HANDICAP, DROITS, SEXUALITE, LIBERTINAGE, HETERO, GAYS, BIS...

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Accompagnement à la vie affective et sexuelle des personnes présentant une infirmité cérébrale, et physique

 Accompagnement à la vie affective et sexuelle des personnes présentant une infirmité cérébrale, et physique, ici sur la photo, l'homme est emputé des deux jambes. 

Les résidants du Centre A. Regniers présentent en majorité une infirmité motrice cérébrale. Ce handicap n’influe pas sur les modalités physiques de la réponse sexuelle (désir, excitation, plateau, orgasme et résolution). Cependant, de nombreux obstacles se dressent sur la réalisation du comportement sexuel. De nombreux problèmes associés rendent plus complexe ou modifient la socialité (entrée en relation, maintien de la relation) et les habiletés sociosexuelles (par exemple, compétence de séduction, connaissances sexuelles). On pense en particulier au déficit cognitif, aux troubles du langage, etc… et à l’histoire souvent pétrie de dépendance forcée à l’autre, dans le rôle de dispensateur de soins ou prothèses aux AVJ. Les modalités de la présence du « tiers nécessaire » conditionnent dès le plus jeune âge la notion d’intimité vécue par l’enfant IMC. Le comportement des intervenants, la configuration des locaux, l’organisation institutionnelle vont également influer l’Intime. Le sentiment d’identité, la place que l’on imagine à soi dans la relation sont en corrélation avec cet espace privé psychologique et physique coconstruit avec les parents et le personnel encadrant. L’atteinte chronique de cet espace entame l’image de soi. Or les individus qui ont une image négative d’eux-mêmes ont souvent des aptitudes sociales réduites, ce qui renforce une spirale de la solitude, entendue comme « perception subjective d’un manque désagréable et inacceptable de (qualité de) certaines relations sociales ». L’accompagnement à la vie affective et sexuelle cible plusieurs bénéficiaires : l’intéressé lui-même, les tiers intervenant et l’institutionnel. Il s’agit de faire émerger, de maintenir, de consolider, d’accompagner la personne handicapée comme sujet. L’intimité cela s’apprend – celle des autres aussi. Il est fondamental d’être vigilant à maintenir la personne handicapée en tant que sujet. Outre l’attitude psychologique, les interventions sexologiques et perisexologiques s’organisent en deux axes : l’accompagnement et la supplétion. L’accompagnement - Une des actions que le sexologue, que je suis, peut mener est déjà d’aider les plus démunis à se connaître soi-même : mettre des mots sur ses émotions, ses ressentis corporels, le besoin de câlins,… Au-delà des groupes d’éducation affective et

sexuelle, nous proposons aussi des groupes de parole, des consultations individuelles ou de couple. Une charte institutionnelle autour de la vie affective et sexuelle est en voie d’élaboration, de concert avec des impulsions de réflexion autour de la sexualité entre parents, professionnels et personnes handicapées. Il faut signaler aussi l’aide dispensée par les éducateurs pour la mise au lit des couples,… l’accompagnement prostitutionnel par mes soins. Supplétion – Il nous semble important de partager la réflexion autour de l’assistance érotique avec toutes les personnes concernées y compris les éthiciens, les décideurs publics et vous-mêmes. Que quoi s’agit-il ? Dans un cadre préparé et éthique, des assistants érotiques aident les personnes en situation de handicap physique à vivre l’expérience de l’orgasme et permettent aux personnes en situation de handicap physique privées de partenaire de vivre une expérience intime et érotique. Ce service n’est pas offert au C.A.R. et n’est pas disponible en Belgique... Le débat est en cours !

 



17/01/2013
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