaissance plus objective des éducateurs pour que soient définies ensemble, et chaque fois que possible avec le résident concerné, les meilleurs choix pour celui-ci, notamment à travers le projet individuel.

 

 

CONCLUSION

 

            Le domaine de la vie affective et sexuelle reste un domaine délicat, que la personne soit handicapée ou non. Il touche des aspects multiples de la vie (sociaux, médicaux, religieux, ...) dans un monde qui bouge considérablement. Il ne saurait donc être question de légiférer de manière définitive dans un tel domaine, où seuls l'écoute, le dialogue, l'information et la formation permanente peuvent permettre à tous, et plus particulièrement aux personnes handicapées, de progresser vers l'équilibre et l'épanouissement. Le présent document n'a pas d'autre ambition que de rappeler cette nécessité.


08/01/2013
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Accompagnement à la vie affective et sexuelle des personnes présentant une infirmité cérébrale, et physique

 Accompagnement à la vie affective et sexuelle des personnes présentant une infirmité cérébrale, et physique, ici sur la photo, l'homme est emputé des deux jambes. 

Les résidants du Centre A. Regniers présentent en majorité une infirmité motrice cérébrale. Ce handicap n’influe pas sur les modalités physiques de la réponse sexuelle (désir, excitation, plateau, orgasme et résolution). Cependant, de nombreux obstacles se dressent sur la réalisation du comportement sexuel. De nombreux problèmes associés rendent plus complexe ou modifient la socialité (entrée en relation, maintien de la relation) et les habiletés sociosexuelles (par exemple, compétence de séduction, connaissances sexuelles). On pense en particulier au déficit cognitif, aux troubles du langage, etc… et à l’histoire souvent pétrie de dépendance forcée à l’autre, dans le rôle de dispensateur de soins ou prothèses aux AVJ. Les modalités de la présence du « tiers nécessaire » conditionnent dès le plus jeune âge la notion d’intimité vécue par l’enfant IMC. Le comportement des intervenants, la configuration des locaux, l’organisation institutionnelle vont également influer l’Intime. Le sentiment d’identité, la place que l’on imagine à soi dans la relation sont en corrélation avec cet espace privé psychologique et physique coconstruit avec les parents et le personnel encadrant. L’atteinte chronique de cet espace entame l’image de soi. Or les individus qui ont une image négative d’eux-mêmes ont souvent des aptitudes sociales réduites, ce qui renforce une spirale de la solitude, entendue comme « perception subjective d’un manque désagréable et inacceptable de (qualité de) certaines relations sociales ». L’accompagnement à la vie affective et sexuelle cible plusieurs bénéficiaires : l’intéressé lui-même, les tiers intervenant et l’institutionnel. Il s’agit de faire émerger, de maintenir, de consolider, d’accompagner la personne handicapée comme sujet. L’intimité cela s’apprend – celle des autres aussi. Il est fondamental d’être vigilant à maintenir la personne handicapée en tant que sujet. Outre l’attitude psychologique, les interventions sexologiques et perisexologiques s’organisent en deux axes : l’accompagnement et la supplétion. L’accompagnement - Une des actions que le sexologue, que je suis, peut mener est déjà d’aider les plus démunis à se connaître soi-même : mettre des mots sur ses émotions, ses ressentis corporels, le besoin de câlins,… Au-delà des groupes d’éducation affective et

sexuelle, nous proposons aussi des groupes de parole, des consultations individuelles ou de couple. Une charte institutionnelle autour de la vie affective et sexuelle est en voie d’élaboration, de concert avec des impulsions de réflexion autour de la sexualité entre parents, professionnels et personnes handicapées. Il faut signaler aussi l’aide dispensée par les éducateurs pour la mise au lit des couples,… l’accompagnement prostitutionnel par mes soins. Supplétion – Il nous semble important de partager la réflexion autour de l’assistance érotique avec toutes les personnes concernées y compris les éthiciens, les décideurs publics et vous-mêmes. Que quoi s’agit-il ? Dans un cadre préparé et éthique, des assistants érotiques aident les personnes en situation de handicap physique à vivre l’expérience de l’orgasme et permettent aux personnes en situation de handicap physique privées de partenaire de vivre une expérience intime et érotique. Ce service n’est pas offert au C.A.R. et n’est pas disponible en Belgique... Le débat est en cours !

 


17/01/2013
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